Communiqué de l’Alliance Autiste au sujet du colloque « Affinity Therapy » à Rennes

L’Alliance Autiste souhaite réagir à propos de ce
« colloque international », au moyen de ce
COMMUNIQUE PUBLIC
en deux parties complémentaires
,

permettant de conserver l’authenticité  de nos pensées,
et d’éviter les mélanges réducteurs.
Naturellement, nous approuvons et apprécions mutuellement nos deux textes, aux styles différents, et aussi utiles l’un que l’autre.

A/ Exposé de Magali PIGNARD et Laetitia SAUVAGE
B/ Exposé d’Eric LUCAS
Nous vous invitons également à prendre connaissance de notre message en anglais, lui aussi complémentaire : Autistics interests and Affinity Therapy VS. French psychoanalysts interests


A/ Exposé de Magali PIGNARD et Laetitia SAUVAGE
(english translation available here)

Aux pouvoirs publics (Etat, sécurité sociale, Agences régionales de santé, conseil régional..) qui contribuent au financement des institutions spécialisées, et hôpitaux psychiatriques de jour, des universités et de la formation continue des professionnels de santé.

Nous constatons la tenue d’un colloque sur l’autisme, intitulé Affinity Therapy, les 5-6 mars à Rennes.

Il est mis en avant par le terme  « Autisme, une révolution en marche aux USA ! »

Le contenu sera la présentation d’une thérapie supposément révolutionnaire, inventée  et promue par un journaliste américain, père d’un enfant autiste. Cette méthode s’appuie sur les intérêts spécifiques des enfants.

Les partenaires de ce colloque sont la Région Bretagne, la Métropole de Rennes, le Conseil Général d’Ile et Vilaine, l’Université de Rennes et l’Université européenne de Bretagne.

La présentation de ce colloque nous laisse perplexes

  • Sur les compétences professionnelles du comité d’organisation

Nous constatons que les professionnels psychanalystes sont hautement intéressés par cette « nouvelle » méthode.

De fait, les organisateurs du colloque sont pour la plupart des psychanalystes, proches des cercles freudiens et lacaniens, et occupant des fonctions haut placées dans les universités.

Pourtant ils n’ont pratiquement jamais rien publié sur le plan international. Il n’y a aucune preuve scientifique qui atteste de l’efficacité des approches qu’ils prônent, à savoir l’approche psychanalytique / psychodynamique de l’autisme[1].

Nous constatons qu’aucun spécialiste français reconnu pour ses recherches internationales sur l’autisme n’a été invité.

De même, aucune association de parents représentative n’a été invitée.

Nous constatons que le « Groupe Recherche Autisme » dont sont membres presque tous les membres du comité d’organisation n’est pas du tout référencé sur google : 0 occurrence.

De plus il est mentionné dans la présentation[2] que  « Le groupe de recherche travaille donc depuis plusieurs années à repérer sur le terrain ce qui oriente les cliniciens dans leurs démarches diagnostiques, puis d’agréger [sic] et développer les expériences institutionnelles menées à partir de la psychanalyse en France. Les différentes études confirmant qu’il s’agit là de l’un des axes majeur de l’accueil des enfants et adultes autistes en France, il semble important de mettre en lumière leurs résultats afin de mettre en évidence les apports de cet accueil. »

Nous sommes curieux de connaitre ces fameuses études, si elles existent.

Il est également très étrange qu’un groupe de recherche qui travaille depuis plusieurs années sur le terrain n’ait aucune occurrence sur google

  • Sur le caractère « révolutionnaire » de cette méthode

Le terme de « révolution » laisse attendre une méthode résolument novatrice et prometteuse

Or, cette méthode est un mélange entre 3 thérapies (comportementale, cognitive et psychodynamique), pratique somme toute courante chez les praticiens formés à l’autisme. Rien de révolutionnaire là-dedans. Nous ne voyons pas non plus ce qu’il y a de révolutionnaire dans le fait de centrer une méthode sur les intérêts de l’enfant : en effet, l’éducation de tout enfant n’est-elle pas basée sur ses intérêts ? De plus, les interventions comportementalistes sont centrées entièrement sur les intérêts de l’enfant, considérant que la motivation est le moteur de tout apprentissage. Il n’y a absolument rien de nouveau dans cette considération.

