Bilan sur 3 ans d’efforts pour l’autisme au pays de Tartuffe. Mes adieux apaisés.

C’est tellement à vomir, que je ne sais même pas si ça vaut la peine de faire un article.
Mentionnons simplement quelques points rapidement, avant de continuer la journée positivement, très loin de ce pays.

Je mets en vert les rares points positifs pour la France. En vert et en gras, pour qu’on arrive à les trouver…

  • Décembre 2013 – Mars 2014 : création par mes soins de l’Alliance Autiste – difficile car j’étais sans abri – je travaillais sur le logo dans une salle où on donne à manger aux sans-abris, après le repas.
  • Avril-mai 2014 : premières réunions, physiques et virtuelles, immédiatement infestées par Marian Giacomoni, qui a semé la zizanie dès le départ dans notre groupe naissant, lequel ne s’en est jamais vraiment remis.
  • De tous ces 3 ans, le peu d’autres associations ou collectifs d’autistes n’a jamais même seulement répondu à mes divers messages proposant de travailler ensemble  (notamment SATEDI, même avant que cette asso ne soit parasitée puis « habitée » par MG).
  • Quasiment aucun autiste n’a essayé de collaborer ou de nous rejoindre (en tant que membre, participant, etc.).
  • Les associations de parents m’ont et nous ont soigneusement tenu à l’écart, à quelques exceptions près (APESA (Marie Hélène Audier), APIPA (Anne Vialèlle), Aspéransa (Jean Vinçot)…)
  • Aucun parent n’a jamais accepté mon aide pour son enfant autiste (jeune ou pas) – alors que dans d’autres pays certains acceptent, et ne le regrettent pas — (à l’exception de la famille du jeune Hugo, dans le 26, qui m’a invité un jour, mais je n’ai rien pu faire de concret pour lui en si peu de temps, ni même parler de ce qu’il aurait fallu faire, alors que certaines choses étaient évidentes et faciles)
  • Aucune association, personne, n’a aidé la famille de Timothée à Lyon, à part Magali Pignard (surtout) et un peu moi, donc, tous les deux, l’Alliance Autiste.
    Trop bon trop con, trop enclin à pardonner et à oublier, j’ai mis MG en contact avec Maryna, la mère de Timothée : MG a rappliqué immédiatement… (l’affaire était très médiatique…)
    Et « bizarrement », quelques heures plus tard, Maryna ne me faisait plus confiance et traitait plutôt avec lui. Elle a ensuite compris qu’il l’avait utilisée.
    L’affaire Timothée est une catastrophe totale, à cause du système administratif français et de la collusion des fonctionnaires, souvent odieux et parfois même débiles (comme le responsable de l’académie, avec ses âneries à la radio : « des coups ont été portés » (par Tim)).
    Des années d’efforts (surtout par Magali et quelques autres), pour rien (exil et ruine de la famille, institutionnalisation de Tim, HP, bref presque « la totale »…
    (La « totale », c’est que dans l’autisme en France, parfois les gens sont poussés au suicide par ce système de Thénardiers administratifs : ici ce n’est pas le cas, donc tout n’est pas si noir, pas vrai ?)
    Cette affaire m’a permis de constater en direct la mauvaise foi de la Justice française, et tous les copinages entre fonctionnaires, tous copains avec « le lobby médico-social » (ou médico-financier…) qui vit de nous.
    Je sais que tout ce que je raconte peut sembler exagéré, mais j’ai vu de mes yeux, entendu de mes oreilles, et il y plein de preuves (que personne ne veut voir, hein, c’est la France, la tête dans le sable…)
  • Eté 2014 : las des absences de réponse du SEPHLE (le Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées), à mes emails, je finis par leur téléphoner (ce qui est difficile pour moi), et une responsable, embarrassée, me dit que le ministère « normalemeeennt, n’a pâs vôcââsssion à discuter directeumeeennnt avec les assôciâtions… », mais que je peux leur écrire.
    Je reçois donc enfin une réponse email me disant que si on a des questions autour de l’autisme, on peut les contacter… (bon, moi je voulais plutôt leur expliquer des choses, mais bref…)
  • Début décembre 2014, nous avons enfin été reçus par le chef de projet autisme de l’époque, M. Blanco, qui nous a écoutés pendant plus de deux heures, en étant visiblement captivé et « très intéressé » (je n’ai cessé d’expliquer aux différents chefs de projet autisme à quel point il importait de « faire des ponts », et comment nous pouvions les aider à aider les autistes, mais ça n’a pas donné grand chose). Ensuite, quand il me répondait, c’était toujours avec plusieurs mois de retard, et rien n’a été fait.
  • En décembre 2014 j’ai fait un petit « discours » à l’UNESCO, que tout le monde a trouvé bien, mais comme toujours ça n’a servi à rien, et l’UNESCO n’a jamais daigné répondre à mes emails.
    (Il y a eu des choses similaires à l’ONU en juillet et à l’OMS en octobre : des clap clap clap, félicitations, puis plus rien).
  • Hiver 2014-2015, je me suis retiré au Sahara et j’ai commencé à écrire un livre qui pour moi supprime complètement cette histoire de « puzzle » de l’autisme. J’ai mentionné cela, et j’ai déjà décrit dans des articles certains des grands principes de mon livre (qui n’est toujours pas fini, faute de trouver le temps et surtout la sérénité nécessaires).
  • En mai 2015, chez le Défenseur des Droits, j’explique que l’autisme n’est pas une maladie, et qu’il faut faire une distinction entre « l’autisme », d’une part, et « les troubles » d’autre part (et par ailleurs, le handicap).
    Reproches de la principale association de parents, me disant que je donnais « de fausses informations sur l’autisme », et j’ai même une collègue qui m’a dit que si je continuais à dire des choses comme ça, elle se retirait de l’association…
    Quelques mois plus tard, j’ai vu sur Facebook que de plus en plus de gens défendaient disaient la même chose que moi (même si évidemment je n’ai pas été le premier à le dire), au sujet de « l’autisme n’est pas une maladie ».
    Par contre, j’ai vu en 2016 que les gens continuaient toujours à s’étriper avec des choses selon moi idiotes du genre « l’autisme est-il plutôt une maladie ou plutôt un handicap » ?
    En 2017 je ne sais pas, j’évite autant que possible d’aller sur l’internet francophone relatif à l’autisme, tant c’est truffé d’énormités.
    De toutes façons, tant qu’on ne fait pas la distinction entre l’autisme (la nature, l’essence), et le reste (les « troubles », le handicap, bref les conséquences de l’absence d’adaptation raisonnable du système non-autistique à l’autisme (qui le mérite largement, et je le démontre)), ça ne sert à rien de discuter, on parle dans le vent. C’est d’ailleurs pour ça que les gens n’arrivent pas à se mettre d’accord.
  • Naturellement, personne en France ne s’intéresse à ce que je raconte sur l’autisme. Rien, pas un commentaire, pas un mot, pas une question, juste un silence poli. Par pitié j’imagine.
    Je dois être pris pour un mythomane… Mais surtout, surtout, ne vérifiez pas, ne vous renseignez pas !!!
    Si un petit autiste mal élevé, les doigts pleins de cambouis, sans diplômes, vient vous expliquer l’autisme, ça fait flipper, non ? C’est pas crédible, c’est pas possible, donc nous les Français-omniscients, on va quand même pas s’abaisser à vérifier les élucubrations de cet excité, pas vrai ?
    Dans les autres pays, aucun problème, les gens comprennent et apprécient ma vision de l’autisme.
  • C’est aussi en 2015 que j’ai commencé à utiliser l’expression « Troubles Non-Autistiques », qui est maintenant utilisée aussi par d’autres.
  • Toujours en mai 2015, je représente l’AA dans une réunion à 6 à Matignon, avec les conseillères santé du Premier Ministre et de l’Elysée. Alors que la réunion s’embourbe sur des questions de statistiques et de prix des consultations psy, je « recadre » les choses sur les « vrais problèmes », tant et si bien qu’à la fin les conseillères sont bien obligées de parler du problème de « la réticence des professionnels » (à appliquer les recommandations).
    Elles utilisent même l’image d’un « bâton » qui manquerait pour les y contraindre. Et quand je dis que c’est précisément ce qu’on demande, plus de réactions, silences et sourires polis, fin de réunion.
  • En juin 2015 nous avons (notamment grâce à Magali Pignard) présenté notre « contre-rapport » au Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU à Genève, et ça s’est bien passé. C’est la seule fois où je n’ai pas tout payé de ma poche, car (toujours grâce à Magali) une cagnotte généreusement alimentée par les parents de France a permis de payer les frais.
  • Toujours en juin 2015, je suis intervenu de nombreuses fois dans diverses réunions et conférences à l’ONU à Genève. J’avais un « pass » valable un mois, je l’ai donc utilisé au mieux. Il faisait très chaud, je dormais dans ma voiture, c’était difficile.
  • Fin juin, j’apprends que l’infâme MG a réussi à s’introduire dans le Groupe de Pilotage des Recommandations autistes adultes HAS/ANESM…  En état de choc face à une telle aberration inimaginable (lui, le vilain harceleur dont tant de gens se plaignaient sur FB, maintenant incrusté au sommet !) (c’est même là que j’ai appris ce qu’est un « pervers narcissique »), je rédige un long brûlot à son sujet sur Facebook, où je commence à déballer. A cette époque, je ne « balance » pas encore l’histoire du « double-mensonge avec menaces », car c’est tellement énorme que je me dis que les gens ne vont pas me croire, et puis aussi, surtout, parce que je n’ai pas de preuves, hélas. Si j’avais un enregistrement de ce qu’il m’a dit, ça ferait longtemps que cet énergumène n’existerait plus du tout dans l’autisme en France.
    Naturellement, la communauté, qui croit au personnage de « Marian l’Enchanteur », et qui ne connaît RIEN de la réalité, me traîne dans la boue en croyant que je l’attaque etc. Bref.
    Heureusement, je suis soutenu par certains, et surtout certaines, tous d’anciennes victimes de ce super-manipulateur, mais uniquement en privé, car elles ne veulent plus entendre parler de lui, et je les comprends. (Sachant que si vous publiez le moindre truc qui s’oppose à son « prestige » (de quoi ? on se demande… Il est d’une banalité…), alors il va tout faire pour manipuler des gens (généralement des femmes) pour les amener à ce que d’autres, plus proches de vous, vous convainquent de retirer l’article – ce qui a marché pas mal de fois avec moi).
  • Pour ne pas laisser le champ libre à ce personnage, je demande également à faire partie du même groupe de pilotage. Au début on me dit oui c’est possible, j’ai juste à renvoyer tel dossier avant telle date, ce que je fais. Alors on m’oppose un refus, en me disant que le GP est déjà formé, qu’il n’y a plus de place. Puis je me défends, et « bizarrement », finalement il y a de la place.
    Je tiens ici à rendre hommage à l’une des cheffes de projet des recommandations HAS ANESM, qui a réalisé les « aménagements raisonnables » dont j’avais besoin : travail à distance, patience, « filtrage et traduction » de mes écrits et de mes explications orales. Comme quoi c’est possible.
    En plus, elle a bien compris ce que j’ai expliqué sur l’autisme, et notamment sur le besoin de « libération des autistes », d’aller « vers la sortie des murs ». Je lui ai fait partager la vie d’un autiste, et elle a beaucoup apprécié, et n’a cessé de me répéter que ma participation était utile et incomparable etc.

