« Mutisme Psychiatrique Fédéral Français » : Projet pour obtenir des réponses de la FFP


Lettre du 13/08/2017 à la Fédération Française de Psychiatrie :

20170813_AA_Protec_AttLobPsy---FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-'Du-Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français')

M./Mme le/la Président(e)
Fédération Française de Psychiatrie

26, boulevard Brune

75014 PARIS

 

 

L.R. N° RR 02366393 5 BR (accusé de réception du 23/08/17)

 

Demande de réponses et de conseils (ou “Du Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”)

Ref : 20170813_AA_Protec_AttLobPsy—FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-du-”Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français”)

 

 

Le 13/08/2017

 

Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie

 

Je suis autiste Asperger et il est très difficile pour moi de trouver exactement comment vous écrire d’une manière adaptée, susceptible de produire des réponses.

Je vous prie de pardonner les maladresses et tout ce qui aura offensé.[1]

 

Depuis plus d’un an, j’essaie en vain d’obtenir des réponses du Dr. Chambry[2] qui avait bien voulu me les promettre, et confirmer plusieurs fois cette promesse.[3]

 

Etant donné qu’il a fait état de problèmes de santé personnels, j’aimerais savoir si ce n’est pas trop grave, et si ces problèmes sont la cause de son absence de réponse depuis si longtemps et après tant de rappels[4].

 

Vous comprenez qu’il est très difficile et pénible pour nous[5] de se heurter constamment au mutisme institutionnel, de la part de ceux-là même qui semblent (s’)être désignés pour contribuer à l’obtention du meilleur état de santé de notre catégorie biologique.

Et que la souffrance mentale ainsi provoquée est d’autant plus grande lorsque les personnes promettent de répondre mais ne le font pas, car cela aggrave encore plus le sentiment d’être méprisé, écrasé et exclu, par une “caste de sachants” (en ce qui concerne votre organisme).

 

Dans ces conditions, étant handicapé par ces absences de réponses, et par l’absence de fourniture d’assistance publique aux organisations d’handicapés (laquelle aurait peut-être pu régler ce problème), j’espère que vous comprenez que je sais pas du tout comment m’y prendre, et que je suis réduit à un état d’incapacité.[6]

 

Si je vous écris aujourd’hui, c’est animé par un vague espoir que peut-être vous voudriez bien lire et prendre en considération cette lettre, afin – éventuellement – d’émettre une réaction qui nous serait accessible et compréhensible, et qui pourrait contribuer à faire progresser le projet consistant à essayer de trouver comment faire pour obtenir des réponses[7] aux lettres envoyées au Docteur Chambry.

 

Vous savez peut-être que les autistes et les non-autistes[8] vivent dans des “référentiels” mentaux sensiblement différents, et même plutôt opposés, ce qui conduit à de nombreuses incompréhensions et à bien des malentendus.[9]
En lisant vos statuts[10] (à la recherche -vaine- du nom du président actuel) j’ai été un peu surpris, pendant quelques instants, que votre fédération semble destinée uniquement à la défense des intérêts des “professionnels” et au progrès ou au bien-être (ou à la bonne collaboration)  de votre corporation, sans qu’il soit fait état du but réel de la psychiatrie, en théorie (aider les personnes qui souffrent mentalement – enfin, il me semble – veuillez corriger toute imprécision).

 

Ensuite, je me suis dit qu’une telle organisation “professionnelle”, dont le but statutaire n’est pas directement lié à l’amélioration de la santé du public, semble parfaitement légitime.

Dès lors, si le rapport entre vos buts (et vos actions) d’une part, et d’autre part les efforts globaux pour aider les personnes hors de votre fédération, et notamment les autistes, est aussi ténu voire inexistant, peut-être que je me suis totalement fourvoyé en m’adressant à votre Fédération et en la questionnant, ce qui expliquerait peut-être les absences de réponse malgré les promesses, qui ne sont peut-être qu’une maladresse, ou une sorte de tentative de (signe de) bienveillance ?

 

Dans tous les cas, pour l’instant je continue encore à croire qu’il n’est pas totalement impossible, pour la plus grande organisation des psychiatres de France (auxquels est confié, par les autorités publiques, le soin de favoriser “le meilleur état de santé mentale” auquel notre pays s’est engagé face à l’ONU), de tenter de faire un effort – même modeste – en réaction aux efforts d’une catégorie de personnes (les autistes) qui a manifestement besoin d’aide et qui a de grandes difficultés pour communiquer.
A ce titre, il me semble que ce “Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”, désormais patent, n’est pas en harmonie avec le devoir de solidarité supposé de la collectivité, à l’égard des personnes handicapées. Et ce d’autant plus que la lecture de vos deux communiqués pourrait laisser penser qu’il y aurait tout de même quelque part chez vous, dans le fond, comme une sorte d’intention d’être utiles aux autistes.[11]

 

Par ailleurs, je remarque que Madame le Docteur Isabelle Secret-Bobolakis est toujours présidente du collège de psychopathologie de votre fédération, et à ce sujet j’aimerais expliquer que ma démarche auprès de la FFP était initialement motivée (et l’est toujours) par la détection d’une apparente incohérence entre la présence de cette personne en même temps dans une organisation professionnelle influente (la vôtre), et en même temps dans le Groupe de Pilotage HAS/ANESM pour les RBP/RBPP pour l’autisme chez les adultes, dont je faisais partie également au départ.
Vous serez peut-être intéressée d’apprendre que j’avais interrogé maintes fois la HAS à propos de cette incohérence perçue, sans pour autant obtenir davantage de réponses que de votre côté.
Étant autiste et donc “atteint” de “troubles” comme celui d’une intolérance “viscérale” aux injustices et aux incohérences, j’avais fini par me résigner à quitter ce GP, ne souhaitant pas participer à ce que j’appelle une “mascarade”[12].

 

Cette péripétie s’inscrit dans un faisceau d’autres incohérences institutionnelles, mutismes, sévices et même supplices administratifs, qui ont conduit à mon exil et à ma demande d’asile dans un autre pays.[13]
Avec un peu de dialogue, votre fédération aurait peut-être pu (essayer de) me montrer qu’il n’y a pas d’incohérence ou de conflit d’intérêt dans cette présence simultanée dans la direction de la FFP et dans la direction des RBP/RBPP concernant les autistes.
Et donc, fatalement, j’aurais été un peu moins fortement poussé vers l’exclusion et l’exil.

 

Je ne sais pas exactement en quoi consisteraient les conflits d’intérêts supposés ; mais mon malaise résulte du fait que lors d’une réunion à Matignon avec Mme Destais (ancienne conseillère du PR) et Mme Tagliana (ancienne conseillère du PM), au bout de deux heures de discussions approfondies nous avons fini par échouer sur le problème qu’elles ont nommé “la réticence des professionnels” (pour faire appliquer les recommandations de la HAS).

Autrement dit, si même au plus haut niveau de l’Etat français, l’on déplore – comme une sorte de contrainte incontournable et irréfragable – le peu d’entrain  des “professionnels” (que vous représentez, selon les dires de vos communiqués incriminés) pour faire appliquer les recommandations de la HAS et de l’ANESM, d’une part, et que d’autre part ces mêmes professionnels sont, en fin de compte, servis par votre illustre consoeur (entre autres…) au coeur-même de la direction des recommandations qui leur posent problème, on peut tout de même se laisser tenter par une sorte de perplexité.
Surtout lorsque votre fédération insiste et s’insurge lorsqu’elle estime ne pas être assez présente dans les instances des autorités publiques (cf. vos communiqués ayant retenu ma meilleure attention).
Vu que ce problème de “réticence des professionnels” paraissait le plus grave et le plus insurmontable, vous verrez peut-être mieux, maintenant, le bien-fondé de ma démarche et de ma persévérance.

Mais peut-être que j’ai une perception de tout cela qui serait biaisée ou pas assez lucide, sans doute à cause de mon “autisme” ?
C’est bien dans le but de se rapprocher de la vérité, et de ne pas vous accuser à tort, que j’avais pensé qu’un dialogue serait utile.

 

Peut-être qu’une réponse de votre part pourrait diminuer notre sentiment d’être face à un adversaire, et pourrait servir la cause des autistes, en réduisant les obstacles à leur “meilleur état de santé mentale” ? [14]
Dans l’espoir que cette nouvelle tentative pourrait produire un résultat utile, et que vous puissiez être en capacité d’envisager une forme de réponse, je vous prie, Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie, de bien vouloir essayer de pardonner toute maladresse, et d’agréer l’expression de mes salutations aussi respectueuses qu’il n’est permis par une telle situation.

 

 

Eric LUCAS

Autiste à haut potentiel altruiste

eric.lucas@allianceautiste.org

http://AllianceAutiste.org (AA)

ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes

enregistrée en France sous le numéro W691085867

 

 

P.S. :

  • Pardon mais je souhaite insister encore une dernière fois pour vous supplier d’essayer de ne pas vous offenser ni vous sentir empêchée de me répondre à cause de probables problèmes de “communication” (démarche et style “pas conformes aux règles imposées par la majorité”, commentaires trop sincères…) ou de problèmes de “socialisation” (par exemple, imputation à mon encontre de velléités de “harceler”, de provoquer, de nuire, de me sentir important, ou que sais-je encore).
  • Je pense que les efforts d’adaptation doivent être faits des deux côtés, et je ne vois pas au nom de quoi[15] il faudrait que seuls les autistes (ou d’autres minorités) fassent de tels efforts, pour le confort d’une majorité n’en faisant aucun, ce qui participe notablement à notre exclusion et à nos souffrances.

 

[1] Et de nous délivrer du mal…

[2] (apparemment, ancien Président de la FFP)

[4] (dont, à nouveau, je vous prie de pardonner les aspects dérangeants – liés à ma “sincérité brute”, elle-même liée à cet “autisme” que vous percevez comme une maladie ou un trouble mental)

[5] (moi-même, mes collègues, et les familles qui suivent ces échanges, toujours publiés sur notre site AllianceAutiste.org)

[6] (autrement dit, une sorte de déficience dans le domaine de la communication)

[7] (Ce n’est pas un problème si quelqu’un d’autre – de la FFP – répond à sa place (surtout si l’incapacité de ce docteur est devenue définitive)).

[8] (ou les “personnes avec non-autisme”, si vous préférez)

[9] Nous sommes également réputés être “naïfs” par un système qui, en toute logique, serait plutôt cynique, ou “peu candide”. De là à dire “sournois”, il n’y a qu’un pas, que je m’abstiendrai facilement de franchir.