Il est pour le moins surprenant de découvrir dans la présentation du colloque les termes « révolution », « approche et pratique contemporaine », « à la pointe des dernières recherches internationales », associés à des professionnels qui pratiquent l’approche psychanalytique de l’autisme : en effet, ainsi que l’on a pu le constater dans le film Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme[3]ces professionnels associent encore l’autisme à une psychose provoquée par une mauvaise relation maternelle, et pour eux le traitement consiste à les observer sans interagir. Ils n’ont pas fait évoluer leur pratique depuis les années 1970 : citons en exemple le président du colloque dans le film Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme Éric Laurent :

« Le dialogue avec les neurosciences, ce n’est pas seulement nous informer des résultats et de faire valoir que ça ne change pas ce qui est notre pratique fondamentale, l’orientation de notre pratique, c’est essayer de pouvoir faire vivre l’humanité sans avoir de trop grands espoirs dans les différentes bonnes nouvelles qui sont publiées tous les jours(…) »

Parmi les invités d’honneur il y a deux psychanalystes qui témoignent dans ce film, et JR Rabanel, un psychiatre psychanalyste que je vous invite à écouter[4] lors d’une formation dispensée sur l’autisme.

Notre sentiment est que, plutôt que d’être à la pointe de la recherche internationale, ces professionnels organisateurs sont à la pointe pour s’infiltrer dans chaque nouvelle stratégie qui leur permettrait de leur redorer le blason, un peu écorché par le film « Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » et par les recommandations de bonnes pratiques publiées par la HAS…

  • Sur l’esprit d’ouverture des psychanalystes membres du comité d’organisation

Nous reconnaissons à ces professionnels une parfaite habileté pour se montrer apparemment ouverts à toutes approches, écoutant soi-disant les autistes[5], tout en  se révélant exactement le contraire lorsqu’on examine leurs pratiques concrètes…

Citons l’invité d’honneur Alexandre Stevens, également dans le même film :

« Dans le monde francophone, l’envahissement des techniques cognitivo comportementales est un envahissement nouveau, récent mais très présent actuellement, la psychanalyse se bat contre cet envahissement. »

  • Sur les écrits de personnes autistes repris pour promouvoir la méthode

Par ailleurs, nous refusons que les écrits des « autistes de haut niveau », cités en p. 4 du dossier de présentation, soient récupérés pour cautionner ce type de pratique.  On pourrait de fait en citer bien d’autres, parmi lesquels Daniel Tammet, Temple Grandin, Liane Holiday Willey, ou pour n’en mentionner  qu’un parmi les français, Josef Schovanec, dont les témoignages vont résolument à l’encontre de la psychanalyse, dont ils sont plutôt des victimes !

Certains ont eu la chance d’être écoutés par des professionnels désireux de faire évoluer leur pratique (on pense par exemple  à la collaboration entre le Pr Mottron et Michelle Dawson[6]). C’est ce genre de témoignage, concret et constructif, que l’on souhaiterait voir relayer dans un colloque qui se présente à la pointe du progrès.

  • Sur les dépenses publiques allouées pour les pratiques psychanalytiques en institutions / hôpitaux de jour psychiatrique

Il est très déplorable que les pouvoirs publics soient dupes en s’associant à de tels « recyclages », alors que la situation des personnes autistes en France est juste dramatique.

Il est désastreux que les moyens publics soient aujourd’hui attribués à ces professionnels sans aucun contrôle de l’Etat, avec des budgets renouvelés chaque année sans aucune contrepartie et avec une opacité totale sur le financement de ces milliards d’euros[7], dépensés par la sécurité sociale.

Concrètement, la prise en charge dans ces institutions et hôpitaux psychiatriques de jour ne répond pas à la recommandation de la Haute autorité de santé (HAS), s’agissant d’autisme[8].

Il est véritablement scandaleux que l’argent public soit gâché de la sorte, alors que parallèlement des parents s’épuisent à créer et gérer des centres éducatifs dans lesquels leurs enfants progressent mais sans aucun financement public.