    Quant à Marian, j’ai su que dès la première réunion (physique) tous les autres étaient incrédules face à ce type (qui n’a rien d’un autiste), mais, au pays de Tartuffe, on ne fait pas de vagues, on fait semblant.
    Et puis, il répète ce qu’il faut dire pour nous défendre, alors…
  • J’ai vu que Mme Bobolakis faisait partie de ce GP, et qu’elle était l’une des présidentes de la Fédération Française de Psychiatrie. Au vu des lettres de la FFP se plaignant auprès de l’Etat, j’ai donc interrogé la FFP, et la HAS, à propos de cette présence (et aussi de celle du Dr Bonnet, plutôt sulfureuse). Et j’ai bien sûr dénoncé l’imposture MG, qui se présente comme autiste sans en avoir le moindre signe, et en refusant systématiquement de montrer ses certificats. Il est « président d’une asso d’autistes » (SATEDI), après avoir manipulé très facilement les vrais autistes qui y étaient pour être calife à la place du calife. Donc la HAS profite de ça pour supposer mollement qu’il est autiste, mais personne là-haut n’est dupe.
    Naturellement la HAS n’a jamais commenté mes dénonciations, mais par contre quand j’ai demandé que soit supprimée la mention « personne concernée » pour ce personnage, dans la liste des 20 du GP, ils ont été très fins puisque, pour lui et pour moi, ils ont remplacé « personne concernée » par « représentant d’association d’usagers » (ce qui évite, très astucieusement, d’aborder la question de savoir si oui ou non il est autiste). En revanche, cela « supprime » la présence des autistes dans le GP, ce qui pose problème. (Depuis mon départ du GP, c’est Stéfany Bonnot-Briey qui a repris la place, et elle c’est une vraie autiste, pas une pâle copie).
  • Fin 2015, épuisé par les supplices administratifs qui me sont imposés par l’Etat français, vivant une sorte de cauchemar entre ça et toutes les aberrations, déceptions, trahisons etc. par rapport à l’autisme, j’en arrive à préparer une grève de la faim.
    Monsieur Said Acef, conseiller de Ségolène Neuville, quelqu’un de vraiment bien, ne m’ignore pas et me tend la main, tout de suite, avec coeur et courage. (Pas comme ce qui se passe maintenant, fin 2017.)
    On envisage diverses choses pour essayer d’avancer. Ce qu’il a entrepris pour essayer de me tirer du supplice principal n’a rien donné, mais ça c’est à cause de l’impossibilité pour les préfectures de reconnaître leurs erreurs, elles-mêmes dues à ce que je nomme « l’absence de prise en compte correcte de l’autisme par le système socio-administratif » (je pourrais expliquer tant de choses « subtiles » qui pourraient aider facilement les autistes !).
    Concernant la participation des autistes, il me dit qu’ils vont mettre en place une communication structurée avec nous. Et il le fait ! Depuis ce moment, mes collègues sont de plus en plus nombreux à être invités dans les groupes de travail, de plus en plus souvent et correctement, semble-t-il (en étant écoutés « pour de vrai »).
    Peu après, j’ai rendez-vous (toujours par Skype) avec Mme Valérie Toutin-Lasri, la nouvelle cheffe de projet autisme, une dame vraiment très bien elle aussi. Vraiment bien.
    Elle fait tout ce qu’elle peut pour comprendre et aider.
    Elle me dit « Said est venu me voir rapidement dans une réunion, et m’a dit +On n’a pas été bons dans la communication avec les associations de personnes concernées+ et il m’a demandé de voir avec vous comment améliorer tout ça ».
    Nous avons donc eu plusieurs réunions par Skype.
    Je lui ai parlé aussi de mon projet « Autistance ». Comme toujours, on m’a dit que c’était intéressant, et qu’ils allaient créer un groupe de travail pour y réfléchir…
    J’ai également insisté, beaucoup, pour la participation et l’aide des collectifs d’autistes, pour que nous soyons dans les groupes de travail etc, pour être vraiment acteurs dans les décisions, pas juste là pour décorer.
    Je vois qu’avec le nouveau gouvernement, ça a l’air d’être devenu une réalité. Ca c’est positif.
    Le fait que je n’en fasse pas partie n’a aucune importance, et d’ailleurs c’est même mieux, car je suis « trop abrupt ». C’est utile pour débloquer plein de trucs, c’est vrai, et je crois l’avoir fait, mais c’est « un peu trop » pour les salons gouvernementaux (même si je peux être tout à fait correct, si on relâche un peu la pression de l’étau de l’injustice administrative française).
  • En octobre 2015 je participe au forum annuel de la santé mentale au siège de l’OMS (toujours à Genève, que je commence à bien connaître), et j’explique des choses qu’ils trouvent intéressantes. Le Directeur de la santé mentale tient même à m’envoyer une lettre de félicitations. Mais bon, est-elle sincère ? Peut-être, mais de toutes façon je ne peux pas aborder ici certaines choses confidentielles par rapport avec l’OMS, et la manière dont elle est financée (zut, j’en ai déjà trop dit !).
  • En novembre 2015 donc je renonce à ma grève de la faim, pour laisser le temps aux « gens importants » de régler le problème (ce qui n’a finalement rien donné).
    Plus qu’à bout, je finis par fuir la France, profitant d’une invitation en Russie pour y expliquer comment j’ai surmonté les difficultés non-autistiques (imposées par le non-autisme).
    C’était quelques jours après les terribles attentats de Paris, et j’ai l’image d’un avion m’emportant le plus vite possible très loin, le plus loin possible de tout ce… enfin… cette chienlit.
  • Depuis que j’ai quitté la Sous-France, tout va beaucoup mieux pour moi (même si parfois j’ai vraiment eu des épisodes très très difficiles).
    La liberté, c’est incomparable. Et surtout être loin de toute cette hypocrisie.
    Je sais que mon soulagement n’est pas une information très intéressante pour les autistes de France, mais il faut bien que j’explique les choses.
  • Depuis que j’ai quitté ce panier de crabes, je suis devenu totalement intolérant à toutes ces fumisteries (bon, d’accord, déjà je ne l’étais pas beaucoup…), et, avec tout ça et les supplices adm qui ne s’arrangent pas, je suis devenu vraiment très très irrité et irascible vis à vis de tout ce qui peut venir de la France, avec donc de plus en plus « d’éruptions » et de « crises de nerfs », ce qui a achevé de me rendre totalement insupportable et infréquentable en France, même pour mes collègues dans l’autisme.
    Ben oui, le fait de vivre loin de ce système débile, de lâcheté, de Tartuffes, par contraste chaque fois que j’y pense ça devient beaucoup plus insupportable pour moi, que si je baignais encore dedans.
    Désolé pour l’image, mais quand on vit tout le temps plongé dans la m., on finit par ne plus sentir l’odeur ni la texture, et même, pour certains, ça paraît doux et chaleureusement réconfortant (pas vrai, hein les petits furoncles médico-administratifs ?…)
  • En 2016, las de tout cela, et las de tenter de dialoguer en vain dans certains groupes de travail (comme celui chargé de faire le site gouvernemental sur l’autisme), ne pouvant plus supporter de travailler dans la « mascarade », je décide de quitter le GP des reco HAS-ANESM.
    A part le peu qui étaient « de mon côté », je crois que ça en a soulagé pas mal. Heureusement, la personne qui me remplace, Stef, est très compétente, nettement plus que moi sur la plupart des points. J’ai juste apporté « ma touche » dans ces reco, en insistant lourdement pour aller « vers la sortie des murs », et j’ai vu que pas mal de ce que j’ai dit et écrit a été repris dans les propositions de reco, parfois même presque du « copier-coller ». Mais les reco finales, je ne sais pas encore. J’ai également montré que l’expression « personnes avec autisme » ne tient pas, et ça a été compris et pris en compte dans le site gouvernemental. C’est toujours ça. Et, plus important, maintenant ils évitent soigneusement de parler de « maladie » ou de « pathologie » pour parler de l’autisme (sauf parfois dans des emails internes, de la part de la vieille garde de la psychiatrie).
    Je ne dis pas que tout ça est grâce à moi, car ce n’est pas vrai, mais ce qui est sûr c’est que j’ai puissamment contribué à enfoncer certains clous, et à parler de certaines choses qui était occultées dans le passé (éviter de parler des questions fondamentales, c’est la spécialité française, pour ne pas faire de vagues, pour être bien comme il faut socialement… sauf que moi, je ne suis pas là pour défendre le non-autisme et ses conventions débiles, mais pour défendre l’autisme).
  • Dans mes périples autour du monde,je constate que non je ne débloque pas, et que les gens comprennent et apprécient ce que j’explique.
    Dans un camp d’été inclusif au Kazakhstan, pendant 6 semaines, je constate que ma façon de voir l’autisme n’est pas une billevesée, et s’applique également pour les autistes « dits sévères », de tout âge. (D’ailleurs, depuis, l’organisation de ce pays me propose souvent de revenir).
  • La « révélation » c’est vraiment au Brésil, ou dans une conférence je comprends moi-même à quel point j’ai raison sur l’autisme (et pour ça il aura suffi d’une feuille de papier et de 10 minutes proposées pour y écrire quelque chose, dans un « atelier »). Le public comprend aussi que j’ai raison. Et le Brésil, ce n’est pas un pays d’arriérés…
    Tout ça fait que maintenant, la France………………
  • Bref, en juin 2017, à l’approche du 15ième triste anniversaire du « cauchemar titre de séjour » (toujours en cours) imposé à mon premier ami-soutien-de-vie en tant qu’autiste, le seul que j’ai trouvé en 30 ans, et dont l’amitié m’a permis d’ouvrir tout grand le portail entre autisme et non-autisme, et d’être « fort », je n’en peux vraiment plus et j’envisage encore une grève de la faim, ne trouvant pas de moins mauvaise idées (mes centaines de lettres et de suppliques pendant des années ayant juste servi à me rendre imbuvable par tout le monde en France).
    Les injustices criantes de ce dossier sont vraiment insupportables pour moi, surtout au bout de tant d’années, et surtout avec tant de Mutisme et de Mépris Administratifs Français.
    D’ailleurs, le but de ma grève de la faim, c’est d’obtenir au moins un interlocuteur…
    Penses-tu !!
    Quinze jours de grève de la faim « diplomatique » (discrète, pour éviter de « braquer » les hautes sphères), le consulat parfaitement au courant, et d’ailleurs très gentil, du moins au début, parce que maintenant, fatalement, ils doivent en avoir vraiment ras-le-bol ; bref, même le consulat s’est vu opposer une « non-réponse » constante par son propre ministère, même après des relances du dit consulat !! Alors moi, je peux crever…
    (pour en savoir plus : ericlucas .org)
  • Et pour couronner le tout, alors que j’en arrive au point de penser que seul le Président de la République peut me sauver en appuyant sur le bouton rouge (car il est évident que s’il la connaissait, jamais il n’accepterait que dure un jour de plus une telle ignominie, indigne de la France), j’apprends, hier, que mes collègues l’ont rencontré début juillet, sachant bien dans quelle situation j’étais…
    Inutile de se demander s’ils lui ont parlé de ma situation…  (et heureusement que j’apprends ça avec plusieurs mois de retard, car si je l’avais su à l’époque, j’avais une fenêtre pas loin, et 7 étages bien tentants, pour en finir enfin).
    (On me dit maintenant qu’il était très difficile d’approcher le Président, et qu’il y a plein d’autres sujets importants. OK. Mais si j’avais au moins été informé de cette rencontre, je leur aurais demandé de faire passer une lettre, un mot, même si ce mot devait lister seulement les 50 cas les plus pressants).
    Je sais bien qu’il y a plein de problèmes et plein de choses générales à défendre par rapport à l’autisme (et on ne peut pas me reprocher de ne pas m’y être efforcé), mais en même temps, je suis autiste aussi, je souffre aussi (même si c’est difficile à comprendre), et donc je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas être aidé aussi, surtout quand c’est si facile (juste quelques mots aux bonnes personnes).
    Ce genre de problème touche tous les autistes dits « haut niveau de fonctionnement » : en effet, il n’y a absolument rien pour les aider car le peu qui existe est dévolu à des enfants et des « autistes classiques » qui en ont terriblement besoin. J’ai rien contre ça, mais c’est au niveau de la quantité totale de moyens qu’il y a un problème, et surtout, au sujet de la manière d’utiliser l’argent, qui est presque totalement englouti pour satisfaire des emplois et des établissements, alors que si on faisait les choses correctement, tout serait vu différemment au sujet de l’autisme, et, notamment, il serait surtout question de « services dans la cité » et non plus de « murs ». Et la question de l’adaptation aussi, est à revoir. Il faut une adaptation réciproque.
    Je peux expliquer plein de choses. Mais les gens qui disent la vérité, en France, ça ne passe pas.
    « Out ! Toi, t’as tout compris, t’es fou tu veux tout balancer et tout révolutionner ?!!  Ouh là là , doucement….. »
    C’est la France, les petits train-trains pépères, les petits boulots tranquilles, les privilèges, le pognon qui corrompt tout, bref…. J’aurais presque envie d’écrire « un grand ramassis de feignasses, lâches, égoïstes, cyniques et hypocrites, mais je vais éviter. Oh… oups, trop tard. Pardon hein.
    (Bien sûr, comme partout, il y a des exceptions.)


  • Bon je suis fatigué de vider mon sac, l’heure tourne, j’ai des choses à faire, dans un contexte moins vérolé.
  • Bien sûr le suis écoeuré, meurtri etc.
    Mais par rapport à mes collègues, hier je leur en voulais, mais aujourd’hui je me dis que ce n’est pas si facile, que tout le monde n’est pas « un bulldozer », que leurs façons de faire sont utiles aussi, que peut-être ils n’avaient pas d’autre choix que de me lâcher et l’ont fait à regret (oh, j’ai oublié de parler de l’épisode du CCNAF, où je me suis énervé en voyant qu’on voulait m’en évincer, suite à quoi tout le monde m’a lâché, dans le CCNAF, et dans l’AA – et moi, toujours prêt à reconnaître mes excès, j’ai fini par leur proposer moi-même de quitter le CCNAF, pour qu’ils puissent « reprendre » ça à leur manière, et ils ont accepté).
  • Bref de toute façon dans l’autisme en France c’est la merde totale (à cause des fumiers du lobby), nous sommes tous obligés de nous débattre comme nous pouvons pour nous en sortir, donc je n’ai pas envie de faire de reproches à mes collègues.
    Je trouve, au contraire, qu’ils commencent à bien s’organiser et que les choses sont prometteuses avec le nouveau gouvernement, et que, finalement, c’est peut-être mieux que je ne sois plus là pour donner des coups de pieds dans la fourmilière. Ce n’est sans doute plus le moment.

    Bon courage à tous, et pardon si certaines choses que j’ai écrites sont erronées ou injustes : vous savez que je suis toujours prêt à corriger, il suffit de m’en informer : eric.lucas@allianceautiste.org

 

  • J’ai oublié de mentionner la lettre que nous avons faite pour demander à la Rapporteuse Spéciale de l’ONU pour les Personnes Handicapées de venir faire une visite officielle en France  : cela est un succès, puisque cette personne est en ce moment même en train de faire cette visite.
    Je ne sais plus si c’est moi ou Magali qui avait eu l’idée de faire cette lettre, ou de proposer à d’autres associations de la co-signer, mais en tous cas cela a bien fonctionné. Tout comme nos « dénonciations » auprès du Comité des Droits de l’Enfant dans notre rapport alternatif (juin 2015, et fin 2015), qui ont donné du travail au gouvernement français.
    Bon, avec tout ça, et tout ce que je « balance » sur tout ce marasme dans mes parlotes à l’étranger, et même maintenant mes « insultes thérapeutiques » sur l’Administration française, il ne faut pas trop s’étonner si celle-ci n’a pas trop envie de mettre fin aux « tortures » qu’elle m’impose sans même s’en en rendre compte.