[10] Statuts 2010 (FFP) – Objectifs    (sur http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/ffp/FFP.html)

Favoriser l’essor, l’efficacité et la reconnaissance de la discipline par un regroupement des Associations Scientifiques Nationales en psychiatrie qui ont chacune leur propre domaine, leurs objectifs, leurs activités.

La Fédération facilite les échanges et permet :

de confronter les idées et les théories, et de produire des réalisations communes ;

de promouvoir et faire avancer la connaissance et les pratiques dans le champ de la discipline psychiatrique et de la santé mentale, notamment la recherche dans ses aspects clinique et fondamental ;

de favoriser une meilleure représentativité nationale et internationale en donnant une voix unique à la psychiatrie française.

[11] (Ou alors, les psychiatres veulent bien nous aider, mais uniquement sans dialogue ? C’est difficile à comprendre. On finit par ne plus savoir qui a des difficultés d’expression (vous ? ou nous ?) et on est obligé de s’en remettre à la “divination”, ce qui ne nous aide pas dans les “problèmes sociaux”. Tout cela me paraît mériter quelques clarifications.)

[12] (qui était aggravée par la présence rocambolesquement sidérante d’autres personnes, en plus de votre distinguée collègue)

[13] Où je suis beaucoup moins mal à l’aise pour continuer à aider notre cause, sans distinction de pays, et donc en n’ayant aucune raison d’abandonner des projets commencés en France.

[14] (Ce qui, en soi, est évidemment une incohérence, et donc ce que j’appelle “une atteinte neurologique” quand j’explique ce qui fait souffrir les autistes.
Et, au fait, si cela intéresse quelqu’un dans votre fédération de comprendre l’autisme, il suffit pour cela d’engager un dialogue constructif et sincère, et on pourra répondre utilement à vos questions.)

[15] (Si ce n’est ce que j’appelle la “loi des plus forts car plus nombreux”, que je dénonce et qui ne me semble pas être un mécanisme équitable ni défendable.)

Récapitulatif avril 2017 pour le SEPHLE (Secrétariat d’Etat pour les Personnes Handicapées et la Lutte contre l’Exclusion)

20170417 AA_AideSP_SEPHLE - Récapitulatif avril 2017

Madame la Secrétaire d’Etat
chargée des Personnes Handicapées

14 avenue Duquesne

75350 Paris SP 07
FRANCE

L.R. N° RR 02366392 1 BR (accusé de réception du 23/08/17)

Lettre commencée en avril 2017, mise en pause,
reprise en août 2017 et envoyée en recommandé par voie postale depuis l’exil au Brésil

20170417 AA_AideSP_SEPHLE – Récapitulatif avril 2017

Objet : Récapitulatif avril 2017

  • A/ Considérations et rappels de requêtes dans l’intérêt général du public autiste et des familles,
    en tant que militant “auto-représentant” pour la défense de l’autisme et des autistes

    • A1/ Ma vision de l’autisme, Troubles Non-Autistiques (approche non-autistique erronée de l’autisme, “Normalitarisme” et “Sécuritarisme”, “Trouble du Mutisme Non-Autistique”, etc.)
    • A2/ “Exploitation Financière Française de l’Autisme”, coercitive, dégradante, gravement nuisible à l’épanouissement et au bien-être des autistes, et génératrice de pertes de chances et d’injustices
    • A3/ Difficultés du Gouvernement français en matière d’autisme
    • A4/ Questionnement relatif aux “Voeux Officiels de Désinstitutionnalisation”
    • A5/ Nécessité urgente d’aménagements administratifs et notamment de fourniture d’assistance socio-administrative spécialisée autisme, universellement accessible
    • A6/ Exigence de la nécessaire et légitime participation des autistes (organisés ou non) aux mesures les concernant, de manière réelle, concrète et sérieuse
    • A7/ Rappel des demandes d’aide humaine (en commençant par, au moins, répondre aux lettres)
  • B/ Rappels et clarifications à propos de nos tentatives de défense et d’aide des autistes, systématiquement ignorées, découragées ou combattues par le Gouvernement français actuel
    • B1/ Exclusion scolaire et sociale, puis séquestration médico-administrative du jeune Timothée D., entraînant l’exil et la déroute de sa famille, poursuivie par l’Acharnement Judiciaire Français envers les Résistants à “l’Hydre Administrabsurde Français”, nouvelle demande d’examen et de mesure sérieuses, décentes et courageuse de sa situation actuelle, encore pire qu’avant (étant à nouveau en France)
    • B2/ Examen de la France par le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU
    • B3/ Questionnements relatifs au rôle et à l’action de “l’ombudsman” officiel de l’Etat français (précédemment nommé “Médiateur de la République”, et à présent intitulé “Défenseur des Droits”)
    • B4/ Problèmes graves dans la conception de l’étude actuelle des Recommandations de la HAS et de l’ANESM, de nature à entraîner l’inadaptation de celles-ci à l’autisme et aux autistes tout en perpétuant la situation d’asservissement médico-socio-lucratif de ceux-ci
    • B5/ Difficultés et mépris dans le groupe de travail du site gouvernemental sur l’autisme
    • B6/ Incurie administrative relative aux signalements des méfaits et dangers engendrés par certains imposteurs prétendument autistes et assurément manipulateurs ;
      incapacité gouvernementale pour soutenir, encourager et protéger les autistes authentiques oeuvrant bénévolement pour le bien commun
    • B7/ Communiqués de la FFP ; “Projet pour obtenir les réponses promises par le Dr. Chambry”
  • C/ Rappels et nouvelle demande aux fins de cessation de la “torture mentale” et des autres Troubles Administratifs qui me sont imposés par l’Etat français, résultant de l’absence de prise en compte correcte de l’autisme (et du mépris de mes explications) par celui-ci
    • C1/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs à ma séquestration médico-administrative de 15 mois en 1994-1995
    • C2/ Confirmation de la mauvaise foi, de la mauvaise volonté, et des limitations intellectuelles n’exonérant ni n’excusant les “responsables” publics, au vu de l’absence totale de justifications, d’aide ou de réponses décentes au sujet de cette privation arbitraire de liberté et de ce traitement dégradant
    • C3/ Impossibilité de me défendre, de me justifier et d’obtenir des réparations, des reconnaissances d’erreurs médicales, et des mesures pour épargner les autres autistes (ou les autres humains “dérangeants”) de ce risque d’atteintes publiques à la liberté et à la quiétude individuelles
    • C4/ Continuation du risque d’atteinte à ma liberté physique en France (hospitalisation ou soins “sous la contrainte”), générant une angoisse continue depuis 22 ans (aggravée par le stress post-traumatique), avec pour seule issue la fuite hors de ce pays ; refus de toute mesure de protection contre ce risque
    • C5/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs au cauchemar-torture-mentale administratif imposé, depuis le 24 juin 2002 (bientôt 15 ans), à mon ami-soutien-de-vie en tant qu’autiste et à moi même, constitué par les sévices administratifs du Ministère des Affaires Etrangères de 2002 à 2006, puis par ceux du Ministère de l’Intérieur depuis 2013, avec la bénédiction de l’ombudsman français – en dépit de l’injustice flagrante relevée par ce dernier ; absence de mesures, de la part des “responsables” régulièrement interpellés, qui auraient pu, au moins, mettre fin assez facilement) à cette souffrance psychologique insupportable et interminable (depuis quinze années)
    • C6/ Absence d’aide et -évidemment- de réponses dans ce que j’appelle “Non-Gérabilité de l’Absence de Réponses de l’Administration” (française), et ce depuis environ 20 ans, avec pour conséquences l’impossibilité de deviner comment s’y prendre pour trouver des solutions, en dépit de mes innombrables essais de toutes sortes et sur tous les tons, et de mes efforts très fatigants pour un autiste
    • C7/ Production (opportune ?) à mon econtre, uniquement par les “soins” de l’Etat français, de ce que j’appelle “atteintes neurologiques mentales” m’imposant une situation de TRES GRANDE IRRITATION et -souvent- de grand désespoir, avec pour corollaire d’immenses difficultés pour trouver le calme et la concentration nécessaires à mon “combat altruiste” pour l’autisme et les autistes, en France et dans le monde (de même que pour terminer d’écrire mon livre détaillant des explications fondamentales sur “l’autisme”, celles-ci n’ayant jamais suscité le moindre signe d’intérêt de la part des “responsables” dans mon propre pays, contrairement aux autres, nettement plus droits, sensés, respectueux et coopératifs)
  • D/ Tentative de “traduction” de ma “lettre (morte) de désespoir” du 06/12/2016 (en annexe)
  • E/ Notification de début de protestation politique contre l’Etat français depuis un Etat tiers
  • F/ Contestation de la légitimité gouvernementale au vu des incapacités notoires
  • G/ Lamentable arrogance aveugle typiquement française, et absurdité typiquement non-autistique du mépris des pouvoirs particuliers des autistes de tous “niveaux”, utiles voire nécessaires pour la survie de l’Humanité dans un avenir assez proche

 

 

Rio, le 17/04/2017

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Si je prends aujourd’hui mon courage à deux mains et ma plus belle plume numérique dans l’autre, ce n’est pas sans appréhension quant au risque que ma missive soit -comme trop souvent- inconsidérément interprétée comme une sorte de bête affront, notamment en raison de la nature pénible et fatalement embarrassante des propos et questionnements que j’ai l’honneur et le déplaisir de soumettre ici à votre haute attention.

 

  • Considérant qu’il ne s’agit -somme toute- que de la troisième ou quatrième lettre que je vous adresse (si l’on excepte les courriels) ;
  • Vu que de toute façon le SEPHLE n’a jamais répondu aux lettres et courriels de l’Alliance Autiste (nous ne savons même pas à quoi ressemble votre papier à en-tête) ;
  • Etant donné que même la lecture des points A à G de la partie “Objet” ci-dessus sera – comme toujours – “trop longue” et “impossible à lire”, malgré tous mes efforts de concision, et que par conséquent il n’y a sans doute plus personne du SEPHLE pour lire ces mots ;
  • Vu que, débordé et en proie aux absurdes tourments administratifs que l’on sait, je n’ai pas pu terminer la rédaction de cette lettre avant aujourd’hui le 12 août 2017, et que vous êtes déjà partie ailleurs en mai (changement de gouvernement), et que je ne sais même pas comment joindre votre remplaçante, ni à qui m’adresser etc. ;
  • Et vu, enfin, que j’agace et que je fatigue tout le monde ; que “je parle à des murs” etc. etc.,

 

je pense qu’il n’est pas nécessaire que je fasse perdre du temps aux uns et aux autres à développer les points du sommaire ci-dessus (A à G), mais naturellement je reste à la disposition des personnes qui souhaiteraient des éclaircissements, si cela finissait par se présenter un jour (le jour où le gouvernement français sortira de son mutisme pour discuter enfin sérieusement et honnêtement avec les autistes).

