« Mutisme Psychiatrique Fédéral Français » : Projet pour obtenir des réponses de la FFP


Lettre du 13/08/2017 à la Fédération Française de Psychiatrie :

20170813_AA_Protec_AttLobPsy---FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-'Du-Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français')

M./Mme le/la Président(e)
Fédération Française de Psychiatrie

26, boulevard Brune

75014 PARIS

 

 

L.R. N° RR 02366393 5 BR (accusé de réception du 23/08/17)

 

Demande de réponses et de conseils (ou “Du Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”)

Ref : 20170813_AA_Protec_AttLobPsy—FFP_Demande-de-réponses-et-de-conseils-(ou-du-”Mutisme-Psychiatrique-Fédéral-Français”)

 

 

Le 13/08/2017

 

Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie

 

Je suis autiste Asperger et il est très difficile pour moi de trouver exactement comment vous écrire d’une manière adaptée, susceptible de produire des réponses.

Je vous prie de pardonner les maladresses et tout ce qui aura offensé.[1]

 

Depuis plus d’un an, j’essaie en vain d’obtenir des réponses du Dr. Chambry[2] qui avait bien voulu me les promettre, et confirmer plusieurs fois cette promesse.[3]

 

Etant donné qu’il a fait état de problèmes de santé personnels, j’aimerais savoir si ce n’est pas trop grave, et si ces problèmes sont la cause de son absence de réponse depuis si longtemps et après tant de rappels[4].

 

Vous comprenez qu’il est très difficile et pénible pour nous[5] de se heurter constamment au mutisme institutionnel, de la part de ceux-là même qui semblent (s’)être désignés pour contribuer à l’obtention du meilleur état de santé de notre catégorie biologique.

Et que la souffrance mentale ainsi provoquée est d’autant plus grande lorsque les personnes promettent de répondre mais ne le font pas, car cela aggrave encore plus le sentiment d’être méprisé, écrasé et exclu, par une “caste de sachants” (en ce qui concerne votre organisme).

 

Dans ces conditions, étant handicapé par ces absences de réponses, et par l’absence de fourniture d’assistance publique aux organisations d’handicapés (laquelle aurait peut-être pu régler ce problème), j’espère que vous comprenez que je sais pas du tout comment m’y prendre, et que je suis réduit à un état d’incapacité.[6]

 

Si je vous écris aujourd’hui, c’est animé par un vague espoir que peut-être vous voudriez bien lire et prendre en considération cette lettre, afin – éventuellement – d’émettre une réaction qui nous serait accessible et compréhensible, et qui pourrait contribuer à faire progresser le projet consistant à essayer de trouver comment faire pour obtenir des réponses[7] aux lettres envoyées au Docteur Chambry.

 

Vous savez peut-être que les autistes et les non-autistes[8] vivent dans des “référentiels” mentaux sensiblement différents, et même plutôt opposés, ce qui conduit à de nombreuses incompréhensions et à bien des malentendus.[9]
En lisant vos statuts[10] (à la recherche -vaine- du nom du président actuel) j’ai été un peu surpris, pendant quelques instants, que votre fédération semble destinée uniquement à la défense des intérêts des “professionnels” et au progrès ou au bien-être (ou à la bonne collaboration)  de votre corporation, sans qu’il soit fait état du but réel de la psychiatrie, en théorie (aider les personnes qui souffrent mentalement – enfin, il me semble – veuillez corriger toute imprécision).

 

Ensuite, je me suis dit qu’une telle organisation “professionnelle”, dont le but statutaire n’est pas directement lié à l’amélioration de la santé du public, semble parfaitement légitime.

Dès lors, si le rapport entre vos buts (et vos actions) d’une part, et d’autre part les efforts globaux pour aider les personnes hors de votre fédération, et notamment les autistes, est aussi ténu voire inexistant, peut-être que je me suis totalement fourvoyé en m’adressant à votre Fédération et en la questionnant, ce qui expliquerait peut-être les absences de réponse malgré les promesses, qui ne sont peut-être qu’une maladresse, ou une sorte de tentative de (signe de) bienveillance ?