    Tout vient du manque de communication… Je passe mon temps à essayer de communiquer, d’avertir, d’expliquer, de résoudre, mais en face, j’ai UN MUR !!!
    Pardon d’être un peu énervé, au bout de plusieurs années….
  • Ah et puis j’ai oublié de parler du volet « Autistan » pour l’été 2016, qui ne manque pas de sel non plus :
    • Manquant d’argent pour tout ce que j’avais à payer, notamment les domaines internet, mais aussi et surtout les drapeaux, je décide de tenter le « crowdfunding » ; je fais une petite « campagne », en anglais (qui d’ailleurs n’a quasiment rien donné en 2016), et j’ai la mauvaise idée de la poster aussi sur des groupes francophones : qu’est-ce que j’ai pas fait ?!… Aussitôt je me prends toutes sortes d’accusations limite menaçantes, du genre « vous organisez une levée de fonds personnelle en spoliant Josef Schovanec »…
      (alors que pour l’instant tout ce que j’ai fait pour le concept « Autistan » (et le reste !) m’a coûté une fortune, et que je ne suis pas du genre à utiliser l’autisme pour m’enrichir (pas comme beaucoup trop de gens…)).
    • Dans le même registre, et plus grave, j’ai reçu des emails m’intimant de tout abandonner, de ne plus utiliser le nom Autistan, me disant que la maison d’éditions Plon allait m’attaquer etc, enfin bref du grand délire…
    • Heureusement, Mme Larmoyer de la radio Europe 1 m’a envoyé un gentil email intitulé « Autistan pour tous », me disant qu’elle n’avait aucun problème avec ça (elle anime avec Josef une émission nommée « Voyages en Autistan » ou quelque chose comme ça).
    • Je précise que Josef a toujours été au courant de ce que je fais, et que je n’ai jamais eu le moindre problème avec lui (si un jour c’était le cas, j’effacerais jusqu’au nom « autisme » de ma tête – je veux dire que c’est impensable, car, bien que très très différents sur bien des points, nous nous entendons très bien).
      J’en viens à me demander, en écrivant ces mots, s’il ne faut pas quelqu’un du « calibre » de Josef pour me comprendre… Ce qui expliquerait bien des problèmes et des crispations… Mais moi, je suis toujours prêt à m’expliquer ! Mais je ne peux pas forcer les gens à m’écouter ou à me lire !
      (D’ailleurs, qui est encore en train de lire cet article ? Plus personne, à part vous… (vous voyez bien :-))
    • Encore pire, des « bons samaritains » ont été jusqu’à enregistrer le nom Autistan à l’INPI, en informant Josef (pour le protéger etc.) – quelle bande de lèche-derrière…
    • Un ami s’est rendu compte qu’en fait j’avais légalement un droit d’antériorité sur le nom « Autistan », parce que j’ai acheté des domaines internet « autistan », depuis avril 2014, et il m’en a averti.
    • Bref, finalement, si j’avais voulu revendiquer la propriété du nom, il aurait fallu que je fasse une opposition à l’INPI, qui m’aurait coûté plus de 300€… Or je suis pauvre et j’ai mieux à faire avec l’argent, et en plus de ça je me vois mal intenter une action au détriment d’un ami, d’autant plus que de toutes façons la paternité du mot lui revient, donc j’ai décidé de ne rien faire, sachant qu’il est évident qu’il ne va pas venir m’interdire d’utiliser ce mot. Quand on a discuté de cette histoire de fous, je n’ai même pas eu l’idée de lui demander de confirmer l’autorisation (cette option ne me vient à l’esprit qu’en écrivant cet article). Lui et moi on vit pas mal dans l’Autistan, pas dans toutes ces cochonneries. En plus, il sait très bien que c’est pour une bonne cause, pas pour m’enrichir ou pour me faire mousser.
      En plus de ça, c’est super difficile pour moi, tout ce que j’essaie de faire -sans moyens-  pour l’Autistan et pour les autistes et l’autisme dans le monde (sauf en France, désormais).
    • Encore pire : en août 2016, quand j’ai enfin réussi à faire fabriquer et hisser sur un mât de 7 mètres un drapeau de l’Autistan, un grand drapeau de 140 x 223 cm, pour la première fois dans le monde, ce qui n’a pas été une mince affaire dans les montagnes du Kazakhstan, j’étais tout content et j’ai annoncé la nouvelle sur Facebook : j’ai eu droit à un message très remonté, disant que c’était scandaleux, que les autistes en France avaient besoin d’autre chose que ça, et appelant même à se révolter contre ce que je fais ! (si, si…)    (Désolé mais il n’y a pas que la France dans le monde…)
    • Bien sûr, toutes ces choses viennent de malentendus, et d’ailleurs dans l’épisode ci-dessus la personne a reconnu qu’elle avait mal compris.
      Mais bon…

Je veux bien admettre que j’ai un caractère « dur » et assez intransigeant, mais c’est parce que je crois vraiment en ce que je fais, et que j’estime que la cause demande une certaine abnégation, et de la force.
Nous sommes écrasés, face à un pouvoir médico-politico-financier qui n’a nulle envie de nous aider comme il le faudrait, ni de faire en sorte que les autistes aient une vie décente, et libre (avec les aménagements nécessaires).
Les discussions « diplomatiques », c’est bien, mais ça ne suffit pas. Les autres jouent avec nous, nous baladent, font semblant d’aider, font juste le minimum pour qu’on ne puisse pas dire qu’ils ne font rien, et invoquent toujours des arguments plus ou moins bidon.
Je pense que nous avons aussi besoin de personnes qui font vraiment pression, de sortes d’épouvantails, et j’ai été broyé et rejeté car j’étais l’un des seuls. Les autres n’ont pas osé ou pas voulu me suivre. Chacun est libre et fait ce qu’il peut. Je regrette d’avoir sans doute blessé ou fatigué, usé, toutes les personnes qui ont essayé de travailler avec moi. Le plus souvent autistes, donc sensibles. C’est pour ça que je répète constamment qu’on a besoin d’une aide « extérieure à l’autisme ». Ce qui n’est pas un aveu de faiblesse ou de nécessité de « tutelle », car j’explique qu’en fait ce n’est pas du tout une honte d’être handicapé par rapport au système social, bien au contraire (bref j’ai pas envie de réexpliquer tout ça ici.)
Si j’avais eu un peu d’aide pour arriver à des conditions plus détendues, ça se serait passé très différemment.
Je pense ici à une remarque judicieuse de « Mélody » : « Je crois surtout qu’il a besoin d’être secondé ». Oui, j’avais besoin d’au moins une personne qui m’aurait compris, fait confiance, et aidé. Et elle n’aurait pas forcément été exposée à des choses « piquantes » de ma part, car une fois qu’on est « synchro », tout va bien et la collaboration peut devenir vraiment sympa. Mais il faut au moins essayer.

C’est d’ailleurs le cas hors de France, où il n’y a pas tout ce passif, ce ressentiment, ces saloperies (exploitation, hypocrisie etc.). Hors de France je n’ai pas de problèmes de collaboration, je peux même être très agréable, voire distingué (pas comme l’espèce de grossier personnage que je suis devenu en « Sous-France », au bout de tant de décennies de n’importe quoi, d’injustices, de mépris, de non-réponses, de petites manipulations, d’amalgames, de mauvaise foi, etc etc ; et aussi ma séquestration médico-administrative en HP il y a 22 ans, ça j’ai toujours pas digéré : que voulez-vous, je suis autiste, je ne supporte pas l’injustice, c’est physique ! Pardon d’être inadapté à toutes vos petites constructions et arrangements tordus…

L’aide…  j’ai passé mon temps à la demander…
Mais, au pays du « faire semblant »………….
Et au pays des gens qui savent tout, qui jugent sans vérifier…………

Mais si ça vous arrange de penser ça :
« Oui, tous les problèmes sont de ma faute, à cause de mon caractère, de mon comportement, et je n’ai encore pas fait assez d’efforts… »

Eh bien, puisque visiblement la France n’aime pas ce que je fais, et puisqu’il y a tant de pays où je peux être utile, je ne vais pas continuer à insister en France, on ne va pas continuer à se pourrir la vie mutuellement, n’est-ce pas ?

Alors, bye bye, et désolé pour tout, vraiment.
Et bonne continuation.
Ciao les gens.


Je voudrais profiter de ce « grand déballage » pour remercier quelques personnes (liste non exhaustive) qui ont toujours été franches avec moi et qui m’ont toujours soutenu, en toute simplicité (sans besoin de le faire publiquement) : Jean Vinçot, Jean-Marc Bonifay, Josef Schovanec (pardon si j’en oublie).
Merci.

Eric LUCAS

Marian Giacomoni : le triomphe du « monde à l’envers » non-autistique, incrusté au coeur de l’autisme. Mes adieux écoeurés.

A propos du « paradoxe » au sujet de Marian Giacomoni

J’aimerais savoir si quelqu’un pourrait m’éclairer, car il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre depuis quelques années. (Sans doute à cause de mes déficiences intellectuelles…)

Marian Giacomoni, avril 2014 : inconnu ; il me contacte pour rejoindre l’Alliance Autiste.
Malgré ma réticence, je l’aide pour ses projets par rapport à l’autisme (qui, à cette époque, en réalité, consistaient surtout à se faire une « cour » surtout avec Facebook – mais moi, trop naïf….)

Dès les premières réunions, il s’arrange subtilement pour semer la zizanie, et se mettre en avant (tout en soulignant mes défauts).

A cette époque il était rejeté de toutes sortes de groupes sur Facebook, pour « harcèlement ».

Et on ne compte plus le nombre de gens qui ont eu à se plaindre de lui (surtout des femmes).

Bref je vous passe les détails, car c’est toujours pénible de se remémorer comment on a été utilisé.

Un jour il me demande de faire une publication pour l’aider à être élu dans le CA de SATEDI. Je suis quelqu’un qui refuse difficilement. Donc je le fais (j’étais chez lui et il avait été très gentil avec moi, toute la journée).

Peu à peu je finis par me rendre compte de tout le manège, et vers mai juin 2014, arrive l’affaire du « double mensonge avec menaces » (en gros il me menace de dire que j’ai menti (LOL) si je ne publie pas un « démenti » (sic) à propos d’un message à mes collègues, qui le desservait (j’avais partagé avec les membres les âneries qu’il avait racontées à propos de Julie). Je vous passe les détails sur les nuits précédent ça, où il me prenait la tête pendant des heures, pour modifier mes messages, et où à la fin je finissais par dire le contraire de ce que je voulais dire. Ce mec est vraiment très très fort dans l’art de manipuler.

En gros il aurait fallu que je mente, en disant que j’avais exagéré, inventé etc. Donc il me menaçait de dire que je suis un menteur, si je ne mentais pas…   Evidemment je l’ai viré avec pertes et fracas.
C’est vraiment LA grosse erreur totalement fatale, qu’il a faite avec moi. Croire que j’allais faire des concessions sur le MENSONGE… (et me menacer, en plus…  il était, selon ses propres termes, « en mode survie » : pensez donc, sa sacro-sainte IMAGE était écornée auprès de quelques personnes (ce n’était même pas public, mais interne)).

Bon bref je passe encore sur tout un tas de choses dans le genre, car il est mielleux et rusé, et moi je suis gentil et compréhensif, et très ouvert, donc il y a eu plusieurs « raccommodages ».
Jusqu’à fin 2014 où là je n’en pouvais vraiment plus qu’il me prenne la tête et me dise comment je devrais penser, faire etc.

Mai 2015, je découvre avec stupeur qu’il a réussi à se faufiler dans le Groupe de Pilotage des Recommandations pour les autistes adultes HAS ANESM (sorte de Graal pour lui – et j’ai su ensuite tous les efforts qu’il a faits pour y arriver).

Comment une telle aberration a-t-elle pu se produire ?
Fort simple : il était dans le CA de SATEDI, et ça a été un jeu d’enfants pour lui de manipuler, diviser, dégoûter etc (dans une association d’autistes !  le loup dans la bergerie). Même le trésorier, un autiste très gentil et droit, a fini par partir. Le président précédent a tenu au moins un an, surtout pour éviter de laisser la place à un tel personnage.

Bref, une fois élu président, il peut se présenter à toutes les instances gouvernementales pour participer. Les gens dans les ministères peuvent difficilement refuser quelqu’un qui est président d’une association d’autistes, donc censément autiste. Et ils ne peuvent pas aller creuser, vérifier etc. En plus, souvent ils s’en fichent, d’autant plus que le personnage est évidemment très arrangeant avec tout le monde (son obsession, c’est le médical…).

J’ai averti, dénoncé, etc, surtout par Facebook mais au lieu que la communauté essaie de savoir si c’était vrai, elle a préféré croire aux mirages, tout en s’en prenant à moi à cause de la véhémence maladroite de mes dénonciations.

Heureusement, il y a quelques personnes, des victimes, qui savent très bien que ce que je dis est vrai, mais elles ne veulent plus entendre parler de lui, et je les comprends. Donc c’est dur pour avoir des témoignages.

Ecoeuré par l’hypocrisie générale en France et « tué » par mes calvaires administratifs, j’ai fini par m’exiler (pas seulement à cause de lui bien sûr, mais en partie).

La plupart des gens qui l’ont rencontré ne sont pas dupes, mais ils ne disent rien, parce qu’il est « sympa » et surtout parce qu’il apprend vite à jouer des rôles qui conviennent. C’est Marian l’Enchanteur.

Mais que penser du fait que les autistes, par définition sans rapport avec le mensonge, soient représentés et défendus par un imposteur ???

Je ne vois RIEN chez lui d’un autiste : ni sensibilités, ni anecdotes autistiques à raconter, ni « intérêts restreints », ni difficultés de communication etc etc. Au contraire, il est d’une banalité bien peu autistique.
Et aucune qualité particulière typiquement autistique.
Et puis surtout, toute cette histoire de manipulation à fond, de « pieux mensonges » etc.
On n’est pas du tout dans l’autisme, là.

Admettons qu’il soit tout de même autiste, et qu’il le cache très très bien…  (bon, déjà on peut s’interroger sur le fait d’être autiste et de défendre l’autisme, tout en faisant tout pour le cacher, mais bref) : dans ce cas, et sachant qu’il y a tant de doutes, pourquoi ne veut-il jamais montrer ses certificats médicaux ?? Même à ses collègues de SATEDI ??

Au début quand je les lui ai demandés, il a été embarrassé et m’a dit que c’était « dans des cartons »…

Le pire, c’est tous les gens qui savent, mais qui ne disent rien.

J’ai été très largement traîné dans la boue pour l’avoir dénoncé, mais peu importe.

Et de toute façon, tous mes efforts et sacrifices pour ne pas laisser les autistes de mon pays en pâture au besoin de grandeur monumental de cette personne, n’ont servi à rien : il est toujours là, et tout le monde s’en cogne de que ce je raconte… D’ailleurs, je suis absent, donc j’ai tort, non ?

Pourtant, les choses ne sont pas difficiles à comprendre : ce monsieur ne vit que dans la tromperie (y-compris de lui-même), permanente, c’est une sorte d’ectoplasme : plus il ya de gens qui croient en son mensonge monumental, et plus ça paraît vrai, et donc, avec le système de pensée par amalgame non-autistique, ça devient « vrai » (socialement parlant hein…).
C’est pour ça que c’est vital pour lui d’avoir un maximum de « croyants », et de se hisser à une place « au-dessus de tout soupçon ».

Comme si les autistes de ce pays ne souffraient pas déjà assez, exploités par le lobby-médico social, mais non, faut en plus être défendus par ce clown. Et c’est tellement énorme, que les gens y croient.
Eh !! pfff !! réveillez-vous quoi, ouvrez les yeux : ce type n’est autiste ! Ca crève les yeux….

S’il l’est, qu’il le montre…  (mais bon, il est tellement fort, il serait capable de le jouer correctement – sauf que dans tout stratagème il y a forcément quelques failles, et j’en ai déjà éventées quelques-unes).