 

En vous remerciant si vous avez lu ou survolé jusque-là, et en vous assurant du maintien total de mon plus écoeuré désarroi, je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat (ou qui que ce soit qui aurait un intérêt réel ou supposé pour notre cause), l’expression amèrement fatiguée de mes salutations aussi respectueuses que la cohérence le permet.

 

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
Défenseur international des autistes – Expert en autismologie
Rescapé de la psychiatrie publique française
Supplicié administratif français – Demandeur d’asile au Brésil

 

 

 

ANNEXE : rappel de la lettre “Désespoir et incrédulité” du 06/12/16
(simple et facile à lire, mais ignorée comme tout le reste)

 

 

Madame Ségolène Neuville

Secrétaire d’Etat pour les Personnes Handicapées

et la Lutte contre l’Exclusion

 

Objet : Désespoir et incrédulité

 

Le 06/12/2016

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Je vous remercie pour votre attitude, vos efforts et votre grande compréhension des autistes.

 

Quand j’ai découvert, en 2013, que j’ai “le syndrome d’Asperger”, j’ai immédiatement voulu créer une association d’entraide et de défense.

Je supposais que je finirais par trouver de l’aide pour cela.

Au bout de 3 ans, je vois qu’il n’en est rien, au contraire.

 

Je n’ai pas trouvé comment faire, à qui m’adresser, pour trouver de l’aide. Malgré mes toutes mes tentatives.

Si d’autres autistes arrivent à se débrouiller tout seuls pour s’organiser et se défendre, tant mieux pour eux (mais dans ce cas ils ne sont pas handicapés…).

 

Je suppose que pour ceux des autistes dont le handicap ne permet pas de s’en sortir sans aide, il doit bien y avoir quelque part une sorte de “solidarité nationale”. Ou quelque chose. On est en France, quand même.

Si, pour y accéder, il faut déjà être suffisamment “dans les normes”, je ne vois pas comment faire.

 

Par ailleurs, il m’est impossible personnellement de continuer à aider les autres en France alors que ce pays m’inflige une torture mentale administrative due à la conscience de l’injustice (confirmée) relative au droit au séjour de mon ami soutien de vie étranger. C’est un cauchemar qui dure depuis 14 ans et qui semble sans fin.

Cette injustice est vraiment insupportable et me rend “fou” (comme une rage de dents).

 

J’ai déjà demandé de l’aide, de très nombreuses fois, partout, y-compris chez vous, et en vain.

Je suis désolé d’être TRES meurtri et irrité. On le serait à moins, et beaucoup se seraient déjà suicidés.
Sans parler de ma séquestration médicale jamais justifiée (et de la galère interminable pour tenter de comprendre comment faire pour y arriver, depuis 22 ans). Et de tout le reste (non-réponses etc.).

 

Je ne sais vraiment plus quoi faire. Le système inhumain de ce pays détruit ses atouts précieux et fragiles.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, mes respectueuses salutations.

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste

 

Projet pour obtenir les réponses promises par le Dr Chambry de la FFP (Mission « Docteur Chambry / F.F.P. »)

Auteur : Eric LUCAS

Bonjour

Je m’adresse aujourd’hui principalement à Monsieur le Docteur Jean Chambry (un des présidents de la FFP, Fédération Française de Psychiatrie), mais aussi -puisque ce Docteur semble atteint par des difficultés pour communiquer- à toute personne qui pourrait aider à faire prospérer le présent projet, qui consiste à obtenir des réponses aux questions que j’ai posées à cette éminente personnalité des « autorités psychiatriques » françaises.

A/ BREF RAPPEL DES FAITS, ET EXPLICATION DE MA DEMARCHE

A1/ Lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville

  • Cette lettre reproche à la Secrétaire d’Etat aux Personnes Handicapées de ne pas avoir invité les psychiatres représentés par la FFP à des groupes de travail ; tente de montrer les mérites de l’action psychiatrique en France pour les autistes ; « [demande] de réparer au plus vite cet +oubli+ » ; dénonce le danger de vagues « engouements scientistes » ; « attend une réaction rapide » ; dit que ces psychiatres « veulent être présents », etc.
    Cette lettre (qui ressemble à un « rappel à l’ordre ») mentionne aussi, pour s’en prévaloir, le fait que la FFP est représentée au niveau des travaux de la HAS.
  • C’est précisément parce que je faisais partie du Groupe de Pilotage des recommandations de bonnes pratiques HAS / ANESM, et que je m’interrogeais sur la présence de Mme le Docteur Isabelle SECRET-BOBOLAKIS (de la FFP) ce ce groupe,et -partant- sur l’influence de la FFP et sur le risque de conflits d’intérêt dans nos travaux (sans parler du fait que sur 20 membres, 17 faisaient partie du « médical » (ou médico-social)), que cette fameuse lettre, et cette mention, avaient attiré mon attention.
  • La lecture de cette lettre m’ayant rapidement montré -grâce à mes qualités autistiques de logique et de précision- de nombreux questionnements à propos d’amalgames, erreurs, procédés rhétoriques discutables et autres « vices » typiques de ce que j’ai baptisé « Troubles Non-Autistiques » il y a un an ou deux, j’ai donc tout naturellement voulu obtenir des éclaircissements (et si possible des corrections), et j’ai donc écrit à ses auteurs.
  • Je précise que j’ai décidé de me retirer de ce groupe de pilotage, en raison notamment du fait que la HAS et l’ANESM ont toujours scrupuleusement ignoré mes demandes à propos de ces problèmes de « groupe de pression médical » dans notre Groupe de Pilotage. J’ai mentionné cela, et d’autres raisons, dans cette mise au point (chapitre 1, point « Recommandations HAS / ANESM pour les autistes adultes ».)
  •  Je précise aussi que je ne suis pas le seul à voir mes légitimes interrogations ignorées par la HAS, l’ANESM, la FFP (et tant d’autres !) puisque, en fait, cette fameuse lettre du 18 juin 2015 avait initialement été « rapportée » par Danièle LANGLOYS (Présidente d’Autisme France), qui s’en était indignée publiquement.
    J’essaie ici d’aller plus loin plus loin qu’elle, parce que la question n’est pas résolue, et parce que je trouve « trop facile » et injuste qu’il suffise d’ignorer et de mépriser ainsi les gens. Je prends donc le cas « FFP » comme exemple, mais il y en aurait bien d’autres.
  • J’ai donc écrit au Dr Chambry le 02/03/2016, pour lui demander si on pouvait discuter au sujet de sa lettre.
  • Le lendemain, il me répondait « Je suis tout à fait partant pour discuter cette lettre ».
  • Le 11/06/2016, je lui envoyais donc un long courriel avec des questions et des commentaires appelant des éclaircissements.
  • Deux lours plus tard, le 13/06/2016, il m’écrivait qu’il allait me répondre « au cours de cette semaine ».
    (Note : le 20/01/2017, j’attends toujours.)
  • Le 09/07/2016, je lui envoyais une lettre récapitulative, qui reprenait mon « long courriel de questions », en le présentant de manière plus claire, avec des couleurs. Et en insistant sur l’importance de recevoir la réponse promise.
  • Le 18/07/2017, je lui envoyais un « courriel de rappel N°2 », dans lequel je m’interrogeais sur les motifs de sa non-réponse, et sur les moyens d’y remédier.
  • Environ une heure plus tard, je recevais sa réponse : « Je vais vous répondre au cours de l’été comme je vous l’ai dit des problèmes de santé m’accapare y actuellement. » (sic)
  • Le 16/09/2017, le lui écrivais à nouveau (un 3ème rappel), en demandant (toujours poliment) « Pouvez-vous m’indiquer quand vous pourrez répondre ? »
  • Le 29/09/2017, je lui écrivais :
    « Sans réponse depuis mon rappel d’il y a deux semaines, j’aurais souhaité savoir si vous comptez répondre, et si oui quand.

    Si vous avez des problèmes de santé ou autres, peut-être que quelqu’un d’autre à la FFP pourrait répondre, et si oui, qui ? (M. Odier n’a jamais daigné me répondre).
    Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus adaptées. »
  • Le 03/11/2016, je lui envoyais un 5ème rappel -à mon avis très explicite- que je reproduis ci-dessous.
  • Nous sommes le 20/01/2017. Je suis sans réponse depuis le 18/07/2016 (plus de 5 mois). Malgré les promesses de réponse rapide depuis plus de 6 mois.
  • On peut voir l’article détaillé reprenant tous les échanges (mais n’expliquant pas ma démarche, ce que je viens de faire plus haut).

A2/ Communiqué du 12 mai 2016

voir http://allianceautiste.org/wp/2016/07/tentative-de-discussion-avec-le-dr-jean-chambry-au-sujet-du-communique-ffp-cnu-du-12-mai-2016/


ICI GOOGLE CHROME A PLANTE (« pas assez de mémoire ») ET SUPPRIME TOUT CE QUE J’AI TAPE PENDANT 2 HEURES !
JUSQU’AU PARAGRAPHE G !
C’est bien dommage, car c’était « du lourd ».
Je suis écoeuré et je ne peux pas tout recommencer.
Je suis fatigué.
Qui nous aide ?

eric.lucas@allianceautiste.org


 

B/ REFLEXIONS ET SPECULATIONS A PROPOS DU COMPORTEMENT DU DR CHAMBRY

C/ EVOCATION D’UNE SOLUTION FUTURISTE POUR TRAITER CES TROUBLES NON-AUTISTIQUES

D/ REFLEXIONS A PROPOS DE LA FFP ET DE SON ATTITUDE ENVERS LES AUTISTES ET LES FAMILLES

E/ NOUVELLE DEMANDE DE REPONSES AUPRES DU DR CHAMBRY

F/ DOUTES ET RISQUES RELATIFS A MES TENTATIVES ET METHODES POUR COMMUNIQUER

G/ NOUVELLE DEMANDE D’APPUI AUPRES DES AUTORITES PUBLIQUES FRANCAISES

H/ QUESTION AUX AUTORITES A PROPOS DE CES TROUBLES

I/ APPEL PUBLIC POUR AIDER A FAIRE AVANCER CE PROJET

J/ PROPOSITION DE LA CREATION D’UNE ASSOCIATION DECLAREE AYANT POUR BUT D’OBTENIR DES REPONSES DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE (CHAMBRY, COHEN, GOLSE, DELION, ALBERNHE ETC.)