En conséquence, nous exigeons que les pouvoirs publics cessent immédiatement de gaspiller l’argent dans de telles pratiques et redéploient les moyens financiers vers les pratiques qui répondent aux recommandations de la HAS, qui est une autorité publique.

Nous demandons que cesse ce véritable scandale qui conduit depuis des dizaines d’années à un gâchis humain provoqué par ce qui constitue une totale perte de chance pour nous.

[1] La recommandation HAS mentionne que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur l’approche psychanalytique ».

[2] Dossier de presse page 2

[3] Ce documentaire expose le point de vue psychanalytique sur l’autisme, par la bouche de dix psychanalystes et d’un pédiatre proche des cercles lacaniens. Pour la première fois, ces professionnels expriment leurs théories dans un langage accessible aux profanes. Devant la caméra de Sophie Robert, ils exposent longuement leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme : une psychose (folie) induite par une mauvaise relation maternelle, et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique de ce trouble : le nihilisme thérapeutique, avec pour conséquence l’enfermement à vie en établissement psychiatrique.

[4] Extrait d’une conférence de Jean-Robert Rabanel – De quoi parlons-nous quand nous disons « autisme » ? à l’Institut du Travail Social de la Région Auvergne, le 11 avril 2013

[5] Des écrits de personnes autistes ont été psychanalysés et publiés dans un livre, « Ecoutez les autistes » par JC Maleval, psychanalyste et membre du comité d’organisation

[6]A. Pélouas, « Autisme, changer le regard », Le monde, 16/12/2011, URL :  http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/16/autisme-changer-le-regard_1619381_3244.html

[7] Le président du groupe parlementaire autisme a fait en 2012 une projection budgétaire permettant d’estimer à près de 13 milliards d’euros les économies totales potentiellement réalisables sur la durée de vie totale des 8000 enfants autistes naissant chaque année en cas de remboursement de 25h hebdomadaires d’accompagnement adapté pendant 16 ans (de 2 à 18 ans)

[8] La recommandation mentionne que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur l’approche psychanalytique et  la psychothérapie institutionnelle »

Magali PIGNARD, avec le concours de Laëtitia SAUVAGE


B/ Exposé d’Eric LUCAS

Aux autorités concernées ;
aux médecins et scientifiques ;
aux autistes et à leurs proches ;
au public et aux contribuables ;
à la presse.

L’Alliance Autiste, organisation d’autistes, s’étonne et s’inquiète de la tenue d’un « colloque international » les 5 et 6 mars 2015 à l’Université de Rennes, concernant la « thérapie par affinités » et curieusement organisé par un groupe de psychanalystes se prétendant utiles à cette méthode.

Nous rappelons que les psychiatres publics français, surtout ceux d’obédience freudo-lacanienne, sont les personnes qui nous font souffrir le plus au monde, notamment en nous enfermant, souvent à vie, et en nous contraignant à nous soumettre à leurs délires idéologiques étranges et douteux, sans rapports avec l’autisme, et surtout sans résultats (à part l’assurance de la pérennité d’un juteux business).

Ce scandale est d’ailleurs révélé par le film « le Mur », et a conduit la HAS à désavouer enfin la psychanalyse.
Rappelons enfin que la France, bastion psychanalytique, accuse plusieurs décennies de retard en matière d’autisme, précisément parce que ces personnages se sont toujours refusés à aborder des méthodes concrètes.

La méthode présentée, « Affinity Therapy », nous semble plutôt de bonne foi et de bon sens, et certainement utile et à encourager. A part le côté très commercial de cet événement, nous n’avons rien contre M. Suskind (le découvreur de la méthode) et nous souhaitons la bienvenue à son fils autiste, Owen.

Nous sommes un peu étonnés toutefois que cette méthode, aussi louable soit-elle, soit présentée comme « révolutionnaire ».
Nous ne sommes pas surpris qu’elle paraisse aussi bouleversante pour les psychanalystes, qui sont habitués depuis des décennies à nous écouter sans rien faire, mais pour nous il est évident que si l’on nous suit sur la voie des seules choses qui nous intéressent, c’est le meilleur moyen de nous y rencontrer, et de susciter un désir de communiquer.