A la rigueur, qu’il soit activiste pour défendre les autistes, on ne va pas refuser de l’aide (même si c’est surtout pour se faire mousser), mais au moins, un peu de décence, pas avec l’étiquette « autiste ».

Je crois que les autistes de France ne méritent pas ce surplus d’infamie.
Qui est permis par le silence complice.

Début 2017, j’avais fait une fausse manipulation sur Linkedin, qui avait envoyé un message à tout mon carnet d’adresses (dont lui) : il m’a écrit pour me dire que je le harcelais…
Et aussi, qu’il a porté plainte contre moi pour diffamation, par rapport à ma page sur lui (http://autisticprotection.org/marian-giacomoni.htm).
Sauf que pour cette plainte, j’attends toujours que la Justice me contacte. Ce qui n’est pas difficile.
Moi je veux collaborer avec la Justice, pour qu’on sache !

Et le nombre de fois où il m’a demandé de « retirer » ce que j’écris sur lui !…
Ca m’a souvent fait penser au livre 1984 de G. Orwell : réécrire l’histoire.
Il n’y a rien de vrai chez lui : regardez, même dans ses vidéos, les silences sont savamment dosés… (bon, je n’ai regardé que les premières, car ça m’a vite fatigué de l’entendre répéter ce que d’autres ont dit avant lui, ou de le voir prendre un air docte…).

Je sais que mes écrits (très révoltés et énervés) sont très critiquables sur bien des choses.
Mais pas sur la sincérité.
Je ne sais pas si ce mot a encore de l’importance en France.
Mais pour lui je crois que c’est un mot abstrait.
Il vit dans les « jeux de rôle ».
Il joue avec tout le monde dans l’autisme en France.
(A part quelques victimes comme moi, qui se sont sorties de cette « hypnose »).

Je ne comprends pas comment il est possible qu’il soit toujours en place.
Les gens sont totalement abrutis, ou totalement lâches, ou les deux ??

Si quelqu’un a des commentaires : eric.lucas@allianceautiste.org


Bon courage, dans ce pays de tartuffes….

Désolé d’être amer et de devoir arrêter d’aider en France.
J’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai consacré ma vie, tout mon temps et mon peu de moyens, pendant trois ans, et tout ça pour rien, pour être ignoré, rejeté, et pour finalement assister au triomphe du mensonge et de la traîtrise.

A l’impossible nul n’est tenu.

Il y a plein d’autres pays dans le monde, avec des autistes qui souffrent, et où mon aide est comprise et bienvenue.

J’aurais vraiment préféré aider dans mon propre pays. Vraiment désolé. 

Eric LUCAS

 

« Mutisme Psychiatrique Fédéral Français » : Projet pour obtenir des réponses de la FFP

Précision : par une lettre du 18/09/2017 (ci-dessous), la FFP nous a enfin répondu.
Affaire à suivre.

FFP reponse courrier E Lucas


Lettre du 13/08/2017 à la Fédération Française de Psychiatrie :

20170813_AA_Protec_AttLobPsy---FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-'Du-Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français')

M./Mme le/la Président(e)
Fédération Française de Psychiatrie

26, boulevard Brune

75014 PARIS

 

 

L.R. N° RR 02366393 5 BR (accusé de réception du 23/08/17)

 

Demande de réponses et de conseils (ou “Du Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”)

Ref : 20170813_AA_Protec_AttLobPsy—FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-du-”Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français”)

 

 

Le 13/08/2017

 

Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie

 

Je suis autiste Asperger et il est très difficile pour moi de trouver exactement comment vous écrire d’une manière adaptée, susceptible de produire des réponses.

Je vous prie de pardonner les maladresses et tout ce qui aura offensé.[1]

 

Depuis plus d’un an, j’essaie en vain d’obtenir des réponses du Dr. Chambry[2] qui avait bien voulu me les promettre, et confirmer plusieurs fois cette promesse.[3]

 

Etant donné qu’il a fait état de problèmes de santé personnels, j’aimerais savoir si ce n’est pas trop grave, et si ces problèmes sont la cause de son absence de réponse depuis si longtemps et après tant de rappels[4].

 

Vous comprenez qu’il est très difficile et pénible pour nous[5] de se heurter constamment au mutisme institutionnel, de la part de ceux-là même qui semblent (s’)être désignés pour contribuer à l’obtention du meilleur état de santé de notre catégorie biologique.

Et que la souffrance mentale ainsi provoquée est d’autant plus grande lorsque les personnes promettent de répondre mais ne le font pas, car cela aggrave encore plus le sentiment d’être méprisé, écrasé et exclu, par une “caste de sachants” (en ce qui concerne votre organisme).

 

Dans ces conditions, étant handicapé par ces absences de réponses, et par l’absence de fourniture d’assistance publique aux organisations d’handicapés (laquelle aurait peut-être pu régler ce problème), j’espère que vous comprenez que je sais pas du tout comment m’y prendre, et que je suis réduit à un état d’incapacité.[6]

 

Si je vous écris aujourd’hui, c’est animé par un vague espoir que peut-être vous voudriez bien lire et prendre en considération cette lettre, afin – éventuellement – d’émettre une réaction qui nous serait accessible et compréhensible, et qui pourrait contribuer à faire progresser le projet consistant à essayer de trouver comment faire pour obtenir des réponses[7] aux lettres envoyées au Docteur Chambry.

 

Vous savez peut-être que les autistes et les non-autistes[8] vivent dans des “référentiels” mentaux sensiblement différents, et même plutôt opposés, ce qui conduit à de nombreuses incompréhensions et à bien des malentendus.[9]
En lisant vos statuts[10] (à la recherche -vaine- du nom du président actuel) j’ai été un peu surpris, pendant quelques instants, que votre fédération semble destinée uniquement à la défense des intérêts des “professionnels” et au progrès ou au bien-être (ou à la bonne collaboration)  de votre corporation, sans qu’il soit fait état du but réel de la psychiatrie, en théorie (aider les personnes qui souffrent mentalement – enfin, il me semble – veuillez corriger toute imprécision).

 

Ensuite, je me suis dit qu’une telle organisation “professionnelle”, dont le but statutaire n’est pas directement lié à l’amélioration de la santé du public, semble parfaitement légitime.

Dès lors, si le rapport entre vos buts (et vos actions) d’une part, et d’autre part les efforts globaux pour aider les personnes hors de votre fédération, et notamment les autistes, est aussi ténu voire inexistant, peut-être que je me suis totalement fourvoyé en m’adressant à votre Fédération et en la questionnant, ce qui expliquerait peut-être les absences de réponse malgré les promesses, qui ne sont peut-être qu’une maladresse, ou une sorte de tentative de (signe de) bienveillance ?

 

Dans tous les cas, pour l’instant je continue encore à croire qu’il n’est pas totalement impossible, pour la plus grande organisation des psychiatres de France (auxquels est confié, par les autorités publiques, le soin de favoriser “le meilleur état de santé mentale” auquel notre pays s’est engagé face à l’ONU), de tenter de faire un effort – même modeste – en réaction aux efforts d’une catégorie de personnes (les autistes) qui a manifestement besoin d’aide et qui a de grandes difficultés pour communiquer.
A ce titre, il me semble que ce “Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”, désormais patent, n’est pas en harmonie avec le devoir de solidarité supposé de la collectivité, à l’égard des personnes handicapées. Et ce d’autant plus que la lecture de vos deux communiqués pourrait laisser penser qu’il y aurait tout de même quelque part chez vous, dans le fond, comme une sorte d’intention d’être utiles aux autistes.[11]

 

Par ailleurs, je remarque que Madame le Docteur Isabelle Secret-Bobolakis est toujours présidente du collège de psychopathologie de votre fédération, et à ce sujet j’aimerais expliquer que ma démarche auprès de la FFP était initialement motivée (et l’est toujours) par la détection d’une apparente incohérence entre la présence de cette personne en même temps dans une organisation professionnelle influente (la vôtre), et en même temps dans le Groupe de Pilotage HAS/ANESM pour les RBP/RBPP pour l’autisme chez les adultes, dont je faisais partie également au départ.
Vous serez peut-être intéressée d’apprendre que j’avais interrogé maintes fois la HAS à propos de cette incohérence perçue, sans pour autant obtenir davantage de réponses que de votre côté.
Étant autiste et donc “atteint” de “troubles” comme celui d’une intolérance “viscérale” aux injustices et aux incohérences, j’avais fini par me résigner à quitter ce GP, ne souhaitant pas participer à ce que j’appelle une “mascarade”[12].

 

Cette péripétie s’inscrit dans un faisceau d’autres incohérences institutionnelles, mutismes, sévices et même supplices administratifs, qui ont conduit à mon exil et à ma demande d’asile dans un autre pays.[13]
Avec un peu de dialogue, votre fédération aurait peut-être pu (essayer de) me montrer qu’il n’y a pas d’incohérence ou de conflit d’intérêt dans cette présence simultanée dans la direction de la FFP et dans la direction des RBP/RBPP concernant les autistes.
Et donc, fatalement, j’aurais été un peu moins fortement poussé vers l’exclusion et l’exil.

 

Je ne sais pas exactement en quoi consisteraient les conflits d’intérêts supposés ; mais mon malaise résulte du fait que lors d’une réunion à Matignon avec Mme Destais (ancienne conseillère du PR) et Mme Tagliana (ancienne conseillère du PM), au bout de deux heures de discussions approfondies nous avons fini par échouer sur le problème qu’elles ont nommé “la réticence des professionnels” (pour faire appliquer les recommandations de la HAS).

Autrement dit, si même au plus haut niveau de l’Etat français, l’on déplore – comme une sorte de contrainte incontournable et irréfragable – le peu d’entrain  des “professionnels” (que vous représentez, selon les dires de vos communiqués incriminés) pour faire appliquer les recommandations de la HAS et de l’ANESM, d’une part, et que d’autre part ces mêmes professionnels sont, en fin de compte, servis par votre illustre consoeur (entre autres…) au coeur-même de la direction des recommandations qui leur posent problème, on peut tout de même se laisser tenter par une sorte de perplexité.
Surtout lorsque votre fédération insiste et s’insurge lorsqu’elle estime ne pas être assez présente dans les instances des autorités publiques (cf. vos communiqués ayant retenu ma meilleure attention).
Vu que ce problème de “réticence des professionnels” paraissait le plus grave et le plus insurmontable, vous verrez peut-être mieux, maintenant, le bien-fondé de ma démarche et de ma persévérance.

Mais peut-être que j’ai une perception de tout cela qui serait biaisée ou pas assez lucide, sans doute à cause de mon “autisme” ?
C’est bien dans le but de se rapprocher de la vérité, et de ne pas vous accuser à tort, que j’avais pensé qu’un dialogue serait utile.

 

Peut-être qu’une réponse de votre part pourrait diminuer notre sentiment d’être face à un adversaire, et pourrait servir la cause des autistes, en réduisant les obstacles à leur “meilleur état de santé mentale” ? [14]
Dans l’espoir que cette nouvelle tentative pourrait produire un résultat utile, et que vous puissiez être en capacité d’envisager une forme de réponse, je vous prie, Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie, de bien vouloir essayer de pardonner toute maladresse, et d’agréer l’expression de mes salutations aussi respectueuses qu’il n’est permis par une telle situation.

 

 

Eric LUCAS

Autiste à haut potentiel altruiste

eric.lucas@allianceautiste.org

http://AllianceAutiste.org (AA)

ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes

enregistrée en France sous le numéro W691085867

 

 

P.S. :

  • Pardon mais je souhaite insister encore une dernière fois pour vous supplier d’essayer de ne pas vous offenser ni vous sentir empêchée de me répondre à cause de probables problèmes de “communication” (démarche et style “pas conformes aux règles imposées par la majorité”, commentaires trop sincères…) ou de problèmes de “socialisation” (par exemple, imputation à mon encontre de velléités de “harceler”, de provoquer, de nuire, de me sentir important, ou que sais-je encore).
  • Je pense que les efforts d’adaptation doivent être faits des deux côtés, et je ne vois pas au nom de quoi[15] il faudrait que seuls les autistes (ou d’autres minorités) fassent de tels efforts, pour le confort d’une majorité n’en faisant aucun, ce qui participe notablement à notre exclusion et à nos souffrances.

 

[1] Et de nous délivrer du mal…

[2] (apparemment, ancien Président de la FFP)

[4] (dont, à nouveau, je vous prie de pardonner les aspects dérangeants – liés à ma “sincérité brute”, elle-même liée à cet “autisme” que vous percevez comme une maladie ou un trouble mental)

[5] (moi-même, mes collègues, et les familles qui suivent ces échanges, toujours publiés sur notre site AllianceAutiste.org)

[6] (autrement dit, une sorte de déficience dans le domaine de la communication)

[7] (Ce n’est pas un problème si quelqu’un d’autre – de la FFP – répond à sa place (surtout si l’incapacité de ce docteur est devenue définitive)).

[8] (ou les “personnes avec non-autisme”, si vous préférez)

[9] Nous sommes également réputés être “naïfs” par un système qui, en toute logique, serait plutôt cynique, ou “peu candide”. De là à dire “sournois”, il n’y a qu’un pas, que je m’abstiendrai facilement de franchir.

[10] Statuts 2010 (FFP) – Objectifs    (sur http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/ffp/FFP.html)

Favoriser l’essor, l’efficacité et la reconnaissance de la discipline par un regroupement des Associations Scientifiques Nationales en psychiatrie qui ont chacune leur propre domaine, leurs objectifs, leurs activités.

La Fédération facilite les échanges et permet :

de confronter les idées et les théories, et de produire des réalisations communes ;

de promouvoir et faire avancer la connaissance et les pratiques dans le champ de la discipline psychiatrique et de la santé mentale, notamment la recherche dans ses aspects clinique et fondamental ;

de favoriser une meilleure représentativité nationale et internationale en donnant une voix unique à la psychiatrie française.

[11] (Ou alors, les psychiatres veulent bien nous aider, mais uniquement sans dialogue ? C’est difficile à comprendre. On finit par ne plus savoir qui a des difficultés d’expression (vous ? ou nous ?) et on est obligé de s’en remettre à la “divination”, ce qui ne nous aide pas dans les “problèmes sociaux”. Tout cela me paraît mériter quelques clarifications.)

[12] (qui était aggravée par la présence rocambolesquement sidérante d’autres personnes, en plus de votre distinguée collègue)

[13] Où je suis beaucoup moins mal à l’aise pour continuer à aider notre cause, sans distinction de pays, et donc en n’ayant aucune raison d’abandonner des projets commencés en France.

