A propos des autistes, de « l’avenir de l’Humanité », et des distinctions utiles

J’ai souhaité y apporté mes compléments personnels, ci-dessous, en toute amitié et bienveillance.
 
Il me semble très difficile de discuter de tout cela sans faire une distinction très nette entre 1/ l’autisme, 2/ les « troubles » et 3/ le handicap.
C’est ce que je tente d’expliquer depuis quelques années, par exemple au début de cette vidéo (utilisez les raccourcis dans la description sur la page Youtube, pour écouter les autres sujets).
J’essaie aussi d’écrire un livre qui commence par expliquer ça, mais je ne trouve jamais le temps.
 
Cette absence de distinction est la cause de la confusion générale qui fait que la plupart des gens sont en désaccord, car en fait ils ne parlent pas de la même chose et surtout il mélangent plus ou moins les 3 choses, ce qui fait que tout est flou et mouvant.
L’autisme, c’est l’autisme. Ce n’est pas les « troubles », ni le handicap.
D’ailleurs, ce post plein de bon sens et de sincérité de JM montre bien que les problèmes ne viennent pas de l’autisme lui-même, mais du reste (système social etc.)
 
En ce qui me concerne, je n’ai jamais pensé que l’autisme est « l’avenir de l’Humanité » ; en revanche je dis que l’autisme, comme toutes les formes de différences et de « résistance à la norme » est utile voire indispensable pour conserver la « naturalité » de notre espèce.
Je suis convaincu que l’autisme (et non pas les « troubles » ni le handicap) est une chance pour l’Humanité.
Il est logique que des personnes non-adaptées à un système social malade en souffrent, et soient handicapées par celui-ci.
Même si tout cela est le plus visible, et bien pénible, ce ne sont « que » des aspects secondaires, par rapport aux qualités et aux avantages de l’autisme, qui sont en fait cachés et étouffés par ces problèmes.
C’est pour cela que nous nous battons : pour que les autistes puissent vivre de manière épanouie, ce qui permettra à la société de mieux comprendre en quoi notre différence, notre « naturalité », notre sensibilité, peut l’aider.
 
Il est logique qu’il y ait des malentendus sur tout cela à cause des limitations du langage.
Par exemple dire que l’autisme est l’avenir de l’Humanité pourrait laisser penser, à l’extrême, qu’il faudrait le le monde devienne autiste (ou soit dominé par les autistes ?), ce qui n’a pas de sens ; c’est peut-être une « formule à l’emporte-pièces ».
En revanche, dire que les autistes peuvent permettre d’éviter la fin de l’humanité de l’Homme, c’est ce que je pense, car pour moi tout ça est logique (conservation de « l’originellité » humaine, vs. dénaturation, normalisation et « machinisation » de l’Homme, bref déshumanisation donc fin de l’Humanité, avec en plus un risque d’apocalypse générée par le système ainsi créé).
 
Je confirme ce que dit JM à propos du paradoxe troublant, relatif aux autistes comme lui et moi (qui nous ressemblons beaucoup) : alors que nous pouvons paraître « quasiment non-autistes », en réalité dans le fond nous sommes des « purs et durs »… (Ce serait un sujet trop long à aborder ici).
 
Pour conclure, je pense que les autistes « sans vices » (les enfants, ou les adultes ayant réussi à ne pas être « contaminés », c’est à dire très peu adaptés) peuvent être une chance pour le futur, dans un monde qui sera « paumé et vérolé » (ce serait trop long à expliquer ici, et pour l’instant ce n’est pas encore très clair dans mon esprit).
 
Avec toute mon amitié, Jean-Marc.
Si seulement il y avait davantage de personnes qui fassent tout ce que tu fais…
 
Eric LUCAS
 
 



 
Jean-Marc Bonifay  (Facebook)

Le contexte actuel fait que je me sens obligé une fois de plus de dire la vérité même si elle déplaît, car non attrayante.

Alors que cela déplaise ou pas je m’en moque:

Les autistes y compris aspergers comme moi, ne sont pas supérieurs et ne sont pas l’avenir de l’humanité, mais une composante liée, à des anomalies de développement.
Vous pouvez lancer les tomates, mais c’est la vérité.

Il fauta arrêter de flatter les égos pendant que 40% des aspergers sont en psychiatrie, quelques pour cent en prison ou SDF dans la rue donc, car la psychiatrie n’a pas voulu d’eux ni le reste, bonjour la prise en charge, 40% chez leurs familles toute leur vie, sans espoir, 10% dans le médico-social, le reste est minoritaire.

Il a été démontré un lien génétique entre des handicaps psychiques et l’autisme, car ces handicaps psys sont aussi des handicaps neurodévelopementaux , même si on vous le dit pas, pour légitimer la psychiatrie.

On peut quand on est asperger avoir parmi ces enfants adultes un schizophrène, un HPI, un HPE, un autiste de Kanner, un asperger, un enfant dans la norme, c’est la loterie génétique et oui.

Et un sur 2 en fait 42% vont développer un trouble psychiatrique en grandissant, du fait de notre société non adapté, et de plus en plus hostile par son fonctionnement. 99% des aspergers développent quand même un trouble psy, la dépression tout simplement.Moi compris.

Un grand professeur spécialiste du SA m’a dit que contrairement à mes croyances je n’étais pas un asperger léger mais un asperger  » costaud » quasi l’archétype du syndrome, caché sous mes stratégies de compensations par mon haut QI.

Et bien moi j’ai pleins de difficultés, et je suis marié, père, je travaille, responsable associatif, auteur etc…je suis un représentant de la minorité qui a des facilités, alors que pensez vous que les autres soient ? Des autistes élitistes ? évolution suprême de la neurodiversité ? lol

Bien sûr que comme une personne non voyante quand on a un handicap, l’être humain étant bien conçu, nous développons des compensations quelque soit la forme d’autisme, cela peut passer pour « magique  » le haut de l’évolution, génial !

Mais que savez vous du reste de nos vies, ce que beaucoup ne vous montrent pas pour que vous les jugiez dignes d’être
aimé ? Ou tout simplement pour être légitime à vivre ?

Sans compter que beaucoup d’autiste ayant des difficultés d’interactions, de communication, et des intérêts spécifiques sont égo-centrés, et vivent à travers le regard des autres et donc veulent briller, tout n’est que superficialité.

Les nôtres ont besoin d’une assistance réelle, de l’AAH, de foyer de vie, etc…les besoins sont énormes, par pudeur, par envie d’exister, d’être aimé, pour flatter les égos aussi de parents à qui il faut dire oui pas de soucis vos enfants sont l’évolution de l’homme, au lieu de leur dire la vérité, qu’il faut lutter pour que soit mis en place l’assistance nécessaire pour qu’ils puissent tout simplement vivre