Rappel du 10 avril 2017

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 10 avril 2017 à 11:47
Objet : Projet pour obtenir des réponses du Dr Chambry
À : CHAMBRY Jean , Bernard ODIER >
Cc : …

Monsieur le Docteur Chambry

Voici environ un an que vous avez commencé à nous promettre de répondre, mais, las…

1/ Comment faut-il faire pour obtenir enfin ces réponses ?

2/ Comment puis-je deviner les raisons de ce « dysfonctionnement », afin d’y remédier ? N’ayant pas beaucoup de pouvoirs de divination, je me trouve ici particulièrement bloqué, handicapé par ce que j’appelle le « Trouble Non-Autistique du mutisme ».

Je n’ai aucune idée de si votre silence vient du mépris habituel des « hauts médecins » français, ou de l’incurie, ou du manque de temps (mais faut pas exagérer… un an…), ou de vos problèmes de santé (dans ce cas, dites-moi qui peut vous remplacer, SVP), etc.

Si vous ne pouvez pas assumer les suites de communiqués que vous émettez, si la FFP ne daigne pas discuter (ou ne peut pas discuter) avec les gens qu’elle dit vouloir aider (ou leurs représentants) alors ça ne me paraît pas très « responsable » ni sérieux.

Dans ces conditions, quelle légitimité la FFP a-t-elle, pour venir dire aux uns et aux autres (comme au gouvernement, par exemple) ce qu’ils doivent faire, alors que vous n’êtes même pas capables de répondre aux questions des autistes (i;e. des « malades », pour vous) ?

Si c’était « l’abrupteté » de ma communication qui vous permettait de vous croire en droit de vous exonérer de vos responsabilités, ce serait un exemple intéressant
de refus (ou d’ignorance) quant à la notion d’adaptation réciproque.
Car nous sommes des êtres humains différents et nous avons le droit d’être différents, par exemple de ne pas être hypocrites, de ne pas faire de promesses en l’air (c’est à dire, de mensonges).
Si d’aucuns se croient fondés à ignorer, ou à communiquer hypocritement, j’ai, moi, le droit de m’exprimer comme je le souhaite, sincèrement, tant que ça ne devient pas insultant.

Je ne suis pas certain qu’il soit très élégant, ni « professionnel », ni juste, d’ignorer les autistes, surtout de la part du corps médical (chargé -à tort ou à raison, enfin, surtout à tort…- de nous aider).

Répondre correctement à mes questions suppose de comprendre l’autisme (ce qui n’apparaît pas de manière éclatante dans vos commentaires lus dans d’autres courriels – qui m’ont affligé et même inquiété).
Nous pouvons vous aider à comprendre.
Si au moins vous daignez accepter de communiquer.
Nous n’avons pas de baguette magique pour obliger à comprendre l’autisme, à distance, des gens que ça arrange bien de rester dans leurs croyances.

On dit que les autistes ont des « problèmes de communication ». C’est vrai.
Mais ce n’est pas forcément « à cause de l’autisme »…
Ici ce serait plutôt à cause de l’incapacité des blocages non-autistiques que nous devons affronter chaque jour, de la part de gens « normaux » qui se bornent à nous ignorer et à nous exclure, parce que ça les arrange.

Et surtout, de la « loi des plus forts car plus nombreux », qui vous permet de faire ce que vous voulez, parce personne ne nous aidera, à part quelques témoignages de soutien qui n’ébranleront en rien le « lobby » que vous servez, et ses juteux profits (si je me trompe, dites-le moi… si vous pouvez…).

Tentant de surnager et de survivre dignement dans cet océan non-autistique d’égoïstes, de profiteurs, de lâches et d’incapables (i.e. de feignasses), j’ai l’honneur de vous assurer de ma détermination et de mes efforts pour participer à la défense de notre minorité opprimée et exploitée, et pour obtenir les promises et légitimement attendues.

Si vous avez des soucis médicaux qui empêcheraient de m’assurer de votre réponse de manière décente et sérieuse (i.e. prompte), alors il conviendrait peut-être de m’indiquer qui peut prendre le relais, afin que je puisse « prendre attache » avec cette personne, pour entamer un nouveau dialogue de sourds avec des gens qui REFUSENT de comprendre, de communiquer, de rétablir la justice.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Docteur Chambry, mes amères salutations.

Et je demande de l’aide, à toute personne humaine, pour obtenir les réponses promises.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

Refus d’un autiste (et de dialogue avec une association d’autistes) dans une nouvelle association d’aide aux familles

Sommaire de cet article :

1/ Présentation de cette affaire
2/ Discussion (avortée) par courriel
3/ Commentaires d’un acteur associatif de Bretagne au sujet du fond de cette affaire
4/ Les explications de Florian (le jeune autiste refusé)


1/ Présentation de cette affaire :

Vous trouverez ci-dessous quelques échanges d’emails entre moi-même, la mère de Florian (un autiste refusé par une association), et la dite association.
Ces échanges ont été publiés ici le 30 septembre 2016
Le 15 octobre, j’ai anonymisé les références à cette association (car on m’a copieusement accusé de vouloir lui nuire, ce qui me semble absurde et inutile).

J’ai constaté que la quasi-totalité de la communauté des autistes et des parents consultés à ce sujet désapprouvent mon initiative.
On m’a expliqué :
– que cette association a le droit d’accepter qui elle veut (mais je n’ai jamais dit le contraire) ;
– qu’elle n’est pas tenue de fournir des explications (mais je trouve que même si elle n’est pas « tenue », par les règles, peut-être que moralement ce serait préférable ?) ;
– qu’en se mêlant de cette affaire, l’AA risque de s’ériger indûment en censeur ;
– et je vous épargne de tous les amalgames et « procès d’intentions » habituels.

Je continue à penser que lorsqu’une association voulant aider les autistes est malheureusement obligée de refuser l’un d’entre eux (ce qui constitue une exception, pour ne pas dire une violation, de son objet social (supposé inclure l’inclusion des autistes)), la moindre des choses serait de fournir des explications claires, complètes, détaillées, étayées et convaincantes, non seulement à cette personne, mais aussi à l’ensemble des responsables ou autres militants pour l’inclusion et le respect des autistes, légitimement interloqués par cette apparente incohérence.

Etant habitué à invoquer l’article 4.3 de la CDPH ONU, qui dit que les handicapés doivent participer étroitement aux décisions les concernant dans les organismes publics, il me semble que cette règle devrait s’appliquer aussi, a fortiori, dans les associations oeuvrant pour les handicapés (au moins « moralement »).
Certes, on ne peut pas toujours accepter tout le monde, et les associations sont libres, mais il faut être cohérent et expliquer, justifier très clairement des exceptions aussi graves, à mon avis.

Je n’ai pas observé de réelle solidarité ni de propositions pour aider ce jeune autiste souffrant d’exclusion (au sens général du terme) et je ne pense pas qu’il soit directement responsable de ce qu’on lui reproche, ni désireux de faire quoi que ce soit de mal à la communauté des autistes.

J’ai été surpris – et déçu – en constatant la véhémence des efforts pour défendre cette association (qui ne brille pas par sa gentillesse), et pour me traîner dans la boue (mais je commence à être habitué, en France), alors qu’en ce qui concerne ce jeune autiste je n’ai noté que quelques rares mots de compréhension, et pas le moindre souci, pas la moindre proposition pour l’aider.

Pour toutes ces raisons, je trouve cette affaire globalement dérangeante.
J’ai demandé (tout récemment) à des collègues s’ils ont des idées pour aider ce jeune dans ce qui, à mon avis, lui occasionne fatalement une souffrance morale, quelles que soient les erreurs qu’il ait pu commettre (le cas échéant).

Concernant M. Botbol, manifestement il s’agit d’un personnage hautement détestable et nocif pour nous (ce que j’ignorais, ne pouvant connaître tout ce qui se passe en France), mais je ne crois pas que ce soit une raison pour traiter Florian comme un pestifiéré, ni pour refuser le dialogue avec ceux qui ont l’audace de poser des questions (même si ma première question était un peu brutale, j’en conviens).

Je trouve tout cela particulièrement lamentable et affligeant.
Si quelqu’un a des idées pour aider ce jeune autiste, et/ou pour tenter de faire évoluer le fonctionnement des organisations de défense des autistes, on peut me contacter par email (eric.lucas@allianceautiste.org).

Merci à tous.

Eric LUCAS

 




2/ Discussion (avortée) par courriel :


De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 17 septembre 2016 à 08:50
Objet : Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : ***.autisme@***

Bonjour

Avant toute chose, j’aimerais savoir si vous avez un texte (public ou non) décrivant votre version de ce problème, et les raisons de cette exclusion d’un autiste ?

Merci beaucoup.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : Labelle<***@***>
Date : 17 septembre 2016 à 10:04
Objet : re: Fwd: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Suite à la réunion constitutionnelle [constitutive] du 10 septembre
Mr U*** s’est présenté chez nous à 9h du matin le lendemain dimanche pour dire qu’il ne voulait pas de Florian dans leur CA et qu’il enverrait un mail à Florian.

3 points de reproches :

  • publication d’un article dans lequel Florian témoignait de ses difficultés de parcours
  • la séance débat du film « Elle s’appelle Sabine » en avril dernier
  • Notre collaboration pour monter le projet d’aide aux aidants, avec l’ancien CRA , ce que nous avons considéré à l’époque, que les querelles entretenues, étaient stériles et que les parents en patissaient qu’il fallait avancer et l’ouverture du projet d’aide aux aidants, il ne fallait pas attendre pour le bien de tous.

Comme me le souligne Florian cela fait la deuxième fois que l’on s’en prend à lui.

> Message du 11/09/16 10:12
> De : « *** autisme » <***.autisme@***>
> A : mart.labelle@***
> Copie à :
> Objet : *** Autisme – Refus d’adhésion

Bonjour,

Suite à l’entrevue avec Martine Labelle ce jour,

je vous confirme que nous refusons vos adhésions (Martine Labelle et Florian Lhenry) à *** Autisme.

Pour l’équipe,

Cordialement,

A*** U***

—-

Voici un commentaire d’une personne qui connaît très bien les diverses attaques que nous avons subi :

« Le monde de l’autisme ne brille pas par son comportement associatif, il est des plus intolérants, là où on s’attendrait à la plus belle des solidarités.

Les guerres d’égo, de pouvoir sont inadmissibles.

Que des parents soient aigris, cela se comprend. Qu’ils s’envoient paitre entre eux n’est pas un signe d’intelligence. Mais comment interpréter leur engagement associatif quand ils se comportent ainsi ?

Qu’ont-ils donc à gagner par de tels agissements ?

Certaines associations ont de piètres idées de l’associatif qui au lieu de réunir, fédérer, aider, faire ensemble…. Ne font que diviser, rejeter, discriminer, diffamer, …

Sont-ils si peu sûrs d’eux ? Ont-ils des choses à cacher que certains ne sauraient entendre ou comprendre ?