[14] (Ce qui, en soi, est évidemment une incohérence, et donc ce que j’appelle “une atteinte neurologique” quand j’explique ce qui fait souffrir les autistes.
Et, au fait, si cela intéresse quelqu’un dans votre fédération de comprendre l’autisme, il suffit pour cela d’engager un dialogue constructif et sincère, et on pourra répondre utilement à vos questions.)

[15] (Si ce n’est ce que j’appelle la “loi des plus forts car plus nombreux”, que je dénonce et qui ne me semble pas être un mécanisme équitable ni défendable.)

Récapitulatif avril 2017 pour le SEPHLE (Secrétariat d’Etat pour les Personnes Handicapées et la Lutte contre l’Exclusion)

20170417 AA_AideSP_SEPHLE - Récapitulatif avril 2017

Madame la Secrétaire d’Etat
chargée des Personnes Handicapées

14 avenue Duquesne

75350 Paris SP 07
FRANCE

L.R. N° RR 02366392 1 BR (accusé de réception du 23/08/17)

Lettre commencée en avril 2017, mise en pause,
reprise en août 2017 et envoyée en recommandé par voie postale depuis l’exil au Brésil

20170417 AA_AideSP_SEPHLE – Récapitulatif avril 2017

Objet : Récapitulatif avril 2017

  • A/ Considérations et rappels de requêtes dans l’intérêt général du public autiste et des familles,
    en tant que militant “auto-représentant” pour la défense de l’autisme et des autistes

    • A1/ Ma vision de l’autisme, Troubles Non-Autistiques (approche non-autistique erronée de l’autisme, “Normalitarisme” et “Sécuritarisme”, “Trouble du Mutisme Non-Autistique”, etc.)
    • A2/ “Exploitation Financière Française de l’Autisme”, coercitive, dégradante, gravement nuisible à l’épanouissement et au bien-être des autistes, et génératrice de pertes de chances et d’injustices
    • A3/ Difficultés du Gouvernement français en matière d’autisme
    • A4/ Questionnement relatif aux “Voeux Officiels de Désinstitutionnalisation”
    • A5/ Nécessité urgente d’aménagements administratifs et notamment de fourniture d’assistance socio-administrative spécialisée autisme, universellement accessible
    • A6/ Exigence de la nécessaire et légitime participation des autistes (organisés ou non) aux mesures les concernant, de manière réelle, concrète et sérieuse
    • A7/ Rappel des demandes d’aide humaine (en commençant par, au moins, répondre aux lettres)
  • B/ Rappels et clarifications à propos de nos tentatives de défense et d’aide des autistes, systématiquement ignorées, découragées ou combattues par le Gouvernement français actuel
    • B1/ Exclusion scolaire et sociale, puis séquestration médico-administrative du jeune Timothée D., entraînant l’exil et la déroute de sa famille, poursuivie par l’Acharnement Judiciaire Français envers les Résistants à “l’Hydre Administrabsurde Français”, nouvelle demande d’examen et de mesure sérieuses, décentes et courageuse de sa situation actuelle, encore pire qu’avant (étant à nouveau en France)
    • B2/ Examen de la France par le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU
    • B3/ Questionnements relatifs au rôle et à l’action de “l’ombudsman” officiel de l’Etat français (précédemment nommé “Médiateur de la République”, et à présent intitulé “Défenseur des Droits”)
    • B4/ Problèmes graves dans la conception de l’étude actuelle des Recommandations de la HAS et de l’ANESM, de nature à entraîner l’inadaptation de celles-ci à l’autisme et aux autistes tout en perpétuant la situation d’asservissement médico-socio-lucratif de ceux-ci
    • B5/ Difficultés et mépris dans le groupe de travail du site gouvernemental sur l’autisme
    • B6/ Incurie administrative relative aux signalements des méfaits et dangers engendrés par certains imposteurs prétendument autistes et assurément manipulateurs ;
      incapacité gouvernementale pour soutenir, encourager et protéger les autistes authentiques oeuvrant bénévolement pour le bien commun
    • B7/ Communiqués de la FFP ; “Projet pour obtenir les réponses promises par le Dr. Chambry”
  • C/ Rappels et nouvelle demande aux fins de cessation de la “torture mentale” et des autres Troubles Administratifs qui me sont imposés par l’Etat français, résultant de l’absence de prise en compte correcte de l’autisme (et du mépris de mes explications) par celui-ci
    • C1/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs à ma séquestration médico-administrative de 15 mois en 1994-1995
    • C2/ Confirmation de la mauvaise foi, de la mauvaise volonté, et des limitations intellectuelles n’exonérant ni n’excusant les “responsables” publics, au vu de l’absence totale de justifications, d’aide ou de réponses décentes au sujet de cette privation arbitraire de liberté et de ce traitement dégradant
    • C3/ Impossibilité de me défendre, de me justifier et d’obtenir des réparations, des reconnaissances d’erreurs médicales, et des mesures pour épargner les autres autistes (ou les autres humains “dérangeants”) de ce risque d’atteintes publiques à la liberté et à la quiétude individuelles
    • C4/ Continuation du risque d’atteinte à ma liberté physique en France (hospitalisation ou soins “sous la contrainte”), générant une angoisse continue depuis 22 ans (aggravée par le stress post-traumatique), avec pour seule issue la fuite hors de ce pays ; refus de toute mesure de protection contre ce risque
    • C5/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs au cauchemar-torture-mentale administratif imposé, depuis le 24 juin 2002 (bientôt 15 ans), à mon ami-soutien-de-vie en tant qu’autiste et à moi même, constitué par les sévices administratifs du Ministère des Affaires Etrangères de 2002 à 2006, puis par ceux du Ministère de l’Intérieur depuis 2013, avec la bénédiction de l’ombudsman français – en dépit de l’injustice flagrante relevée par ce dernier ; absence de mesures, de la part des “responsables” régulièrement interpellés, qui auraient pu, au moins, mettre fin assez facilement) à cette souffrance psychologique insupportable et interminable (depuis quinze années)
    • C6/ Absence d’aide et -évidemment- de réponses dans ce que j’appelle “Non-Gérabilité de l’Absence de Réponses de l’Administration” (française), et ce depuis environ 20 ans, avec pour conséquences l’impossibilité de deviner comment s’y prendre pour trouver des solutions, en dépit de mes innombrables essais de toutes sortes et sur tous les tons, et de mes efforts très fatigants pour un autiste
    • C7/ Production (opportune ?) à mon econtre, uniquement par les “soins” de l’Etat français, de ce que j’appelle “atteintes neurologiques mentales” m’imposant une situation de TRES GRANDE IRRITATION et -souvent- de grand désespoir, avec pour corollaire d’immenses difficultés pour trouver le calme et la concentration nécessaires à mon “combat altruiste” pour l’autisme et les autistes, en France et dans le monde (de même que pour terminer d’écrire mon livre détaillant des explications fondamentales sur “l’autisme”, celles-ci n’ayant jamais suscité le moindre signe d’intérêt de la part des “responsables” dans mon propre pays, contrairement aux autres, nettement plus droits, sensés, respectueux et coopératifs)
  • D/ Tentative de “traduction” de ma “lettre (morte) de désespoir” du 06/12/2016 (en annexe)
  • E/ Notification de début de protestation politique contre l’Etat français depuis un Etat tiers
  • F/ Contestation de la légitimité gouvernementale au vu des incapacités notoires
  • G/ Lamentable arrogance aveugle typiquement française, et absurdité typiquement non-autistique du mépris des pouvoirs particuliers des autistes de tous “niveaux”, utiles voire nécessaires pour la survie de l’Humanité dans un avenir assez proche

 

 

Rio, le 17/04/2017

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Si je prends aujourd’hui mon courage à deux mains et ma plus belle plume numérique dans l’autre, ce n’est pas sans appréhension quant au risque que ma missive soit -comme trop souvent- inconsidérément interprétée comme une sorte de bête affront, notamment en raison de la nature pénible et fatalement embarrassante des propos et questionnements que j’ai l’honneur et le déplaisir de soumettre ici à votre haute attention.

 

  • Considérant qu’il ne s’agit -somme toute- que de la troisième ou quatrième lettre que je vous adresse (si l’on excepte les courriels) ;
  • Vu que de toute façon le SEPHLE n’a jamais répondu aux lettres et courriels de l’Alliance Autiste (nous ne savons même pas à quoi ressemble votre papier à en-tête) ;
  • Etant donné que même la lecture des points A à G de la partie “Objet” ci-dessus sera – comme toujours – “trop longue” et “impossible à lire”, malgré tous mes efforts de concision, et que par conséquent il n’y a sans doute plus personne du SEPHLE pour lire ces mots ;
  • Vu que, débordé et en proie aux absurdes tourments administratifs que l’on sait, je n’ai pas pu terminer la rédaction de cette lettre avant aujourd’hui le 12 août 2017, et que vous êtes déjà partie ailleurs en mai (changement de gouvernement), et que je ne sais même pas comment joindre votre remplaçante, ni à qui m’adresser etc. ;
  • Et vu, enfin, que j’agace et que je fatigue tout le monde ; que “je parle à des murs” etc. etc.,

 

je pense qu’il n’est pas nécessaire que je fasse perdre du temps aux uns et aux autres à développer les points du sommaire ci-dessus (A à G), mais naturellement je reste à la disposition des personnes qui souhaiteraient des éclaircissements, si cela finissait par se présenter un jour (le jour où le gouvernement français sortira de son mutisme pour discuter enfin sérieusement et honnêtement avec les autistes).

 

En vous remerciant si vous avez lu ou survolé jusque-là, et en vous assurant du maintien total de mon plus écoeuré désarroi, je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat (ou qui que ce soit qui aurait un intérêt réel ou supposé pour notre cause), l’expression amèrement fatiguée de mes salutations aussi respectueuses que la cohérence le permet.

 

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
Défenseur international des autistes – Expert en autismologie
Rescapé de la psychiatrie publique française
Supplicié administratif français – Demandeur d’asile au Brésil

 

 

 

ANNEXE : rappel de la lettre “Désespoir et incrédulité” du 06/12/16
(simple et facile à lire, mais ignorée comme tout le reste)

 

 

Madame Ségolène Neuville

Secrétaire d’Etat pour les Personnes Handicapées

et la Lutte contre l’Exclusion

 

Objet : Désespoir et incrédulité

 

Le 06/12/2016

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Je vous remercie pour votre attitude, vos efforts et votre grande compréhension des autistes.

 

Quand j’ai découvert, en 2013, que j’ai “le syndrome d’Asperger”, j’ai immédiatement voulu créer une association d’entraide et de défense.

Je supposais que je finirais par trouver de l’aide pour cela.

Au bout de 3 ans, je vois qu’il n’en est rien, au contraire.

 

Je n’ai pas trouvé comment faire, à qui m’adresser, pour trouver de l’aide. Malgré mes toutes mes tentatives.

Si d’autres autistes arrivent à se débrouiller tout seuls pour s’organiser et se défendre, tant mieux pour eux (mais dans ce cas ils ne sont pas handicapés…).

 

Je suppose que pour ceux des autistes dont le handicap ne permet pas de s’en sortir sans aide, il doit bien y avoir quelque part une sorte de “solidarité nationale”. Ou quelque chose. On est en France, quand même.

Si, pour y accéder, il faut déjà être suffisamment “dans les normes”, je ne vois pas comment faire.

 

Par ailleurs, il m’est impossible personnellement de continuer à aider les autres en France alors que ce pays m’inflige une torture mentale administrative due à la conscience de l’injustice (confirmée) relative au droit au séjour de mon ami soutien de vie étranger. C’est un cauchemar qui dure depuis 14 ans et qui semble sans fin.

Cette injustice est vraiment insupportable et me rend “fou” (comme une rage de dents).

 

J’ai déjà demandé de l’aide, de très nombreuses fois, partout, y-compris chez vous, et en vain.

Je suis désolé d’être TRES meurtri et irrité. On le serait à moins, et beaucoup se seraient déjà suicidés.
Sans parler de ma séquestration médicale jamais justifiée (et de la galère interminable pour tenter de comprendre comment faire pour y arriver, depuis 22 ans). Et de tout le reste (non-réponses etc.).

 

Je ne sais vraiment plus quoi faire. Le système inhumain de ce pays détruit ses atouts précieux et fragiles.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, mes respectueuses salutations.

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste

 

Projet pour obtenir les réponses promises par le Dr Chambry de la FFP (Mission « Docteur Chambry / F.F.P. »)

Auteur : Eric LUCAS

Bonjour

Je m’adresse aujourd’hui principalement à Monsieur le Docteur Jean Chambry (un des présidents de la FFP, Fédération Française de Psychiatrie), mais aussi -puisque ce Docteur semble atteint par des difficultés pour communiquer- à toute personne qui pourrait aider à faire prospérer le présent projet, qui consiste à obtenir des réponses aux questions que j’ai posées à cette éminente personnalité des « autorités psychiatriques » françaises.