 

Dans tous les cas, pour l’instant je continue encore à croire qu’il n’est pas totalement impossible, pour la plus grande organisation des psychiatres de France (auxquels est confié, par les autorités publiques, le soin de favoriser “le meilleur état de santé mentale” auquel notre pays s’est engagé face à l’ONU), de tenter de faire un effort – même modeste – en réaction aux efforts d’une catégorie de personnes (les autistes) qui a manifestement besoin d’aide et qui a de grandes difficultés pour communiquer.
A ce titre, il me semble que ce “Mutisme Psychiatrique Fédéral Français”, désormais patent, n’est pas en harmonie avec le devoir de solidarité supposé de la collectivité, à l’égard des personnes handicapées. Et ce d’autant plus que la lecture de vos deux communiqués pourrait laisser penser qu’il y aurait tout de même quelque part chez vous, dans le fond, comme une sorte d’intention d’être utiles aux autistes.[11]

 

Par ailleurs, je remarque que Madame le Docteur Isabelle Secret-Bobolakis est toujours présidente du collège de psychopathologie de votre fédération, et à ce sujet j’aimerais expliquer que ma démarche auprès de la FFP était initialement motivée (et l’est toujours) par la détection d’une apparente incohérence entre la présence de cette personne en même temps dans une organisation professionnelle influente (la vôtre), et en même temps dans le Groupe de Pilotage HAS/ANESM pour les RBP/RBPP pour l’autisme chez les adultes, dont je faisais partie également au départ.
Vous serez peut-être intéressée d’apprendre que j’avais interrogé maintes fois la HAS à propos de cette incohérence perçue, sans pour autant obtenir davantage de réponses que de votre côté.
Étant autiste et donc “atteint” de “troubles” comme celui d’une intolérance “viscérale” aux injustices et aux incohérences, j’avais fini par me résigner à quitter ce GP, ne souhaitant pas participer à ce que j’appelle une “mascarade”[12].

 

Cette péripétie s’inscrit dans un faisceau d’autres incohérences institutionnelles, mutismes, sévices et même supplices administratifs, qui ont conduit à mon exil et à ma demande d’asile dans un autre pays.[13]
Avec un peu de dialogue, votre fédération aurait peut-être pu (essayer de) me montrer qu’il n’y a pas d’incohérence ou de conflit d’intérêt dans cette présence simultanée dans la direction de la FFP et dans la direction des RBP/RBPP concernant les autistes.
Et donc, fatalement, j’aurais été un peu moins fortement poussé vers l’exclusion et l’exil.

 

Je ne sais pas exactement en quoi consisteraient les conflits d’intérêts supposés ; mais mon malaise résulte du fait que lors d’une réunion à Matignon avec Mme Destais (ancienne conseillère du PR) et Mme Tagliana (ancienne conseillère du PM), au bout de deux heures de discussions approfondies nous avons fini par échouer sur le problème qu’elles ont nommé “la réticence des professionnels” (pour faire appliquer les recommandations de la HAS).

Autrement dit, si même au plus haut niveau de l’Etat français, l’on déplore – comme une sorte de contrainte incontournable et irréfragable – le peu d’entrain  des “professionnels” (que vous représentez, selon les dires de vos communiqués incriminés) pour faire appliquer les recommandations de la HAS et de l’ANESM, d’une part, et que d’autre part ces mêmes professionnels sont, en fin de compte, servis par votre illustre consoeur (entre autres…) au coeur-même de la direction des recommandations qui leur posent problème, on peut tout de même se laisser tenter par une sorte de perplexité.
Surtout lorsque votre fédération insiste et s’insurge lorsqu’elle estime ne pas être assez présente dans les instances des autorités publiques (cf. vos communiqués ayant retenu ma meilleure attention).
Vu que ce problème de “réticence des professionnels” paraissait le plus grave et le plus insurmontable, vous verrez peut-être mieux, maintenant, le bien-fondé de ma démarche et de ma persévérance.

Mais peut-être que j’ai une perception de tout cela qui serait biaisée ou pas assez lucide, sans doute à cause de mon “autisme” ?
C’est bien dans le but de se rapprocher de la vérité, et de ne pas vous accuser à tort, que j’avais pensé qu’un dialogue serait utile.