Ont-ils seulement conscience que leurs agissements ne sont qu’aveux de faiblesse, car une personne forte supporte la contradiction, la discussion, les divergences d’opinion lorsqu’elles existent et surtout, elle assume tout cela avec honneur et dignité.

Enfin, comment peut-on avoir pour objectif d’œuvrer en faveur des Aspi, et se comporter ainsi auprès d’une personne qui l’est elle-même ?

Ma conclusion est donc qu’il vaut mieux ne pas en faire partie et ne pas représenter autant d’indignité. Vous avez des choses plus honorables à porter. 

Avec toute ma considération et mon amical soutien »

 


 

De : *** autisme <***.autisme@***>
Date : 18 septembre 2016 à 03:18
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Bonjour,

Nous ne savons pas d’où vous tenez cette « information ».

Nous avons pris la décision de ne pas accepter les adhésions de cette personne et de sa mère, respectivement trésorier et présidente de l’association « Autisme Asperger Echanges », pour les raisons suivantes :
– soutien de cette association au Pr Botbol lors de ses fonctions au CRA Bretagne
– positionnement vis-à-vis de l’UR Autisme France

Le fait que cette personne soit autiste est absolument étranger à notre décision, prise  uniquement pour les raisons exposées ci-dessus. Que vous puissiez penser que nous, parents d’enfants autistes, puissions ne pas accepter l’adhésion d’une personne dans notre association parce qu’elle est autiste est révoltant.

Cordialement,

Le bureau

 


 

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste)<eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 18 septembre 2016 à 07:38
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : *** autisme <***.autisme@***>
Cc : Martine Labelle <mart.labelle@***>

Pour le bureau de l’association *** autisme.

Madame / Monsieur
L’information en question vient d’un email envoyé par A*** U*** : 
 
Bonjour,
Suite à l'entrevue avec Martine Labelle ce jour, je vous confirme que 
nous refusons vos adhésions (Martine Labelle et Florian Lhenry) à *** 
Autisme.
Pour l'équipe,
Cordialement,
A*** U***
1- Afin de dissiper les malentendus, pouvez-vous confirmer ou infirmer que cet email est authentique ?
2- Concernant le motif « soutien de cette association au Pr Botbol lors de ses fonctions au CRA Bretagne »
—> très franchement je ne sais pas de quoi il retourne ; pouvez-vous en dire plus ?
3- Idem pour « positionnement vis-à-vis de l’UR Autisme France » :
—> ?…  (j’ignore à quoi il est fait référence)
Je comprends que dans un premier temps vous ne faites que mentionner les grandes lignes.
Vous comprendrez qu’en tant qu’autiste membre d’une association d’autistes, il m’est nécessaire de trouver les justifications à cette situation dont vous admettrez qu’elle peut paraître pour le moins surprenante.
4- « Le fait que cette personne soit autiste est absolument étranger à notre décision » :
—> Cela me paraît évident. Ce serait impensable. On aurait envie de dire « il ne manquerait plus que ça ».
« Que vous puissiez penser que nous, parents d’enfants autistes, puissions ne pas accepter l’adhésion d’une personne dans notre association parce qu’elle est autiste est révoltant. » :
—> Vous terminez par « est » et non pas « serait »…
Dans le but d’éviter de prendre temps et paix de l’esprit dans des malentendus et querelles, est-ce que vous pourriez m’indiquer le mot ou la tournure ou quelque autre raison que ce soit, dans mon unique courriel, ma démarche ou quoi que ce soit d’autre, qui vous a ainsi amené à penser que je penserais une chose aussi révoltante.
Dans l’attente de pouvoir clarifier puis régler cette problème, pour l’intérêt juste de Florian mais sans partialité, je vous prie d’agréer, Madame ou Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : *** autisme<***.autisme@***>
Date : 18 septembre 2016 à 09:21
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Monsieur,

Il est pour le moins surprenant qu’un tel mail (privé adressé nommément à une personne) vous soit parvenu.

N’étant pas concerné par notre décision, vous comprendrez que nous ne voulons pas entamer une polémique avec vous.
Nous n’avons également pas à vous donner de plus amples renseignements sur les motifs de notre décision. Nous pensons vous en avoir donné suffisamment.

Le courriel cité plus haut est en effet authentique et ne rend pas compte de l’entretien préalable avec Mme Labelle. Il n’est qu’une confirmation de la décision prise par l’équipe.

Nous vous demandons donc de clore cette vaine polémique qui ne cherche qu’à discréditer une association en voie de création, au prétexte que nous avons pris la décision de ne pas accepter l’adhésion de deux personnes.

En ce qui concerne le dernier point de votre courriel (4.), les termes de votre premier courriel « Avant toute chose, j’aimerais savoir si vous avez un texte (public ou non) décrivant votre version de ce problème, et les raisons de cette exclusion d’un autiste ? » nous apparaissait comme une sommation de nous expliquer. Ce qui nous a surpris.
L’emploi de l’indicatif « est » au lieu du conditionnel « serait » est en effet inadéquat et nous nous en excusons.

Nous comprenons votre souci de défendre les autistes et de combattre la discrimination pouvant les toucher et, comme vous, nous agissons quotidiennement pour que nos enfants autistes puissent avoir les mêmes droits que les autres. Gardons donc notre énergie pour cet objectif et non pour de telles vaines polémiques.

Nous vous remercions de respecter notre décision et de ne plus nous contacter.

Pour le bureau,

A*** U***


De : Eric LUCAS (Alliance Autiste)<eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 19 septembre 2016 à 08:36
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : *** autisme <***.autisme@***>
Cc : Martine Labelle <mart.labelle@***>

Bonjour A***

Ce petit mot pour vous faire part de quelques éléments importants.

(…)

Ma proposition de ce jour, c’est qu’avant que je n’examine avec plus d’attention votre dernier message (auquel je répondrai de toute façon, si vous le maintenez ainsi), vous preniez plusieurs jours (au moins jusqu’au 24) pour discuter de ces échanges avec vos collègues, puis -si vous le souhaitez- « améliorer votre copie », ou la maintenir.
On peut tous faire des erreurs, s’emporter etc.

Si vous avez compris mon premier email comme une sommation, c’est peut-être parce que mon style était effectivement rapide et peu adéquat (même si j’ai écrit « j’aimerais savoir si » et non « je vous demande de »), et j’en suis désolé.

Vous m’avez demandé de ne plus vous écrire. (…)

Mais j’espère que vous comprenez que l’Alliance Autiste défend les autistes au niveau national, et que le fait de nous rejeter nous aussi n’est pas un moyen d’éviter des difficultés, mais bien de les commencer. (Pour l’instant il n’y a pas de polémique entre vous et l’AA).Ce serait bien dommage, et c’est justement pour éviter les querelles que je vous ai demandé des explications, « avant toute autre chose » (accusations, suppositions, etc.).

J’espère donc que vous pourrez réfléchir et si possible partager ces réflexions avec vos collègues.

Je souhaite de tout coeur ne pas entrer en conflit avec vous (on a tous des choses plus importantes à faire) mais cela semble impossible si les choses commencent de cette manière.

Vous n’êtes pas obligés de dialoguer avec nous, mais globalement cela serait préjudiciable pour vous aux yeux du public, ce qui n’est pas la meilleure manière de commencer (rejet d’un autiste + rejet de l’Alliance Autiste).

Je précise que tous nos échanges de courriels (entre vous et l’AA) sont susceptibles d’être publiés pour l’information de la « population concernée par l’autisme ». Ce n’est pas de la correspondance privée.

Merci.
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : *** autisme<***.autisme@gmail.com>
Date : 19 septembre 2016 à 09:24
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Monsieur,

Nous vous avons demandé de ne plus nous contacter.

Merci de respecter notre demande.

Le bureau

 




 

3/ Commentaires d’un acteur associatif de Bretagne au sujet du fond de cette affaire :

La nouvelle association *** Autisme a pourtant clairement expliqué, avant cette publication, les

motifs de la mise à l’écart de deux responsables associatifs :

• collaboration avec Michel Botbol

• relations avec Autisme France.

Le premier motif aurait dû suffire. Nul ne devrait ignorer la purge du CRA de Bretagne par Botbol,

ce qui a entraîné la mise au placard dans un service de dermatologie du Dr Eric Lemonnier puis

son départ au Centre Expert Autisme du Limousin.

Quatorze associations se sont réunies en Collectif fin 2012 pour lutter contre l’action destructrice

du CRA de Botbol.

Pour avoir une idée de ses positions, voir https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/040416/la-
situation-du-cra-de-bretagne-33

« Le Dr Botbol s’était signalé en 1996 pour son opposition à la méthode TEACCH.

Il continuera en mettant en valeur la « psychothérapie institutionnelle », la « cure

analytique », la pataugeoire et les psychotropes « par précaution » pour les enfants

autistes. Et même l’antibiothérapie, pour un seul patient. Jamais pour une méthode

recommandée par la HAS. Voir fiche et remarques.

A peine arrivé, il se manifestera par une violente attaque contre la Dr Claire

Chevreuil, en décembre 2011, à qui il reprochait de vouloir « monter » les parents

contre les professionnels, car le DADTSA (dispositif d’annonce du diagnostic de

troubles du spectre autistique) prévoit d’informer sur l’existence de l’ABA,

TEACCH, PECS etc … Or, comme les services n’appliquent pas ces méthodes

efficaces, de son propre aveu … «

Pour donner d’autres exemples, à la première session de formation des aidants

familiaux, Botbol s’est réjoui du fait qu’un collégien autiste se réfugiait aux toilettes pour

faire du flapping sans se faire remarquer, car « c’est le lieu où on expulse, c’est le lieu du

caca ». Et il a fait venir MC Laznik en février 2014. Le collectif Bretagne Autisme a

manifesté à cette occasion.

L’action du Collectif s’est traduite par la remise en cause de l’attribution du CRA au

service de Botbol. Le nouveau CRA est en place depuis le 1er janvier 2016.

Au 2ème trimestre 2014, les associations du Collectif se sont aperçues que la

responsable de l’une d’elles, AFBPL, discutait avec Botbol dans le dos des autres assos,

des assos membres d’AFBPL et de sa propre association. Cette collaboration, qui n’a

pas porté ses fruits heureusement, se poursuit jusqu’à présent.