A/ BREF RAPPEL DES FAITS, ET EXPLICATION DE MA DEMARCHE

A1/ Lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville

  • Cette lettre reproche à la Secrétaire d’Etat aux Personnes Handicapées de ne pas avoir invité les psychiatres représentés par la FFP à des groupes de travail ; tente de montrer les mérites de l’action psychiatrique en France pour les autistes ; « [demande] de réparer au plus vite cet +oubli+ » ; dénonce le danger de vagues « engouements scientistes » ; « attend une réaction rapide » ; dit que ces psychiatres « veulent être présents », etc.
    Cette lettre (qui ressemble à un « rappel à l’ordre ») mentionne aussi, pour s’en prévaloir, le fait que la FFP est représentée au niveau des travaux de la HAS.
  • C’est précisément parce que je faisais partie du Groupe de Pilotage des recommandations de bonnes pratiques HAS / ANESM, et que je m’interrogeais sur la présence de Mme le Docteur Isabelle SECRET-BOBOLAKIS (de la FFP) ce ce groupe,et -partant- sur l’influence de la FFP et sur le risque de conflits d’intérêt dans nos travaux (sans parler du fait que sur 20 membres, 17 faisaient partie du « médical » (ou médico-social)), que cette fameuse lettre, et cette mention, avaient attiré mon attention.
  • La lecture de cette lettre m’ayant rapidement montré -grâce à mes qualités autistiques de logique et de précision- de nombreux questionnements à propos d’amalgames, erreurs, procédés rhétoriques discutables et autres « vices » typiques de ce que j’ai baptisé « Troubles Non-Autistiques » il y a un an ou deux, j’ai donc tout naturellement voulu obtenir des éclaircissements (et si possible des corrections), et j’ai donc écrit à ses auteurs.
  • Je précise que j’ai décidé de me retirer de ce groupe de pilotage, en raison notamment du fait que la HAS et l’ANESM ont toujours scrupuleusement ignoré mes demandes à propos de ces problèmes de « groupe de pression médical » dans notre Groupe de Pilotage. J’ai mentionné cela, et d’autres raisons, dans cette mise au point (chapitre 1, point « Recommandations HAS / ANESM pour les autistes adultes ».)
  •  Je précise aussi que je ne suis pas le seul à voir mes légitimes interrogations ignorées par la HAS, l’ANESM, la FFP (et tant d’autres !) puisque, en fait, cette fameuse lettre du 18 juin 2015 avait initialement été « rapportée » par Danièle LANGLOYS (Présidente d’Autisme France), qui s’en était indignée publiquement.
    J’essaie ici d’aller plus loin plus loin qu’elle, parce que la question n’est pas résolue, et parce que je trouve « trop facile » et injuste qu’il suffise d’ignorer et de mépriser ainsi les gens. Je prends donc le cas « FFP » comme exemple, mais il y en aurait bien d’autres.
  • J’ai donc écrit au Dr Chambry le 02/03/2016, pour lui demander si on pouvait discuter au sujet de sa lettre.
  • Le lendemain, il me répondait « Je suis tout à fait partant pour discuter cette lettre ».
  • Le 11/06/2016, je lui envoyais donc un long courriel avec des questions et des commentaires appelant des éclaircissements.
  • Deux lours plus tard, le 13/06/2016, il m’écrivait qu’il allait me répondre « au cours de cette semaine ».
    (Note : le 20/01/2017, j’attends toujours.)
  • Le 09/07/2016, je lui envoyais une lettre récapitulative, qui reprenait mon « long courriel de questions », en le présentant de manière plus claire, avec des couleurs. Et en insistant sur l’importance de recevoir la réponse promise.
  • Le 18/07/2017, je lui envoyais un « courriel de rappel N°2 », dans lequel je m’interrogeais sur les motifs de sa non-réponse, et sur les moyens d’y remédier.
  • Environ une heure plus tard, je recevais sa réponse : « Je vais vous répondre au cours de l’été comme je vous l’ai dit des problèmes de santé m’accapare y actuellement. » (sic)
  • Le 16/09/2017, le lui écrivais à nouveau (un 3ème rappel), en demandant (toujours poliment) « Pouvez-vous m’indiquer quand vous pourrez répondre ? »
  • Le 29/09/2017, je lui écrivais :
    « Sans réponse depuis mon rappel d’il y a deux semaines, j’aurais souhaité savoir si vous comptez répondre, et si oui quand.

    Si vous avez des problèmes de santé ou autres, peut-être que quelqu’un d’autre à la FFP pourrait répondre, et si oui, qui ? (M. Odier n’a jamais daigné me répondre).
    Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus adaptées. »
  • Le 03/11/2016, je lui envoyais un 5ème rappel -à mon avis très explicite- que je reproduis ci-dessous.
  • Nous sommes le 20/01/2017. Je suis sans réponse depuis le 18/07/2016 (plus de 5 mois). Malgré les promesses de réponse rapide depuis plus de 6 mois.
  • On peut voir l’article détaillé reprenant tous les échanges (mais n’expliquant pas ma démarche, ce que je viens de faire plus haut).

A2/ Communiqué du 12 mai 2016

voir http://allianceautiste.org/wp/2016/07/tentative-de-discussion-avec-le-dr-jean-chambry-au-sujet-du-communique-ffp-cnu-du-12-mai-2016/


ICI GOOGLE CHROME A PLANTE (« pas assez de mémoire ») ET SUPPRIME TOUT CE QUE J’AI TAPE PENDANT 2 HEURES !
JUSQU’AU PARAGRAPHE G !
C’est bien dommage, car c’était « du lourd ».
Je suis écoeuré et je ne peux pas tout recommencer.
Je suis fatigué.
Qui nous aide ?

eric.lucas@allianceautiste.org


 

B/ REFLEXIONS ET SPECULATIONS A PROPOS DU COMPORTEMENT DU DR CHAMBRY

C/ EVOCATION D’UNE SOLUTION FUTURISTE POUR TRAITER CES TROUBLES NON-AUTISTIQUES

D/ REFLEXIONS A PROPOS DE LA FFP ET DE SON ATTITUDE ENVERS LES AUTISTES ET LES FAMILLES

E/ NOUVELLE DEMANDE DE REPONSES AUPRES DU DR CHAMBRY

F/ DOUTES ET RISQUES RELATIFS A MES TENTATIVES ET METHODES POUR COMMUNIQUER

G/ NOUVELLE DEMANDE D’APPUI AUPRES DES AUTORITES PUBLIQUES FRANCAISES

H/ QUESTION AUX AUTORITES A PROPOS DE CES TROUBLES

I/ APPEL PUBLIC POUR AIDER A FAIRE AVANCER CE PROJET

J/ PROPOSITION DE LA CREATION D’UNE ASSOCIATION DECLAREE AYANT POUR BUT D’OBTENIR DES REPONSES DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE (CHAMBRY, COHEN, GOLSE, DELION, ALBERNHE ETC.)


Rappel du 10 avril 2017

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 10 avril 2017 à 11:47
Objet : Projet pour obtenir des réponses du Dr Chambry
À : CHAMBRY Jean , Bernard ODIER >
Cc : …

Monsieur le Docteur Chambry

Voici environ un an que vous avez commencé à nous promettre de répondre, mais, las…

1/ Comment faut-il faire pour obtenir enfin ces réponses ?

2/ Comment puis-je deviner les raisons de ce « dysfonctionnement », afin d’y remédier ? N’ayant pas beaucoup de pouvoirs de divination, je me trouve ici particulièrement bloqué, handicapé par ce que j’appelle le « Trouble Non-Autistique du mutisme ».

Je n’ai aucune idée de si votre silence vient du mépris habituel des « hauts médecins » français, ou de l’incurie, ou du manque de temps (mais faut pas exagérer… un an…), ou de vos problèmes de santé (dans ce cas, dites-moi qui peut vous remplacer, SVP), etc.

Si vous ne pouvez pas assumer les suites de communiqués que vous émettez, si la FFP ne daigne pas discuter (ou ne peut pas discuter) avec les gens qu’elle dit vouloir aider (ou leurs représentants) alors ça ne me paraît pas très « responsable » ni sérieux.

Dans ces conditions, quelle légitimité la FFP a-t-elle, pour venir dire aux uns et aux autres (comme au gouvernement, par exemple) ce qu’ils doivent faire, alors que vous n’êtes même pas capables de répondre aux questions des autistes (i;e. des « malades », pour vous) ?

Si c’était « l’abrupteté » de ma communication qui vous permettait de vous croire en droit de vous exonérer de vos responsabilités, ce serait un exemple intéressant
de refus (ou d’ignorance) quant à la notion d’adaptation réciproque.
Car nous sommes des êtres humains différents et nous avons le droit d’être différents, par exemple de ne pas être hypocrites, de ne pas faire de promesses en l’air (c’est à dire, de mensonges).
Si d’aucuns se croient fondés à ignorer, ou à communiquer hypocritement, j’ai, moi, le droit de m’exprimer comme je le souhaite, sincèrement, tant que ça ne devient pas insultant.

Je ne suis pas certain qu’il soit très élégant, ni « professionnel », ni juste, d’ignorer les autistes, surtout de la part du corps médical (chargé -à tort ou à raison, enfin, surtout à tort…- de nous aider).

Répondre correctement à mes questions suppose de comprendre l’autisme (ce qui n’apparaît pas de manière éclatante dans vos commentaires lus dans d’autres courriels – qui m’ont affligé et même inquiété).
Nous pouvons vous aider à comprendre.
Si au moins vous daignez accepter de communiquer.
Nous n’avons pas de baguette magique pour obliger à comprendre l’autisme, à distance, des gens que ça arrange bien de rester dans leurs croyances.

On dit que les autistes ont des « problèmes de communication ». C’est vrai.
Mais ce n’est pas forcément « à cause de l’autisme »…
Ici ce serait plutôt à cause de l’incapacité des blocages non-autistiques que nous devons affronter chaque jour, de la part de gens « normaux » qui se bornent à nous ignorer et à nous exclure, parce que ça les arrange.

Et surtout, de la « loi des plus forts car plus nombreux », qui vous permet de faire ce que vous voulez, parce personne ne nous aidera, à part quelques témoignages de soutien qui n’ébranleront en rien le « lobby » que vous servez, et ses juteux profits (si je me trompe, dites-le moi… si vous pouvez…).

Tentant de surnager et de survivre dignement dans cet océan non-autistique d’égoïstes, de profiteurs, de lâches et d’incapables (i.e. de feignasses), j’ai l’honneur de vous assurer de ma détermination et de mes efforts pour participer à la défense de notre minorité opprimée et exploitée, et pour obtenir les promises et légitimement attendues.

Si vous avez des soucis médicaux qui empêcheraient de m’assurer de votre réponse de manière décente et sérieuse (i.e. prompte), alors il conviendrait peut-être de m’indiquer qui peut prendre le relais, afin que je puisse « prendre attache » avec cette personne, pour entamer un nouveau dialogue de sourds avec des gens qui REFUSENT de comprendre, de communiquer, de rétablir la justice.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Docteur Chambry, mes amères salutations.

Et je demande de l’aide, à toute personne humaine, pour obtenir les réponses promises.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

Refus d’un autiste (et de dialogue avec une association d’autistes) dans une nouvelle association d’aide aux familles

Sommaire de cet article :

1/ Présentation de cette affaire
2/ Discussion (avortée) par courriel
3/ Commentaires d’un acteur associatif de Bretagne au sujet du fond de cette affaire
4/ Les explications de Florian (le jeune autiste refusé)


1/ Présentation de cette affaire :

Vous trouverez ci-dessous quelques échanges d’emails entre moi-même, la mère de Florian (un autiste refusé par une association), et la dite association.
Ces échanges ont été publiés ici le 30 septembre 2016
Le 15 octobre, j’ai anonymisé les références à cette association (car on m’a copieusement accusé de vouloir lui nuire, ce qui me semble absurde et inutile).

J’ai constaté que la quasi-totalité de la communauté des autistes et des parents consultés à ce sujet désapprouvent mon initiative.
On m’a expliqué :
– que cette association a le droit d’accepter qui elle veut (mais je n’ai jamais dit le contraire) ;
– qu’elle n’est pas tenue de fournir des explications (mais je trouve que même si elle n’est pas « tenue », par les règles, peut-être que moralement ce serait préférable ?) ;
– qu’en se mêlant de cette affaire, l’AA risque de s’ériger indûment en censeur ;
– et je vous épargne de tous les amalgames et « procès d’intentions » habituels.

Je continue à penser que lorsqu’une association voulant aider les autistes est malheureusement obligée de refuser l’un d’entre eux (ce qui constitue une exception, pour ne pas dire une violation, de son objet social (supposé inclure l’inclusion des autistes)), la moindre des choses serait de fournir des explications claires, complètes, détaillées, étayées et convaincantes, non seulement à cette personne, mais aussi à l’ensemble des responsables ou autres militants pour l’inclusion et le respect des autistes, légitimement interloqués par cette apparente incohérence.

Etant habitué à invoquer l’article 4.3 de la CDPH ONU, qui dit que les handicapés doivent participer étroitement aux décisions les concernant dans les organismes publics, il me semble que cette règle devrait s’appliquer aussi, a fortiori, dans les associations oeuvrant pour les handicapés (au moins « moralement »).
Certes, on ne peut pas toujours accepter tout le monde, et les associations sont libres, mais il faut être cohérent et expliquer, justifier très clairement des exceptions aussi graves, à mon avis.

Je n’ai pas observé de réelle solidarité ni de propositions pour aider ce jeune autiste souffrant d’exclusion (au sens général du terme) et je ne pense pas qu’il soit directement responsable de ce qu’on lui reproche, ni désireux de faire quoi que ce soit de mal à la communauté des autistes.

J’ai été surpris – et déçu – en constatant la véhémence des efforts pour défendre cette association (qui ne brille pas par sa gentillesse), et pour me traîner dans la boue (mais je commence à être habitué, en France), alors qu’en ce qui concerne ce jeune autiste je n’ai noté que quelques rares mots de compréhension, et pas le moindre souci, pas la moindre proposition pour l’aider.

Pour toutes ces raisons, je trouve cette affaire globalement dérangeante.
J’ai demandé (tout récemment) à des collègues s’ils ont des idées pour aider ce jeune dans ce qui, à mon avis, lui occasionne fatalement une souffrance morale, quelles que soient les erreurs qu’il ait pu commettre (le cas échéant).

Concernant M. Botbol, manifestement il s’agit d’un personnage hautement détestable et nocif pour nous (ce que j’ignorais, ne pouvant connaître tout ce qui se passe en France), mais je ne crois pas que ce soit une raison pour traiter Florian comme un pestifiéré, ni pour refuser le dialogue avec ceux qui ont l’audace de poser des questions (même si ma première question était un peu brutale, j’en conviens).

Je trouve tout cela particulièrement lamentable et affligeant.
Si quelqu’un a des idées pour aider ce jeune autiste, et/ou pour tenter de faire évoluer le fonctionnement des organisations de défense des autistes, on peut me contacter par email (eric.lucas@allianceautiste.org).

Merci à tous.

Eric LUCAS

 




2/ Discussion (avortée) par courriel :


De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 17 septembre 2016 à 08:50
Objet : Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : ***.autisme@***

Bonjour

Avant toute chose, j’aimerais savoir si vous avez un texte (public ou non) décrivant votre version de ce problème, et les raisons de cette exclusion d’un autiste ?

Merci beaucoup.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : Labelle<***@***>
Date : 17 septembre 2016 à 10:04
Objet : re: Fwd: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Suite à la réunion constitutionnelle [constitutive] du 10 septembre
Mr U*** s’est présenté chez nous à 9h du matin le lendemain dimanche pour dire qu’il ne voulait pas de Florian dans leur CA et qu’il enverrait un mail à Florian.