M. Maleval, l’un des grands-prêtres de cette messe psychanalytique, découvre que les autistes qui écrivent des livres ne sont pas dans le délire et ont des choses sérieuses à dire… Il écrit, citant une personne autiste, « … les personnes qui m’ont le plus aidée ont toujours été les plus créatives et les moins attachées aux conventions ». » : quelle découverte !

Nous remercions MM. les psychiatres de reconnaître que nos « intérêts restreints » ne sont pas que des lubies négatives, et qu’ils ont un sens et une utilité. Ne serait-ce que parce qu’ils nous permettent d’avoir notre domaine personnel de liberté, dans cette société qui ne nous comprend guère et qui ne fait que peu d’efforts pour nous prendre en compte et nous laisser la chance d’une vie digne et équitable.

Nous les remercions aussi de considérer qu’il conviendrait de nous laisser cultiver ces intérêts au lieu de s’y opposer. L’idée que la notion de LIBERTE en notre faveur puisse effleurer la pensée psychiatrique (hormis le côté surréaliste de la chose quand on considère que la question ne se pose pas pour les « normaux ») nous paraît plutôt encourageant : peut-être qu’un jour ils finiront par sortir de leurs ornières, ce qui nous laisse rêver qu’à l’avenir, dans les lieux de détention médicale, stériles et tristes à mourir, malheureusement encore « normaux » dans ce pays, l’on puisse offrir aux autistes détenus de la matière concrète pour alimenter leurs intérêts, leurs créations, leurs passions, leurs inventions.

Car ce qui nous inquiète c’est que ces messieurs parlent de « prise en charge institutionnelle de nos intérêts ».

Nous n’avons rien contre le fait d’utiliser les intérêts et affinités des autistes pour les aider, au contraire.
C’est le côté « institutionnel », décidément bien enkysté dans ce pays, qui nous dérange.
Nos intérêts, nos passions, c’est d’abord PERSONNEL, c’est notre espace de liberté.
Nous ne voulons pas que quelque institution que ce soit vienne à nouveau violer notre intimité, surtout sur le seul terrain qui échappe encore à l’emprise tentaculaire des psychiatres, et qui était jusqu’à maintenant simplement négligé car vu comme « pathologique ».

Vous nous enfermez (souvent sous le prétexte d’une prétendue « dangerosité ») ;
vous nous empêchez de recevoir une éducation et un enseignement corrects ;
vous enveloppez nos amis plus jeunes dans des linges froids et humides ;
vous les faites patauger à moitié nus dans des « flaques thérapeutiques » ;
vous vous bornez à les regarder, et à « écouter » des « patients » généralement non-verbaux ;
vous vous repaissez de notre vie sexuelle en tentant d’alimenter vos fantasmes psychanalytiques (alors que vos théories ne sont pas prévues pour les autistes, qui fonctionnent différemment) ;
vous ne faites rien pour nous aider, tout en étant grassement rétribués pour toute cette maltraitance par défaut (cf. avis N°102 du CCNE) ;
et voici que maintenant, à peine avez-vous mis le doigt sur une méthode que vous croyez pouvoir récupérer et mettre à votre actif malgré des décennies d’écoute somnolente, tout en ayant un nouveau moyen de nous atteindre et de nous empêcher de respirer, que vous vous jetez sur l’occasion comme la vérole sur le bas-clergé…

Nous refusons que la psychanalyse vienne mettre son nez dans les derniers jardins secrets qu’il nous reste.
Nous ne sommes pas vos cobayes, votre gagne-pain.
Sachez que vous nous rencontrerez sur votre chemin, et que nous sommes des personnes qui veulent véritablement aider les autistes, au lieu d’en vivre.

Nous souhaitons que les intervenants et organisateurs de ce colloque nous expliquent en quoi la psychanalyse serait indispensable ou même simplement utile pour « l’affinity therapy ».

Peut-être que la psychanalyse serait moins contre-productive que d’habitude, mais après tout ce que ces psychiatres nous font endurer depuis si longtemps, nous aimerions beaucoup que ce soient d’autres personnes qui s’occupent de cela. Vraiment.