Dans le premier message cité (17 septembre), cette collaboration est avouée à demi-
mot : « Notre collaboration pour monter le projet d’aide aux aidants, avec l’ancien CRA , ce que nous

avons considéré à l’époque, que les querelles entretenues, étaient stériles et que les parents en

patissaient qu’il fallait avancer et l’ouverture du projet d’aide aux aidants, il ne fallait pas attendre pour

le bien de tous. »

Inutile de dire que ce comportement a posé problème au sein d’AFBPL, qui était une

structure interrégionale d’Autisme France. Les 3⁄4 des associations partenaires d’AF de

Bretagne ont décidé qu’il était plus adapté d’avoir une union régionale, et ont créé en

octobre 2014 l’Union Régionale Autisme France de Bretagne. Cela a été avalisé par le

CA d’AF en novembre 2014. AFBPL n’a pas respecté cette délibération, et est partie avec

les réserves financières.

Il est normal qu’une association veuille se prémunir contre les pratiques récentes de ces

deux responsables.

Je préfère ne pas m’étendre sur les raisons de ces pratiques. Les questions d’ego ne

sont pas toujours là où on prétend les voir. Et pour aider quelqu’un, il faut qu’il accepte

l’aide.

 




 

4/ Les explications de Florian (le jeune autiste refusé) :

 

je résume les faits

 

Je vois  dans le journal q’une future association X ( pour défendre les autistes) fait une réunion constitutive

 

ma mère  téléphonne à Mr Y le protagoniste ,

 

il  dit que nous sommes les bienvenues

 

Nous nous rendons à cette réunion.

 

Mr Y nous accueille nous reparle du succès du film « Elle s’appelle Sabine »

 

(Le documentaire évoque une personnalité attachante, dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie – même si ces capacités sont altérées – dans un foyer d’accueil en Charente. )

 

 

Mr Y lors de la présentation, fait un tour de table , nous   présente que nous sommes l’association AAE ( Autisme Asperger Echanges)

 

et que nous sommes complémentaires , puisque nous avons monté le projet » Ciné Ma Différence » (et que nous  favorisons les loisirs pour les personnes différentes)

 

et présente l’Antenne XX qui organise  des cafés rencontres, il précise que nous travaillerons ensemble.

 

Il présente les statuts sur grand   écran ne mentionne pas d’éviction.

 

Il présente les objectifs de l’association.

 

Mr Y  demande qui veut rentrer au CA , autour de la table était invité une bonne partie d’une association du médico-sociale

 

Psychologue ,médecin et autres.

 

Et  Quelques  parents,  certaines personnes ont demandé d’être au CA

 

Mr Y s’adresse à nous ensuite et je lève la main pour intégrer le CA

 

La composition du CA est voté à l’Unanimité

Enuite il invite le CA pour élire le Bureau, les personnes qui n’y sont pas quittent la réunion.

 

Il représente à nouveau les  objectifs et les futurs actions

il demande qui veut rentrer au bureau

 

Je  dis  pourquoi pas moi en tant que Consultant ,Mr Y rétorque non c’est pas la peine que tu es un statut à part

 

Je réponds  « mais vis à vis des discriminations faut-il un statut spécial? »  et Mr Y a répondu que non

 

ET des dates de réunions ont été programmées

 

et je quitte la réunion autour d’un goûter où Mr Y a dit qu’il fallait travailler ensemble.

 

Le lendemain matin dimanche,  ma mère est réveillée par un coup de sonnette.

 

Elle ouvre  les volets et elle voit Mr Y

elle  descend lui ouvrir

 

Et il  dit ceci » on ne peut pas accepter Florian  »

 

il a publié un article sans nous en informer il a organisé une soirée débat à la Salamandre  » Elle s’appelle Sabine » sans nous en informer

et ses mauvaises relations avec une association Nationale.

 

Ma mère  lui a répondu que c’était de la discrimination vis à vis de moi .

 

J’étais dans ma chambre mais réveillé par le bruit j’ai écouté de mon palier.

 

Cordialement

 

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Complément :

Monsieur y va fort «  la purge » on était en état de guerre !

 

14 associations , Mr V doit être du côté de Marseille !

 

Mr V oubli de dire que nous faisions parti de ce même Collectif

 

et que nous avons été audité aussi .

 

V déverse son flot habituel de bile. Une attaque contre Dr C Ch

 

nous sommes dans le roman noire !

 

AFBPL n’a jamais caché quoi que ce soit , Mr V fait l’autruche .

 

Toutes les associations ont été invitées pour discuter du projet d’aides aux aidants,

 

je vous y ai vu Mr V donc vous aussi vous avez collaboré.

 

Enfin j’ai pu constater que Mr V est un manipulateur , diffamateur ,et j’attends des preuves

 

de toutes ces accusations, prouvez les noir sur blanc.

 


 

Mise au point du 6/9/2016 / CCNAF / Alliance Autiste / Autistan etc., par Eric LUCAS

Mise au point du 6/9/2016 CCNAF / Alliance Autiste / Autistan etc., par Eric LUCAS
« CHANGEMENT CCNAF, MASCARADES SOCIALES, ‘AUTRUCHISME’, REFUS »

Bonjour à toutes et à tous, et en particulier aux autistes.


1/ CCNAF  :

  • CHANGEMENT D’EQUIPE
    J’ai décidé de confier la destinée du CCNAF (que j’animais de facto en tant que fondateur) à d’autres personnes, en m’en retirant totalement.
    C’est bien sûr une décision douloureuse mais elle est motivée par l’intérêt général, et je veux aussi montrer qu’il est possible de faire preuve d’abnégation, de faire passer la cause avant l’individu.
  • Ces personnes sont, pour l’instant, et au minimum : Jean-Michel Devezeaud et une autre personne, en plus des participants déjà présents, comme Jean-Marc Bonifay.
    J’espère que d’autres participeront à ce redémarrage, dans la meilleure entente possible.
  • MOTIFS
    Les raisons de ma décision sont les suivantes :
    – Je souffre trop, depuis beaucoup trop longtemps, de calvaires administratifs personnels (ou « tortures mentales ») imposés injustement, idiotement et inutilement par les se(r)vices publics français, contre lesquels je suis donc obligé de me battre à titre personnel, ce qui n’est pas compatible avec le mode d’action « diplomatique » (discussions ‘posées’) propre au CCNAF.
    Je ne peux pas en même temps être gentil et poli avec un gouvernement qui par ailleurs me pourrit la vie et ignore mes demandes (et la simple humanité) depuis des décennies ; c’est trop absurde.
    – Devoir faire constamment ce « grand écart » n’est pas toujours possible sans certains débordements de ressentiment (manifestations d’extrême irritation, perçues comme « agressivité »), qui sont ressentis comme nuisibles par d’autres membres ou participants au CCNAF, notamment pour leur image.
    Bien que je considère que les questions d’ego ne devraient pas entrer en compte dans une entreprise altruiste, il n’en demeure pas moins que dans les faits cela pose problème, effraie, refroidit etc., et au final semble bloquer le CCNAF.
  • PRINCIPE
    Jusqu’à présent le CCNAF a tenté de conseiller le gouvernement, « par défaut et de manière provisoire », en se basant principalement sur l’expérience et les connaissances de ses membres, mais cela n’est pas suffisamment représentatif.
    Depuis longtemps il est prévu de faire des « consultations des autistes », mais cela n’a pas été fait, faute de temps (tout le monde est constamment débordé).
    Si certains ou certaines en France veulent y contribuer, ils ou elles peuvent contacter le CCNAF à contact@ccnaf.fr.
    Naturellement, la nouvelle équipe fera bien ce qu’elle voudra, mais au moins le principe des consultations me semble couler de source.
    L’idée principale est évidemment de faire les choses de manière concertée, et pas juste chacun dans son coin.
    Mais c’est très difficile pour nous les autistes.
  • Je rappelle ci-dessous ce qu’est le CCNAF (du moins, comment ça a été prévu au départ) :
  • « Composé d’autistes reconnus pour leur engagement et leurs compétences en matière d’autisme, le CCNAF :
    consulte les autistes de tout âge et de tout type, par tout moyen ;
    est consulté par tout organisme public ou privé, pour toute question relative aux autistes ;
    élabore des axes et textes communs dans le but de l’équité sociale dans la qualité de vie des autistes ;
    prend part, via ses participants et ses propositions, aux décisions des organismes publics susceptibles de viser des autistes, en application notamment de l’article 4.3 de la CDPH de l’ONU.

    (…) Le CCNAF est un espace neutre uniquement dédié au dialogue avec les pouvoirs publics et autres instances décisionnaires, afin de permettre une meilleure prise en compte de l’autisme et l’amélioration des politiques publiques, pour tous les autistes vivant en France.
    Le CCNAF ne comprend ni chef, ni finances, et ne gère aucun projet physique (établissements, activités, services…). Il a pour domaine principal les relations avec les pouvoirs publics, dans un but de justice et d’amélioration sociales. »

    Je précise que le CCNAF n’a pas été pas conçu pour traiter des cas individuels, ni pour de l’action internationale (comme avec l’ONU), ni pour faire de la sensibilisation, ce qui est plutôt du ressort de l’AA.
    Mais encore une fois, chacun est libre.

  • Recommandations HAS / ANESM pour les autistes adultes :

    RETRAIT
    Je me suis retiré également du Groupe de Pilotage et de l’ensemble de ces recommandations en cours d’élaboration, pour les raisons suivantes (du moins important au plus important pour vous) :

    * La difficulté de collaborer avec un système qui, conscient de mes calvaires administratifs apparemment sans fin (« personne n’est compétent »), ne fait pas le moindre effort pour rechercher des solutions et ne me répond même pas.
    (Le caractère parfois « très irrité » de mes lettres n’est pas une raison : les démarches initiales, polies pendant des années, ne marchent pas non plus : c’est un problème typiquement « non-autistique » des gens qui ne remarquent la souffrance des autistes que lorsque ceux-ci sont à bout et s’énervent ou se fâchent).

    La « mascarade Marian Giacomoni » :  ce personnage hautement manipulateur est aussi dans le Groupe de Pilotage et se fait passer pour un autiste, sans pour autant en présenter les moindres caractéristiques : ni difficultés, ni hyper-sensibilités, ni intérêts particuliers, ni créations ou passions remarquables, ni anecdotes autistiques ou autres expériences autistiques à partager, bref, rien d’autistique : c’est de la fumisterie totale ! (Tout ce qu’il a -semble-t-il- c’est un certificat qu’il refuse de montrer, y-compris à ses collègues proches… On a déjà vu plus convaincant…)
    Aussi bien dans le Groupe de Pilotage que parmi les « activistes avertis » en France, personne n’est dupe à son sujet, mais -comme souvent dans ce pays rétif au réalisme- c’est la politique de l’autruche, le « faire semblant de croire », pour ne pas faire de vagues, et parce qu’il dit ce qu’il faut dire (il joue assez bien le rôle d’un « autiste devenu habile »).
    Pour ma part, je me suis prêté à ce manège -à contre-coeur- pendant un an, mais je refuse de continuer à le faire : je trouve cela malhonnête, pas sérieux, et je pense que les autistes qui souffrent ont le droit d’être défendus par autre chose que des guignols. C’est aussi une question de décence et de respect des personnes enfermées ou qui souffrent du désastre social.