3 points de reproches :

  • publication d’un article dans lequel Florian témoignait de ses difficultés de parcours
  • la séance débat du film « Elle s’appelle Sabine » en avril dernier
  • Notre collaboration pour monter le projet d’aide aux aidants, avec l’ancien CRA , ce que nous avons considéré à l’époque, que les querelles entretenues, étaient stériles et que les parents en patissaient qu’il fallait avancer et l’ouverture du projet d’aide aux aidants, il ne fallait pas attendre pour le bien de tous.

Comme me le souligne Florian cela fait la deuxième fois que l’on s’en prend à lui.

> Message du 11/09/16 10:12
> De : « *** autisme » <***.autisme@***>
> A : mart.labelle@***
> Copie à :
> Objet : *** Autisme – Refus d’adhésion

Bonjour,

Suite à l’entrevue avec Martine Labelle ce jour,

je vous confirme que nous refusons vos adhésions (Martine Labelle et Florian Lhenry) à *** Autisme.

Pour l’équipe,

Cordialement,

A*** U***

—-

Voici un commentaire d’une personne qui connaît très bien les diverses attaques que nous avons subi :

« Le monde de l’autisme ne brille pas par son comportement associatif, il est des plus intolérants, là où on s’attendrait à la plus belle des solidarités.

Les guerres d’égo, de pouvoir sont inadmissibles.

Que des parents soient aigris, cela se comprend. Qu’ils s’envoient paitre entre eux n’est pas un signe d’intelligence. Mais comment interpréter leur engagement associatif quand ils se comportent ainsi ?

Qu’ont-ils donc à gagner par de tels agissements ?

Certaines associations ont de piètres idées de l’associatif qui au lieu de réunir, fédérer, aider, faire ensemble…. Ne font que diviser, rejeter, discriminer, diffamer, …

Sont-ils si peu sûrs d’eux ? Ont-ils des choses à cacher que certains ne sauraient entendre ou comprendre ?

Ont-ils seulement conscience que leurs agissements ne sont qu’aveux de faiblesse, car une personne forte supporte la contradiction, la discussion, les divergences d’opinion lorsqu’elles existent et surtout, elle assume tout cela avec honneur et dignité.

Enfin, comment peut-on avoir pour objectif d’œuvrer en faveur des Aspi, et se comporter ainsi auprès d’une personne qui l’est elle-même ?

Ma conclusion est donc qu’il vaut mieux ne pas en faire partie et ne pas représenter autant d’indignité. Vous avez des choses plus honorables à porter. 

Avec toute ma considération et mon amical soutien »

 


 

De : *** autisme <***.autisme@***>
Date : 18 septembre 2016 à 03:18
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Bonjour,

Nous ne savons pas d’où vous tenez cette « information ».

Nous avons pris la décision de ne pas accepter les adhésions de cette personne et de sa mère, respectivement trésorier et présidente de l’association « Autisme Asperger Echanges », pour les raisons suivantes :
– soutien de cette association au Pr Botbol lors de ses fonctions au CRA Bretagne
– positionnement vis-à-vis de l’UR Autisme France

Le fait que cette personne soit autiste est absolument étranger à notre décision, prise  uniquement pour les raisons exposées ci-dessus. Que vous puissiez penser que nous, parents d’enfants autistes, puissions ne pas accepter l’adhésion d’une personne dans notre association parce qu’elle est autiste est révoltant.

Cordialement,

Le bureau

 


 

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste)<eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 18 septembre 2016 à 07:38
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : *** autisme <***.autisme@***>
Cc : Martine Labelle <mart.labelle@***>

Pour le bureau de l’association *** autisme.

Madame / Monsieur
L’information en question vient d’un email envoyé par A*** U*** : 
 
Bonjour,
Suite à l'entrevue avec Martine Labelle ce jour, je vous confirme que 
nous refusons vos adhésions (Martine Labelle et Florian Lhenry) à *** 
Autisme.
Pour l'équipe,
Cordialement,
A*** U***
1- Afin de dissiper les malentendus, pouvez-vous confirmer ou infirmer que cet email est authentique ?
2- Concernant le motif « soutien de cette association au Pr Botbol lors de ses fonctions au CRA Bretagne »
—> très franchement je ne sais pas de quoi il retourne ; pouvez-vous en dire plus ?
3- Idem pour « positionnement vis-à-vis de l’UR Autisme France » :
—> ?…  (j’ignore à quoi il est fait référence)
Je comprends que dans un premier temps vous ne faites que mentionner les grandes lignes.
Vous comprendrez qu’en tant qu’autiste membre d’une association d’autistes, il m’est nécessaire de trouver les justifications à cette situation dont vous admettrez qu’elle peut paraître pour le moins surprenante.
4- « Le fait que cette personne soit autiste est absolument étranger à notre décision » :
—> Cela me paraît évident. Ce serait impensable. On aurait envie de dire « il ne manquerait plus que ça ».
« Que vous puissiez penser que nous, parents d’enfants autistes, puissions ne pas accepter l’adhésion d’une personne dans notre association parce qu’elle est autiste est révoltant. » :
—> Vous terminez par « est » et non pas « serait »…
Dans le but d’éviter de prendre temps et paix de l’esprit dans des malentendus et querelles, est-ce que vous pourriez m’indiquer le mot ou la tournure ou quelque autre raison que ce soit, dans mon unique courriel, ma démarche ou quoi que ce soit d’autre, qui vous a ainsi amené à penser que je penserais une chose aussi révoltante.
Dans l’attente de pouvoir clarifier puis régler cette problème, pour l’intérêt juste de Florian mais sans partialité, je vous prie d’agréer, Madame ou Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : *** autisme<***.autisme@***>
Date : 18 septembre 2016 à 09:21
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Monsieur,

Il est pour le moins surprenant qu’un tel mail (privé adressé nommément à une personne) vous soit parvenu.

N’étant pas concerné par notre décision, vous comprendrez que nous ne voulons pas entamer une polémique avec vous.
Nous n’avons également pas à vous donner de plus amples renseignements sur les motifs de notre décision. Nous pensons vous en avoir donné suffisamment.

Le courriel cité plus haut est en effet authentique et ne rend pas compte de l’entretien préalable avec Mme Labelle. Il n’est qu’une confirmation de la décision prise par l’équipe.

Nous vous demandons donc de clore cette vaine polémique qui ne cherche qu’à discréditer une association en voie de création, au prétexte que nous avons pris la décision de ne pas accepter l’adhésion de deux personnes.

En ce qui concerne le dernier point de votre courriel (4.), les termes de votre premier courriel « Avant toute chose, j’aimerais savoir si vous avez un texte (public ou non) décrivant votre version de ce problème, et les raisons de cette exclusion d’un autiste ? » nous apparaissait comme une sommation de nous expliquer. Ce qui nous a surpris.
L’emploi de l’indicatif « est » au lieu du conditionnel « serait » est en effet inadéquat et nous nous en excusons.

Nous comprenons votre souci de défendre les autistes et de combattre la discrimination pouvant les toucher et, comme vous, nous agissons quotidiennement pour que nos enfants autistes puissent avoir les mêmes droits que les autres. Gardons donc notre énergie pour cet objectif et non pour de telles vaines polémiques.

Nous vous remercions de respecter notre décision et de ne plus nous contacter.

Pour le bureau,

A*** U***


De : Eric LUCAS (Alliance Autiste)<eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 19 septembre 2016 à 08:36
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : *** autisme <***.autisme@***>
Cc : Martine Labelle <mart.labelle@***>

Bonjour A***

Ce petit mot pour vous faire part de quelques éléments importants.

(…)

Ma proposition de ce jour, c’est qu’avant que je n’examine avec plus d’attention votre dernier message (auquel je répondrai de toute façon, si vous le maintenez ainsi), vous preniez plusieurs jours (au moins jusqu’au 24) pour discuter de ces échanges avec vos collègues, puis -si vous le souhaitez- « améliorer votre copie », ou la maintenir.
On peut tous faire des erreurs, s’emporter etc.

Si vous avez compris mon premier email comme une sommation, c’est peut-être parce que mon style était effectivement rapide et peu adéquat (même si j’ai écrit « j’aimerais savoir si » et non « je vous demande de »), et j’en suis désolé.

Vous m’avez demandé de ne plus vous écrire. (…)

Mais j’espère que vous comprenez que l’Alliance Autiste défend les autistes au niveau national, et que le fait de nous rejeter nous aussi n’est pas un moyen d’éviter des difficultés, mais bien de les commencer. (Pour l’instant il n’y a pas de polémique entre vous et l’AA).Ce serait bien dommage, et c’est justement pour éviter les querelles que je vous ai demandé des explications, « avant toute autre chose » (accusations, suppositions, etc.).

J’espère donc que vous pourrez réfléchir et si possible partager ces réflexions avec vos collègues.

Je souhaite de tout coeur ne pas entrer en conflit avec vous (on a tous des choses plus importantes à faire) mais cela semble impossible si les choses commencent de cette manière.

Vous n’êtes pas obligés de dialoguer avec nous, mais globalement cela serait préjudiciable pour vous aux yeux du public, ce qui n’est pas la meilleure manière de commencer (rejet d’un autiste + rejet de l’Alliance Autiste).

Je précise que tous nos échanges de courriels (entre vous et l’AA) sont susceptibles d’être publiés pour l’information de la « population concernée par l’autisme ». Ce n’est pas de la correspondance privée.

Merci.
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

De : *** autisme<***.autisme@gmail.com>
Date : 19 septembre 2016 à 09:24
Objet : Re: Refus d’un autiste dans votre association ayant pour but d’aider les autistes
À : « Eric LUCAS (Alliance Autiste) » <eric.lucas@allianceautiste.org>

Monsieur,

Nous vous avons demandé de ne plus nous contacter.

Merci de respecter notre demande.

Le bureau

 




 

3/ Commentaires d’un acteur associatif de Bretagne au sujet du fond de cette affaire :

La nouvelle association *** Autisme a pourtant clairement expliqué, avant cette publication, les

motifs de la mise à l’écart de deux responsables associatifs :

• collaboration avec Michel Botbol

• relations avec Autisme France.

Le premier motif aurait dû suffire. Nul ne devrait ignorer la purge du CRA de Bretagne par Botbol,

ce qui a entraîné la mise au placard dans un service de dermatologie du Dr Eric Lemonnier puis

son départ au Centre Expert Autisme du Limousin.

Quatorze associations se sont réunies en Collectif fin 2012 pour lutter contre l’action destructrice

du CRA de Botbol.

Pour avoir une idée de ses positions, voir https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/040416/la-
situation-du-cra-de-bretagne-33

« Le Dr Botbol s’était signalé en 1996 pour son opposition à la méthode TEACCH.

Il continuera en mettant en valeur la « psychothérapie institutionnelle », la « cure

analytique », la pataugeoire et les psychotropes « par précaution » pour les enfants

autistes. Et même l’antibiothérapie, pour un seul patient. Jamais pour une méthode

recommandée par la HAS. Voir fiche et remarques.

A peine arrivé, il se manifestera par une violente attaque contre la Dr Claire

Chevreuil, en décembre 2011, à qui il reprochait de vouloir « monter » les parents

contre les professionnels, car le DADTSA (dispositif d’annonce du diagnostic de

troubles du spectre autistique) prévoit d’informer sur l’existence de l’ABA,

TEACCH, PECS etc … Or, comme les services n’appliquent pas ces méthodes

efficaces, de son propre aveu … «

Pour donner d’autres exemples, à la première session de formation des aidants

familiaux, Botbol s’est réjoui du fait qu’un collégien autiste se réfugiait aux toilettes pour

faire du flapping sans se faire remarquer, car « c’est le lieu où on expulse, c’est le lieu du

caca ». Et il a fait venir MC Laznik en février 2014. Le collectif Bretagne Autisme a

manifesté à cette occasion.

L’action du Collectif s’est traduite par la remise en cause de l’attribution du CRA au

service de Botbol. Le nouveau CRA est en place depuis le 1er janvier 2016.

Au 2ème trimestre 2014, les associations du Collectif se sont aperçues que la

responsable de l’une d’elles, AFBPL, discutait avec Botbol dans le dos des autres assos,

des assos membres d’AFBPL et de sa propre association. Cette collaboration, qui n’a

pas porté ses fruits heureusement, se poursuit jusqu’à présent.

Dans le premier message cité (17 septembre), cette collaboration est avouée à demi-
mot : « Notre collaboration pour monter le projet d’aide aux aidants, avec l’ancien CRA , ce que nous

avons considéré à l’époque, que les querelles entretenues, étaient stériles et que les parents en

patissaient qu’il fallait avancer et l’ouverture du projet d’aide aux aidants, il ne fallait pas attendre pour

le bien de tous. »

Inutile de dire que ce comportement a posé problème au sein d’AFBPL, qui était une

structure interrégionale d’Autisme France. Les 3⁄4 des associations partenaires d’AF de

Bretagne ont décidé qu’il était plus adapté d’avoir une union régionale, et ont créé en

octobre 2014 l’Union Régionale Autisme France de Bretagne. Cela a été avalisé par le

CA d’AF en novembre 2014. AFBPL n’a pas respecté cette délibération, et est partie avec

les réserves financières.

Il est normal qu’une association veuille se prémunir contre les pratiques récentes de ces

deux responsables.

Je préfère ne pas m’étendre sur les raisons de ces pratiques. Les questions d’ego ne

sont pas toujours là où on prétend les voir. Et pour aider quelqu’un, il faut qu’il accepte

l’aide.

 




 

4/ Les explications de Florian (le jeune autiste refusé) :

 

je résume les faits

 

Je vois  dans le journal q’une future association X ( pour défendre les autistes) fait une réunion constitutive

 

ma mère  téléphonne à Mr Y le protagoniste ,

 

il  dit que nous sommes les bienvenues

 

Nous nous rendons à cette réunion.

 

Mr Y nous accueille nous reparle du succès du film « Elle s’appelle Sabine »

 

(Le documentaire évoque une personnalité attachante, dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie – même si ces capacités sont altérées – dans un foyer d’accueil en Charente. )

 

 

Mr Y lors de la présentation, fait un tour de table , nous   présente que nous sommes l’association AAE ( Autisme Asperger Echanges)

 

et que nous sommes complémentaires , puisque nous avons monté le projet » Ciné Ma Différence » (et que nous  favorisons les loisirs pour les personnes différentes)

 

et présente l’Antenne XX qui organise  des cafés rencontres, il précise que nous travaillerons ensemble.

 

Il présente les statuts sur grand   écran ne mentionne pas d’éviction.

 

Il présente les objectifs de l’association.

 

Mr Y  demande qui veut rentrer au CA , autour de la table était invité une bonne partie d’une association du médico-sociale

 

Psychologue ,médecin et autres.