 

Peut-être qu’une réponse de votre part pourrait diminuer notre sentiment d’être face à un adversaire, et pourrait servir la cause des autistes, en réduisant les obstacles à leur “meilleur état de santé mentale” ? [14]
Dans l’espoir que cette nouvelle tentative pourrait produire un résultat utile, et que vous puissiez être en capacité d’envisager une forme de réponse, je vous prie, Monsieur ou Madame le ou la Président(e) de la Fédération Française de Psychiatrie, de bien vouloir essayer de pardonner toute maladresse, et d’agréer l’expression de mes salutations aussi respectueuses qu’il n’est permis par une telle situation.

 

 

Eric LUCAS

Autiste à haut potentiel altruiste

eric.lucas@allianceautiste.org

http://AllianceAutiste.org (AA)

ONG d’autistes pour l’entraide et la défense globale des autistes

enregistrée en France sous le numéro W691085867

 

 

P.S. :

  • Pardon mais je souhaite insister encore une dernière fois pour vous supplier d’essayer de ne pas vous offenser ni vous sentir empêchée de me répondre à cause de probables problèmes de “communication” (démarche et style “pas conformes aux règles imposées par la majorité”, commentaires trop sincères…) ou de problèmes de “socialisation” (par exemple, imputation à mon encontre de velléités de “harceler”, de provoquer, de nuire, de me sentir important, ou que sais-je encore).
  • Je pense que les efforts d’adaptation doivent être faits des deux côtés, et je ne vois pas au nom de quoi[15] il faudrait que seuls les autistes (ou d’autres minorités) fassent de tels efforts, pour le confort d’une majorité n’en faisant aucun, ce qui participe notablement à notre exclusion et à nos souffrances.

 

[1] Et de nous délivrer du mal…

[2] (apparemment, ancien Président de la FFP)

[4] (dont, à nouveau, je vous prie de pardonner les aspects dérangeants – liés à ma “sincérité brute”, elle-même liée à cet “autisme” que vous percevez comme une maladie ou un trouble mental)

[5] (moi-même, mes collègues, et les familles qui suivent ces échanges, toujours publiés sur notre site AllianceAutiste.org)

[6] (autrement dit, une sorte de déficience dans le domaine de la communication)

[7] (Ce n’est pas un problème si quelqu’un d’autre – de la FFP – répond à sa place (surtout si l’incapacité de ce docteur est devenue définitive)).

[8] (ou les “personnes avec non-autisme”, si vous préférez)

[9] Nous sommes également réputés être “naïfs” par un système qui, en toute logique, serait plutôt cynique, ou “peu candide”. De là à dire “sournois”, il n’y a qu’un pas, que je m’abstiendrai facilement de franchir.

[10] Statuts 2010 (FFP) – Objectifs    (sur http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/ffp/FFP.html)

Favoriser l’essor, l’efficacité et la reconnaissance de la discipline par un regroupement des Associations Scientifiques Nationales en psychiatrie qui ont chacune leur propre domaine, leurs objectifs, leurs activités.

La Fédération facilite les échanges et permet :

de confronter les idées et les théories, et de produire des réalisations communes ;

de promouvoir et faire avancer la connaissance et les pratiques dans le champ de la discipline psychiatrique et de la santé mentale, notamment la recherche dans ses aspects clinique et fondamental ;

de favoriser une meilleure représentativité nationale et internationale en donnant une voix unique à la psychiatrie française.

[11] (Ou alors, les psychiatres veulent bien nous aider, mais uniquement sans dialogue ? C’est difficile à comprendre. On finit par ne plus savoir qui a des difficultés d’expression (vous ? ou nous ?) et on est obligé de s’en remettre à la “divination”, ce qui ne nous aide pas dans les “problèmes sociaux”. Tout cela me paraît mériter quelques clarifications.)

[12] (qui était aggravée par la présence rocambolesquement sidérante d’autres personnes, en plus de votre distinguée collègue)

[13] Où je suis beaucoup moins mal à l’aise pour continuer à aider notre cause, sans distinction de pays, et donc en n’ayant aucune raison d’abandonner des projets commencés en France.

[14] (Ce qui, en soi, est évidemment une incohérence, et donc ce que j’appelle “une atteinte neurologique” quand j’explique ce qui fait souffrir les autistes.
Et, au fait, si cela intéresse quelqu’un dans votre fédération de comprendre l’autisme, il suffit pour cela d’engager un dialogue constructif et sincère, et on pourra répondre utilement à vos questions.)