    * Le mutisme à propos de l’emprise de la FFP : le Groupe de Pilotage est en grande partie influencé par des personnages importants de la FFP (Fédération Française de Psychiatrie), dont certains sulfureux, comme le Dr Bonnet.
    J’ai interpellé plusieurs fois la HAS et l’ANESM à ce sujet, et j’ai également interrogé la FFP, par des lettres que vous connaissez peut-être, mais évidemment la solution facile et habituelle a été utilisée :  la non-réponse.
    Je continuerai à tenter d’avoir une réponse de la FFP (car le Dr. Chambry me l’a promise) mais en attendant je considère que le peu d’ardeur pour répondre à mes questions et arguments embarrassants montre que ceux-ci sont fondés.
    Notre but principal, à nous les autistes, c’est de sortir des griffes du « médical », or le fait d’avoir un Groupe de Pilotage composé de 20 personnes dont 17 « médical » (ou médico-social) pose évidemment problème. C’est tordu d’avance.

    ETAT ACTUEL
    J’ai néanmoins constaté que les textes en cours d’élaboration (les « propositions ») se sont enrichis de nombreuses choses venant de mes explications et recommandations (visant notamment à la désinstitutionnalisation, mais aussi tentant d’expliquer notre fonctionnement – comme je l’ai fait également ici). J’espère que cela restera.
    Par ailleurs, Danièle Langloys fait aussi partie du GP, et j’ai vu qu’elle défend parfaitement bien nos intérêts.
    En attendant, je considère qu’il n’y a plus aucun autiste dans ce GP, ce qui ne correspond pas aux principes actuels ni à la simple logique (comment aider des gens sans tenir compte de leurs avis ?).
    Espérons qu’au vu de tous ces soubresauts (Danièle Langloys s’étant aussi retirée momentanément), ils finiront par se remettre sérieusement en question.

    FATIGUE (EN FRANCE)
    Je suis fatigué que les autistes soient livrés en pâture aux exploiteurs et guignols professionnels et amateurs, et fatigué de dénoncer  et de demander de l’aide dans le vide, dans un désert peuplé d’autruches la tête dans le sable.

    Et puis (pour la France) je suis fatigué tout court. Après tout, je n’ai pas signé avec mon sang. J’ai créé l’AA et le CCNAF, ça a donné des résultats encourageants, c’est difficile c’est vrai, souvent on a envie de tout laisser tomber, mais je ne suis pas tenu de me battre constamment du lever au coucher, face à une administration polie mais inerte, et une communauté qui -du moins sur Facebook- semble généralement ne trouver d’intérêt (ou de plaisir) que dans le fait de traquer mes moindres maladresses (ou parfois « crises de nerfs »), et de s’en repaître.
    Même si chacun est libre de penser et d’écrire ce qu’il veut, c’est fatigant et contre-productif. Je ne suis pas un surhomme. J’estime avoir fait plus que très largement ma part du boulot.

    Il y a en France une poignée de personnes qui se démènent vraiment, et qui le font depuis bien avant moi, mais il n’y en a pas assez.


    2/ AA (Alliance Autiste) :

    RAPPELS ET APPEL
    – L’AA est dédiée à la défense et à l’entraide (notamment), autrement dit à l’action (même si souvent l’action consiste en des « combats » via des textes seulement).
    – Bien qu’il soit difficile pour tout autiste de « faire le premier pas » (sauf pour quelques exceptions comme moi, qui ont appris à le faire), je souhaite insister à nouveau auprès des autistes pour les inviter à participer, ce qui peut être des choses toutes simples (comme collaborer à des textes, même anonymement, sans « faire partie » d’un groupe).

    contact@allianceautiste.org

    Il ne faut pas avoir peur. La peur est ce qui nous empêche de régler les problèmes. Si chacun reste dans son coin, effrayé, en se contentant de se plaindre, on ne peut pas s’en sortir. A deux ou trois on a pu faire beaucoup en deux ans, mais ce n’est pas suffisant.
    Si je n’avais qu’un mot, un seul mot à dire à un autiste, c’est « essaie« .
    Ce mot est la clé « magique » qui me permet de faire maintenant presque tout ce que je veux dans ma vie, ce qui n’était pas gagné au départ.
    (Mais bien sûr on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs, et il faut l’accepter, être prêt à un peu de « casse nécessaire »).

    VICTOIRE POUR TIMOTHEE
    – Je me réjouis évidemment de voir que le combat de Maryna et Timothée, que nous avons toujours soutenus et aidés, a fini par faire triompher le bon droit, en Irlande.
    Elle peut enfin respirer, Tim est scolarisé comme il se doit, à l’abri du spectre de l’institutionnalisation, et la « justice » française a mordu la poussière, ce qui est une bonne chose (dans le cadre de ce dossier).
    Dans ce système de polichinelles, il est important que notre « population » trouve parfois quelques victoires, quelques bouffées d’oxygène, même si généralement (ou toujours ?) cela vient de l’étranger.


    3/ Autistan

  • SYMBOLIQUE
    Justement, en parlant de « respirer » et de « l’étranger », le concept de l’Autistan est là pour ça.
    Ce « pays des autistes », imaginé par Josef Schovanec lors d’une boutade pendant une émission de radio, a trouvé un écho en moi et j’ai voulu développer le concept, avec des pages internet et des « ambassades ».
  • ACCOUCHEMENT D’UNE SOURIS : NON-LITIGE AVEC LE NOM « AUTISTAN »
    Je pense que mon erreur principale a été de vouloir faire les choses plutôt anonymement, en signant « le Spectre Autistique » (après avoir fait une vidéo où effectivement je ressemblais à une sorte d’ectoplasme transparent).
    C’est peut-être pour cela que certains se sont affolés en juillet en voyant que je passais à la vitesse supérieure en créant plus de 60 « ambassades virtuelles » (de simples pages) dans le monde, et en croyant qu’un inconnu était en train de « léser Josef » (sic), ce qui n’est absolument pas le cas, bien au contraire.
    Donc une association a déposé une demande de protection de « marque » Autistan à l’INPI (c’est vrai, vérifié), dans le but de me mettre des bâtons dans les roues, ce qui est absurde. Josef n’y est pour rien dans tout ça ; certains ont voulu l’aider (mais maladroitement).
    J’ai donc été obligé de me défendre, et c’est là que je me suis rendu compte qu’en fait c’est moi qui possède un droit d’antériorité sur le nom « Autistan », pour avoir enregistré divers noms de domaines internet, depuis 2014.
    Si je veux continuer à utiliser autistan.fr et autres (en France), il faudrait que je fasse une opposition (payante, et chère) sur la demande de protection en cours.
    Tout cela est absurde pour moi, et de toute façon je n’ai pas les moyens. Et je me vois mal faire une action d’opposition à une démarche de protection en propriété intellectuelle ayant pour bénéficiaire Josef Schovanec (qui est un ami), même si celui-ci n’a rien demandé de tout ça.
    Tout ceci est un vaste méli-mélo, et j’ai décidé de ne rien faire du tout, et dans tous les cas je ne retirerai rien du tout (en plus, le but de ces pages n’est pas un intérêt financier ou autre, mais juste d’aider les autistes).
    Il semblerait que la partie adverse (une association / une société, ce n’est même pas clair) ait décidé de laisser tomber également, au vu de ces clarifications (et surtout au vu de mon droit d’antériorité, sans doute – même si dans les faits j’ai toujours affiché que la paternité du mot revient à Josef).
    Voilà donc encore un « bel » exemple de paranoia et de manque de communication, et de ce « bon-Samaritanisme » qui bien souvent dessert les intérêts des personnes que l’on veut aider.
  • AVANTAGES DES AMBASSADES
    Pour en revenir à des choses plus utiles, je vous invite à prendre connaissance des possibles avantages des ambassades d’Autistan, sur http://Autistan.fr, et bien sûr à commenter et à suggérer, à contact@autistan.org
  • EN FRANCE
    Concernant le « poste » d’Ambassadeur d’Autistan en France, il revient évidemment à Josef, mais je pense que la situation dans ce pays est très compliquée (total panier de crabes), ce qui fait qu’il se pourrait qu’il ne puisse même pas commenter cette possibilité. Donc, si ce n’est pas Josef, il n’y aura pas d’Ambassadeur d’Autistan en France, ce qui fera encore une « exception française », hélas.

EXIL
A part cela, je vis en exil (choisi) et je tente d’aider les autistes dans d’autres pays, ce qui est nettement plus productif qu’en France.

ACTION A DISTANCE
Je continuerai à faire ce que je peux pour les autistes de mon pays, à distance, comme je le fais depuis plus d’un an, notamment avec l’Alliance Autiste.
Et je continuerai aussi à analyser et à « dénoncer » les fourberies et autres « saloperies » individuelles ou « institutionnelles », et ce d’autant plus librement que je suis à présent délivré d’un « collaborationnisme » qu’il me fallait bien essayer, et qui d’ailleurs m’a permis d’aller au coeur du système et d’en comprendre les mécanismes (et les faiblesses…).

SE BOUGER
J’invite les autistes désireux de se bouger à le faire, et à contacter diverses associations d’autistes, comme l’Alliance Autiste, Aspéransa… (même si parfois les assos sont « mixtes » (parents), je ne vois pas le problème si les actions sont justes).

MG ET SATEDI
Personne n’a besoin de moi ni ne m’a attendu pour être invité à se rapprocher de SAtedI, ce que de toutes façons  je ne pourrais pas faire, à mon grand regret, puisque son président est maintenant… Marian Giacomoni ! Le ver est au coeur du fruit, la farce est complète… On m’a suffisamment reproché mes « dénonciations » à son sujet, et encore, ici je ne parle même pas de ses « victimes », donc puisque personne ne veut rien savoir, tartuffons en choeur… (ou bien, pour ceux qui veulent en savoir plus : googlons…).
De toute façon, question grand-guignolerie, quand on voit qui dirige ce pays, il est « normal » qu’au royaume des apparences les clowns soient les rois.
Je ne mange pas de ce pain-là, désolé.

REVOLTE
Je prévois aussi d’autres actions et tentatives de défense (« moins cool ») mais je ne peux pas en dire plus ici.