 

Et  Quelques  parents,  certaines personnes ont demandé d’être au CA

 

Mr Y s’adresse à nous ensuite et je lève la main pour intégrer le CA

 

La composition du CA est voté à l’Unanimité

Enuite il invite le CA pour élire le Bureau, les personnes qui n’y sont pas quittent la réunion.

 

Il représente à nouveau les  objectifs et les futurs actions

il demande qui veut rentrer au bureau

 

Je  dis  pourquoi pas moi en tant que Consultant ,Mr Y rétorque non c’est pas la peine que tu es un statut à part

 

Je réponds  « mais vis à vis des discriminations faut-il un statut spécial? »  et Mr Y a répondu que non

 

ET des dates de réunions ont été programmées

 

et je quitte la réunion autour d’un goûter où Mr Y a dit qu’il fallait travailler ensemble.

 

Le lendemain matin dimanche,  ma mère est réveillée par un coup de sonnette.

 

Elle ouvre  les volets et elle voit Mr Y

elle  descend lui ouvrir

 

Et il  dit ceci » on ne peut pas accepter Florian  »

 

il a publié un article sans nous en informer il a organisé une soirée débat à la Salamandre  » Elle s’appelle Sabine » sans nous en informer

et ses mauvaises relations avec une association Nationale.

 

Ma mère  lui a répondu que c’était de la discrimination vis à vis de moi .

 

J’étais dans ma chambre mais réveillé par le bruit j’ai écouté de mon palier.

 

Cordialement

 

———–

Complément :

Monsieur y va fort «  la purge » on était en état de guerre !

 

14 associations , Mr V doit être du côté de Marseille !

 

Mr V oubli de dire que nous faisions parti de ce même Collectif

 

et que nous avons été audité aussi .

 

V déverse son flot habituel de bile. Une attaque contre Dr C Ch

 

nous sommes dans le roman noire !

 

AFBPL n’a jamais caché quoi que ce soit , Mr V fait l’autruche .

 

Toutes les associations ont été invitées pour discuter du projet d’aides aux aidants,

 

je vous y ai vu Mr V donc vous aussi vous avez collaboré.

 

Enfin j’ai pu constater que Mr V est un manipulateur , diffamateur ,et j’attends des preuves

 

de toutes ces accusations, prouvez les noir sur blanc.

 


 

Soutenez le projet de film « Bubble Le Film » de Julie Dachez et Pierre Feytis !

Nous vous invitons à prendre connaissance de ce projet de notre amie Julie Dachez (membre de l’Alliance Autiste), en collaboration avec un autre autiste, Pierre Feytis !
Ce film sera utile pour lutter contre les préjugés nous concernant, et il est entièrement fait par des autistes !
N’hésitez pas soutenir cette initiative, et à partager cette information !

Regardez la bande annonce, c’est très prometteur !

http://www.bubblelefilm.com/

Soutenez ce projet
(avec le « Pot Commun »)

Enfin de bonnes nouvelles pour Timothée et sa mère ! (pas en France, évidemment…)

La ténacité de la maman de Timothée (Maryna) -que nous avons toujours soutenue- finit par payer.
Et le jugement irlandais en sa faveur démontre (s’il était besoin) l’absurdité et le caractère malfaisant de la « justice » française dans cette affaire (ce qui est aussi montré par tous les jugements, plus ébouriffants les uns que les autres, sans aucune considération pour la réalité, pour cet enfant, et pour l’autisme, mais simplement guidée par la haine et le ressentiment envers une personne (Maryna), parce qu’elle a osé faire preuve « d’insoumission » (sic)).

Bravo à Maryna ! 🙂
Et honte à la nomenklatura administrative de notre pays, et aux exploiteurs d’enfants vulnérables (le « lobby »).

Voir les détails ici : http://soutien-tim.blogspot.com/

Voici également le résumé fait par Maryna ce jour :

« Resumons: 5 jours en prison a Dublin et 7 audiences (700 km a chaque fois), presque 8 mois du contrôle judiciaire allant de déplacement chaque jours au commissariat (25 km de la maison) au debut jusqu’au 2 fois/semaine a la fin. Deux mois seule ici, sans mon mari retenu en France. Il est revenu, refusant de servir d’otage: si moi, je pouvais encore tenir, les enfants, eux, souffraient trop de cette separation. Pour sa part, les accusations dont il fait objet sont tout simplement hallucinantes mais c’est un autre sujet…

J’étais accusée ni plus ni moins de la séquestration (false emprisonnement): le procureur ici n’a trouvé pas d’autre article pour satisfaire la condition de la double incrimination (soustraction de l’enfant, ou « child abduction » ne s’applique, en Irlande, après 16 ans de l’enfant). Les trois dernières audiences et le temps d’attente entre elle étaient plus qu’éprouvantes. Mes avocat (dont un, très reconnu en Irlande), ont bossé a suer. Le « common law » (jurisprudence anglo-saxonne) et l’audience ici n’a rien a voir avec celles, en France. Et heureusement: tout est extrêmement clair et argumenté, il n’y a pas de place pour des « lapins du chapeau », aucun argument n’est omis, aucune place a la subjectivité. On peut avoir confiance absolue en justice. Ca change.
Au dela de ca (et certains ont deja remarqué), c’est une décision historique car mettant une personne atteinte d’autisme au meme niveau des droits et libertés qu’une personne tout venant.
Je rappelle que AUCUN cour de justice en France n’a jamais cherché connaitre et encore moins respecter, l’avis de mon fils. Ses problèmes de communication n’ont meme pas été évaluées correctement pour pouvoir décider si il est capable ou pas du « discernement ». La discrimination qu’il a subie a été totale et émanait de l’institution juridique elle meme.
Je ne peux donc que saluer la Hight Court de Dublin de rester au plus prêt du droit national et des droits humaines. Meme si, nous n’avons meme pas eu a plaider la cause des droits fondamentaux: la decision fut prise avant, sur la base des points juridiques uniquement.
Heureusement pour la France: on peut imaginer le titre de l’article dans la presse après la lecture des rapports hospitaliers d’internement de mon enfant… »

Tentative de discussion avec le Dr Jean CHAMBRY au sujet de la lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville (Mission « Docteur Chambry / F.F.P. »)

9 juillet 2016 : lettre d’Eric LUCAS (AA) au Docteur Jean CHAMBRY (FFP), au sujet de la lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville


18 juillet 2016 : rappel N°2, par courriel :

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 18 juillet 2016 à 17:28
Objet : 20160718 AA_Protec_AttLobPsy—FFP : Lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville – Questions et commentaires (rappel N°2 par lettre)
À : Chambry <***@***.fr>, Bernard ODIER <***@***.fr>, ffpsychiatrie@wanadoo.fr

Monsieur le Docteur Chambry

Pouvez-vous répondre SVP, ou me dire quels sont les problèmes qui vous empêchent de répondre ?

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour éviter les risques de refus de réponse.
Je ne vois pas ce que je peux faire de mieux, si on ne me fournit pas une assistance pour « adapter » mes lettres.

Les psychiatres (contrairement aux fonctionnaires « classiques ») devraient pouvoir comprendre mes lettres, même si elles ne sont pas « standard ».

Si le motif de la non-réponse est que vous vous sentez offensé (ou quoi que ce soit d’autre qui viendrait de moi), je vous prie d’accepter mes excuses et regrets, par défaut et systématiques pour quoi que ce soit (passé, présent, futur, etc.).

Je suis obligé de publier nos « échanges », principalement pour informer le public (qui apprécie mes questions et -comme moi- attend) mais aussi dans l’espoir que -ces échanges n’étant pas limités à une simple correspondance privée- vous pourriez estimer important de ne pas « perdre la face » par ce qui pourrait être perçu comme une « dérobade facile ».

Il y a toujours moyen de trouver une raison ou un prétexte pour ne pas répondre.
Mais la population autistique française, et les familles, ont besoin de réponses.

Je ne crois pas qu’on puisse invoquer l’argument des « lettres trop longues pour être lues » car les internautes parviennent à les lire, et par-dessus le marché j’en ai profité pour insérer de temps à autre des « informations » sur l’autisme, « gratuitement ». C’est donc plutôt bénéfique pour vous.
(Evidemment il faut lire avec attention et ne pas me prendre pour un « malade », tout est là…).

J’ai passé énormément de temps à vous écrire. J’ai une infinité d’autres choses à faire, du lever au coucher. Je ne suis pas payé.

Je pense qu’il serait bon pour tous (vous, moi, le public, les autistes) que vous essayez de produire une réponse.
Même si c’est difficile, ce sera mieux que rien.
Par exemple (si ce n’est pas trop en « langue de bois ») ça pourrait montrer que vous respectez ou que vous tentez de respecter les autistes et ceux qui veulent les aider et les défendre.

Je n’ai pas d’autre option que d’insister pour vous demander une dernière fois si vous allez répondre, et quand, avant de commencer à réfléchir à d’autres perspectives, comme peut-être une demande d’une aide dans ce but.

En plus, vous avez promis.

Si vous rencontrez des difficultés pour gérer ce 2ème rappel, n’hésitez pas à me contacter (par écrit, bien sûr) afin que nous cherchions des solutions ensemble.

Merci beaucoup.

Salutations.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867


M. Chambry a répondu peu après le courriel ci-dessus :

CHAMBRY <>

17:57 (Il y a 1 heure)

À Eric
Bonjour Monsieur
Je vais vous répondre au cours de l’été comme je vous l’ai dit des problèmes de santé m’accapare y actuellement.
A tres bientôt

Dr Chambry

Envoyé de mon iPhone


Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>

19:16 (Il y a 1 minute)

À CHAMBRY
Ah désolé, je n’avais pas compris que ces problèmes étaient durables.
Bon rétablissement, j’espère.


16 septembre 2016 : rappel N°3, par courriel :

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 16 septembre 2016 à 07:26
Objet : Re: 20160718 AA_Protec_AttLobPsy—FFP : Lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville – Questions et commentaires
À : CHAMBRY <***@***>

Monsieur le Docteur Chambry

Permettez-moi de revenir vers vous à propos de  :
« Bonjour Monsieur
Je vais vous répondre au cours de l’été comme je vous l’ai dit des problèmes de santé m’accapare y actuellement. 
A tres bientôt
Dr Chambry »

J’espère que vous allez mieux.

Pouvez-vous m’indiquer quand vous pourrez répondre ?

Merci.
Je vous prie d’agréer mes salutations.

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867


29 septembre 2016 : rappel N°4, par courriel :

De : Eric LUCAS (Alliance Autiste) <eric.lucas@allianceautiste.org>
Date : 29 septembre 2016 à 12:53
Objet : 20160718 AA_Protec_AttLobPsy—FFP : Lettre du 18 juin 2015 de la FFP à Mme Neuville – Questions et commentaires (rappel N°2 par lettre)
À : Chambry <***@***>

Monsieur le Docteur Chambry

Sans réponse depuis mon rappel d’il y a deux semaines, j’aurais souhaité savoir si vous comptez répondre, et si oui quand.
Si vous avez des problèmes de santé ou autres, peut-être que quelqu’un d’autre à la FFP pourrait répondre, et si oui, qui ? (M. Odier n’a jamais daigné me répondre).Je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations les plus adaptées.

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
eric.lucas@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes

3 novembre 2016 : rappel N°5, par courriel :

De : Alliance Autiste <contact@allianceautiste.org>
Date : 3 novembre 2016 à 09:59
Objet : Remarques importantes à propos du projet de réponse de votre part
À : Chambry <***@wanadoo.fr>, Bernard ODIER <***@wanadoo.fr>
Cc : ***
Ce courriel est destiné au Dr Chambry principalement, et, à défaut, à d’autres responsables de la FFP.
Monsieur le Docteur Chambry
Je vous remercie pour vos multiples confirmations selon lesquelles vous allez répondre à mes deux lettres.

Je comprends la difficulté de la tâche.

Pour vous aider, je me demandais s’il ne serait pas mieux pour vous de répondre en plusieurs fois, en traitant séparément chaque partie.
Qu’en pensez-vous ?

Il est souvent bien moins difficile de résoudre un problème en apparence insurmontable en le décomposant en sous-problèmes.
Par ailleurs, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que la notion « d’attente sans délais connus » (donc vécue comme « interminable ») est particulièrement pénible pour les autistes (qui -comme vous le savez sans doute- sont soumis au gré d’autrui, à l’arbitraire et à l’attente de jours meilleurs tout au long de leur vie).
La souffrance morale ainsi engendrée prend une dimension particulièrement aiguë dans mon cas personnel, puisque j’ai vécu une sorte de « torture mentale » (même involontaire) lors de ma séquestration médicale durant de longs mois dans les murs de la psychiatrie française.
Ce séjour absurde dans un temple de l’inhumanité administrative m’a permis d’accéder à un vécu terriblement concret de cette notion d’attente interminable (et jamais justifiée !), qui est assurément moins abstraite pour moi que pour vous.
Pour moi, cette notion a formé la substance de plus d’un an de ma vie, avec rien d’autre à faire, ni à penser. Je ne souhaite cette expérience à personne (à part aux 5 médecins psychiatres ignorants mais responsables de cette ignominie).
Compte tenu de cette souffrance de l’attente, et de l’importance -pour les autistes et les familles- des sujets, questions, injustices et absurdités sur lesquelles je vous interroge, vous comprendrez à quel point il est nécessaire pour nous de ne pas nous sentir méprisés, « baladés » et « les « éternels oubliés », ceux dont on peut faire ce qu’on veut.
Enfin, s’il est trop difficile pour vous de répondre en un temps raisonnable (vous m’aviez parlé de « avant la fin de l’été » : nous sommes en novembre), il me semble qu vous pourriez faire appel à des collègues.
En effet mes questions s’adressent à la FFP via ses présidents (dont vous) et non pas à un individuel.

Je suis convaincu que la FFP ne manque pas de moyens ni de milliers de psychiatres qui pourraient vous aider à répondre.

A défaut, on pourrait s’interroger sur l’importance, le sérieux et la représentativité de cette fédération.
Et surtout, les doutes concernant les réelles motivations (aide prioritairement pour les patients ? ou pour les « confrères » ?) ne peuvent que s’accroître.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Docteur Chambry, l’expression de mes salutations distinguées.
Pour l’Alliance Autiste,
Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
Coordinateur – Délégué Général
contact@allianceautiste.org
http://AllianceAutiste.org (AA)
ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes
enregistrée en France sous le numéro W691085867

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