Messieurs les psychanalystes, nous sommes fatigués de votre présence envahissante, tentaculaire et peu utile dans notre vie. Laissez-nous tranquilles, laissez-nous nos passions, et occupez-vous plutôt des histoires intimes de ceux qui vous croient utiles.
Messieurs les psychanalystes, les autistes n’ont rien à vous dire : vous ne faites pas partie de leurs « intérêts » ni de leurs « passions ».

Enfin, nous nous étonnons que cette grand-messe soit organisée avec le soutien et l’argent publics, alors que la HAS, ainsi qu’environ un million d’autistes et leurs proches en France, condamnent la psychanalyse. Sans parler des autres pays, où cette approche n’est quasiment plus utilisée pour l’autisme.

Nous constatons aussi que le prix d’entrée (60 à 90€) est dissuasif et que tout est fait pour attirer les professionnels (et notamment ceux des « institutions », remboursés rubis sur l’ongle par l’argent public).
Si l’entrée est gratuite pour les étudiants (à convertir ?), en revanche rien n’est prévu pour les « personnes avec TED » (c’est comme ça qu’on nous appelle…), comme trop souvent.

Même le dossier de presse est peu accessible aux autistes, car émaillé de fautes de français et de tournures absconses.

Pendant que tout ce beau monde va pérorer et s’auto-congratuler, la plupart des autistes, eux, demeurent emprisonnés, exclus de la société libre, et ceci avec le soutien de ces personnes, au grand mépris de toutes les conventions internationales (ONU, OMS, Europe etc.) qui toutes recommandent fermement la désinstitutionnalisation.

L’Italie a banni les « institutions » pour enfants handicapés, lesquels, TOUS, sont scolarisés en « milieu ordinaire »… depuis 1977 ! Puisque messieurs les psychiatres tout-puissants et omniprésents semblent prêts à regarder ce qui se passe hors de nos frontières, peut-être un jour la France acceptera-t-elle d’offrir aux enfants autistes le niveau de l’Italie des années 70 ?…

Pour finir, en dépit des aspects surréalistes, abracadabrants, et même indécents de ce « grand spectacle » que les psychanalystes vantent auprès au public (pour redorer leur image ?), et malgré le dégoût que cela nous inspire, notre association reste ouverte au dialogue, et nous invitons ces messieurs à nous contacter, par écrit, pour débattre et démontrer les erreurs des uns et des autres.

Nous ne voulons pas seulement être écoutés : nous voulons que l’on réponde à nos interrogations et demandes légitimes quant aux nombreuses aberrations et injustices que le système majoritaire nous impose.

Nous aimerions, nous aussi, avoir une vie libre et tranquille.

Eric LUCAS

6 thoughts on “Communiqué de l’Alliance Autiste au sujet du colloque « Affinity Therapy » à Rennes”

  1. Merci, Merci, merci….
    En tant que président d’Autism’aide 35, association militante rennaise, je vous exprime ma profonde gratitude d’avoir consacré de votre temps pour dénoncer ce colloque qui aura lieu à Rennes.
    Salutation à Eric, qui est venu nous voir en décembre dernier.
    Serge

  2. Oui merci beaucoup à tous
    j’ai ce même sentiment d’amertume ,(de colère?) sachant que dans ma ville, se tiendra ce colloque avec moultes financements et « flatteries » à la clé et que tant de gens, des « vrais gens » , juste à coté, des familles souffrent à coté de mauvaise prise en compte de leurs difficultés, et que nous autistes (aspis ou autres) soyons si peu reconnus dans notre parole , et même carrément parfois dénigrés.
    Au point que sur Rennes, franchement, je n’ai quasi jamais parlé de mon autisme tant le propos est méconnu (incompris)et auprès des peu de psys que j’y ai rencontré , je n’ai pas vu de pertinence dans leur propos sur l’autisme, ils sont très loin de la « réalité » (et sans doute tous formés à l’école des « grands pontes » locaux au discours obsolètes.).
    très gros soupir.
    merci d’avoir pris la parole.

  3. et ‘jajoute que je rejoins Serge Montembault et heureusement qu’une asso comme autism’aide 35 est arrivée et va enfin prendre les choses par le bon bout!!
    (cafés asperger, cafés rencontres, groupes d’habiletés sociales et autres suivis pertinents!)

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