EGOS ET CHAPELLES
Je me fiche éperdument qu’on m’aime ou qu’on me déteste : je pense qu’il faut s’occuper des principes, des actions, des combats pour la cause, et surtout des résultats, et non pas des querelles de chapelles ni de la personnalité des activistes (nous avons tous nos défauts, quoi…), à moins qu’il ne s’agisse manifestement d’imposteurs n’ayant pas leur place dans une communauté qui ne leur sert qu’à maintenir leur illusion.

COLLABORER
J’insiste à nouveau pour encourager les autistes de bonne volonté à se rapprocher de la nouvelle équipe du CCNAF (contact@CCNAF.fr) et pour que tout le monde essaie de collaborer au lieu de se braquer sur les défauts des uns et des autres.
J’ai montré que c’est possible car je le fais, en reconnaissant mes erreurs et en comprenant et « pardonnant » les soucis que j’ai éprouvés au début (en mai) avec cette nouvelle équipe.
On fait tous ce qu’on peut, l’important est d’être de bonne volonté, et réaliste.

STYLE – CONCLUSION
Désolé pour le ton un peu amer ou « brutal », mais je suis révolté, et je ne vois aucune raison de le cacher ou de minimiser les problèmes. En effet, c’est comme ça qu’on les laisse proliférer, et qu’un jour on se retrouve avec des tragédies comme celle de Nice (qui en toute logique devrait être suivie de choses encore pires, hélas), ou comme l’exploitation des personnes vulnérables et différentes, organisée par les lobbies qui saignent notre pays, sur fond d’indifférence, d’autruchisme, et de tout cet « illusionnisme » écoeurant et révoltant, où le peuple préfère croire aux enchanteurs au lieu de se réveiller et de faire les efforts nécessaires.

Et pour tous ceux et celles qui aimeraient que je m’auto-censure (pour la tranquillité et le ‘confortabilisme’, celui-là même qui est la cause de nos souffrances et de notre exclusion), je partage la pensée de Jean Jaurès :
« Je ne plierai pas, je ne m’en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; ce n’est pas subir la loi du mensonge triomphant »


Merci et bon courage.

Eric LUCAS

Question d’un autiste à propos de la notion de « dangerosité » en France (+ P.S.1 / psychiatrie) (+ P.S.2 / terrorisme)

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 18 août 2016 à 13:55
Objet : 20160818 Question d’un autiste à propos de la notion de « dangerosité » en France (+ P.S.1 / psychiatrie) (+ P.S.2 / terrorisme)
À : Valerie TOUTIN-LASRI <***@sante.gouv.fr>, Létard Valérie <***@senat.fr>, ***@sante.gouv.fr, annie le houerou <***@gmail.com>, Daniel Fasquelle <***@assemblee-nationale.fr>

Madame la Sénatrice
Madame la Députée
Monsieur le Député
Madame la Secrétaire d’Etat
Madame la Cheffe de Projet plan autisme
J’aimerais savoir qui sont les responsables (politiques, « justice »,…) auxquels demander pourquoi des autistes inoffensifs (comme Timothée) sont exclus de l’école ou envoyés en hôpitaux, sous prétexte de « dangerosité », alors que des personnes laissent passer un semi-remorque sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet, sachant bien qu’elle est bondée de monde est qu’il est impossible d’y circuler, sans compter que les glaces ne se transportent pas en semi-remorque.

Si j’étais un docteur (ou juge) français je dirais probablement que ces personnes souffrent d’atteintes psychiatriques graves (idiotisme ?), mais je ne suis qu’autiste (donc, « malade », « atteint du syndrome d’Asperger », bla bla bla).

Ne pensez-vous pas qu’il conviendrait d’informer la population des mesures médicales prises à l’égard des responsables des ces « dysfonctionnements » sur le terrain, mais aussi des responsables indirects ?

Ce genre de faute ne peut s’expliquer que par des pathologies, donc les sanctions administratives ou autres ne suffisent pas.

J’aimerais beaucoup que chaque lecteur ou lectrice parvenant jusqu’à cette phrase puisse se sentir concerné par ma question, au point de m’envoyer quelques mots utiles.
En effet, ce courriel étant adressé à de plusieurs destinataires, chacun va penser qu’il y a une grande chance que d’autres répondent, et donc ce « tout le monde » ne répondra pas.
Si je m’adresse à vous, ce n’est pas parce que je vous considère comme des spécialistes du « terrorisme », mais parce que, en tant qu’autiste, vous êtes mes interlocuteurs les moins inappropriés, d’une part, et que la notion (ou le prétexte) de « dangerosité » est un problème suffisamment important à l’origine de bien des souffrances des autistes et de leurs familles.
Il conviendrait donc, peut-être, de ne pas se contenter d’ignorer les problèmes ni les personnes qui souhaitent en finir avec ces absurdités et injustices.

En exil choisi, depuis novembre 2015, en raison des souffrances administratives personnelles et de l’état politico-social désastreux du pays (malgré les avancées lors de la CNH de mai 2016), je vous remercie pour votre attention, pour vos éventuels conseils, et je vous prie d’agréer mes respectueuses salutations.

P.S.2 :
Concernant le terrorisme, je recopie ci-dessous un message du 17 juillet, pour lequel je n’ai (comme trop souvent) pas trouvé de réponse.
(Je n’oserai pas ajouter que, les autistes ayant des problèmes de communication, il est « normal » qu’ils se heurtent au silence.)
« Je voudrais savoir où il faut s’adresser pour obtenir les explications officielles relatives aux attentats terroristes en France. »–> Serait-il dans le pouvoir de quelqu’un de me donner quelques pistes à ce sujet ?
Veuillez me pardonner si vous jugez la forme de ce message insuffisamment adaptée.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma respectueuse considération.
 
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

Demande d’explications par un autiste à propos de l’interdiction des tenues de bain intégrales pour femmes

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 18 août 2016 à 13:24
Objet : 20160818 Demande d’explications par un autiste à propos de l’interdiction des tenues de bain intégrales pour femmes
À : Valerie TOUTIN-LASRI <***@sante.gouv.fr>, Létard Valérie <***@senat.fr>, ***@sante.gouv.fr, annie le houerou <***@gmail.com>, Daniel Fasquelle <***@assemblee-nationale.fr>

Madame la Sénatrice
Madame la Députée
Monsieur le Député
Madame la Secrétaire d’Etat
Madame la Cheffe de Projet plan autisme

Dans le but de mieux comprendre la société française afin de moins en souffrir, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’indiquer auprès de qui m’adresser pour recevoir des explications à propos de cette interdiction, dont la motivation m’échappe.

J’espère que quelqu’un pourra m’aider à faire valoir mon droit de comprendre.

Si je vous écris à vous, c’est parce que malgré mes dizaines de demandes d’interlocuteur, personne ne m’a jamais indiqué un destinataire approprié pour mes questions et demandes.
Or il serait absurde d’écrire un courriel pour ne l’envoyer à personne.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma respectueuse considération.

 
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

Soutenez le projet de film « Bubble Le Film » de Julie Dachez et Pierre Feytis !

Nous vous invitons à prendre connaissance de ce projet de notre amie Julie Dachez (membre de l’Alliance Autiste), en collaboration avec un autre autiste, Pierre Feytis !
Ce film sera utile pour lutter contre les préjugés nous concernant, et il est entièrement fait par des autistes !
N’hésitez pas soutenir cette initiative, et à partager cette information !

Regardez la bande annonce, c’est très prometteur !

http://www.bubblelefilm.com/

Soutenez ce projet
(avec le « Pot Commun »)

Enfin de bonnes nouvelles pour Timothée et sa mère ! (pas en France, évidemment…)

La ténacité de la maman de Timothée (Maryna) -que nous avons toujours soutenue- finit par payer.
Et le jugement irlandais en sa faveur démontre (s’il était besoin) l’absurdité et le caractère malfaisant de la « justice » française dans cette affaire (ce qui est aussi montré par tous les jugements, plus ébouriffants les uns que les autres, sans aucune considération pour la réalité, pour cet enfant, et pour l’autisme, mais simplement guidée par la haine et le ressentiment envers une personne (Maryna), parce qu’elle a osé faire preuve « d’insoumission » (sic)).

Bravo à Maryna ! 🙂
Et honte à la nomenklatura administrative de notre pays, et aux exploiteurs d’enfants vulnérables (le « lobby »).

Voir les détails ici : http://soutien-tim.blogspot.com/

Voici également le résumé fait par Maryna ce jour :

« Resumons: 5 jours en prison a Dublin et 7 audiences (700 km a chaque fois), presque 8 mois du contrôle judiciaire allant de déplacement chaque jours au commissariat (25 km de la maison) au debut jusqu’au 2 fois/semaine a la fin. Deux mois seule ici, sans mon mari retenu en France. Il est revenu, refusant de servir d’otage: si moi, je pouvais encore tenir, les enfants, eux, souffraient trop de cette separation. Pour sa part, les accusations dont il fait objet sont tout simplement hallucinantes mais c’est un autre sujet…

J’étais accusée ni plus ni moins de la séquestration (false emprisonnement): le procureur ici n’a trouvé pas d’autre article pour satisfaire la condition de la double incrimination (soustraction de l’enfant, ou « child abduction » ne s’applique, en Irlande, après 16 ans de l’enfant). Les trois dernières audiences et le temps d’attente entre elle étaient plus qu’éprouvantes. Mes avocat (dont un, très reconnu en Irlande), ont bossé a suer. Le « common law » (jurisprudence anglo-saxonne) et l’audience ici n’a rien a voir avec celles, en France. Et heureusement: tout est extrêmement clair et argumenté, il n’y a pas de place pour des « lapins du chapeau », aucun argument n’est omis, aucune place a la subjectivité. On peut avoir confiance absolue en justice. Ca change.
Au dela de ca (et certains ont deja remarqué), c’est une décision historique car mettant une personne atteinte d’autisme au meme niveau des droits et libertés qu’une personne tout venant.
Je rappelle que AUCUN cour de justice en France n’a jamais cherché connaitre et encore moins respecter, l’avis de mon fils. Ses problèmes de communication n’ont meme pas été évaluées correctement pour pouvoir décider si il est capable ou pas du « discernement ». La discrimination qu’il a subie a été totale et émanait de l’institution juridique elle meme.
Je ne peux donc que saluer la Hight Court de Dublin de rester au plus prêt du droit national et des droits humaines. Meme si, nous n’avons meme pas eu a plaider la cause des droits fondamentaux: la decision fut prise avant, sur la base des points juridiques uniquement.
Heureusement pour la France: on peut imaginer le titre de l’article dans la presse après la lecture des rapports hospitaliers d’internement de mon enfant… »