[15] (Si ce n’est ce que j’appelle la “loi des plus forts car plus nombreux”, que je dénonce et qui ne me semble pas être un mécanisme équitable ni défendable.)

Récapitulatif avril 2017 pour le SEPHLE (Secrétariat d’Etat pour les Personnes Handicapées et la Lutte contre l’Exclusion)

20170417 AA_AideSP_SEPHLE - Récapitulatif avril 2017

Madame la Secrétaire d’Etat
chargée des Personnes Handicapées

14 avenue Duquesne

75350 Paris SP 07
FRANCE

L.R. N° RR 02366392 1 BR (accusé de réception du 23/08/17)

Lettre commencée en avril 2017, mise en pause,
reprise en août 2017 et envoyée en recommandé par voie postale depuis l’exil au Brésil

20170417 AA_AideSP_SEPHLE – Récapitulatif avril 2017

Objet : Récapitulatif avril 2017

  • A/ Considérations et rappels de requêtes dans l’intérêt général du public autiste et des familles,
    en tant que militant “auto-représentant” pour la défense de l’autisme et des autistes

    • A1/ Ma vision de l’autisme, Troubles Non-Autistiques (approche non-autistique erronée de l’autisme, “Normalitarisme” et “Sécuritarisme”, “Trouble du Mutisme Non-Autistique”, etc.)
    • A2/ “Exploitation Financière Française de l’Autisme”, coercitive, dégradante, gravement nuisible à l’épanouissement et au bien-être des autistes, et génératrice de pertes de chances et d’injustices
    • A3/ Difficultés du Gouvernement français en matière d’autisme
    • A4/ Questionnement relatif aux “Voeux Officiels de Désinstitutionnalisation”
    • A5/ Nécessité urgente d’aménagements administratifs et notamment de fourniture d’assistance socio-administrative spécialisée autisme, universellement accessible
    • A6/ Exigence de la nécessaire et légitime participation des autistes (organisés ou non) aux mesures les concernant, de manière réelle, concrète et sérieuse
    • A7/ Rappel des demandes d’aide humaine (en commençant par, au moins, répondre aux lettres)
  • B/ Rappels et clarifications à propos de nos tentatives de défense et d’aide des autistes, systématiquement ignorées, découragées ou combattues par le Gouvernement français actuel
    • B1/ Exclusion scolaire et sociale, puis séquestration médico-administrative du jeune Timothée D., entraînant l’exil et la déroute de sa famille, poursuivie par l’Acharnement Judiciaire Français envers les Résistants à “l’Hydre Administrabsurde Français”, nouvelle demande d’examen et de mesure sérieuses, décentes et courageuse de sa situation actuelle, encore pire qu’avant (étant à nouveau en France)
    • B2/ Examen de la France par le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU
    • B3/ Questionnements relatifs au rôle et à l’action de “l’ombudsman” officiel de l’Etat français (précédemment nommé “Médiateur de la République”, et à présent intitulé “Défenseur des Droits”)
    • B4/ Problèmes graves dans la conception de l’étude actuelle des Recommandations de la HAS et de l’ANESM, de nature à entraîner l’inadaptation de celles-ci à l’autisme et aux autistes tout en perpétuant la situation d’asservissement médico-socio-lucratif de ceux-ci
    • B5/ Difficultés et mépris dans le groupe de travail du site gouvernemental sur l’autisme
    • B6/ Incurie administrative relative aux signalements des méfaits et dangers engendrés par certains imposteurs prétendument autistes et assurément manipulateurs ;
      incapacité gouvernementale pour soutenir, encourager et protéger les autistes authentiques oeuvrant bénévolement pour le bien commun
    • B7/ Communiqués de la FFP ; “Projet pour obtenir les réponses promises par le Dr. Chambry”
  • C/ Rappels et nouvelle demande aux fins de cessation de la “torture mentale” et des autres Troubles Administratifs qui me sont imposés par l’Etat français, résultant de l’absence de prise en compte correcte de l’autisme (et du mépris de mes explications) par celui-ci
    • C1/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs à ma séquestration médico-administrative de 15 mois en 1994-1995
    • C2/ Confirmation de la mauvaise foi, de la mauvaise volonté, et des limitations intellectuelles n’exonérant ni n’excusant les “responsables” publics, au vu de l’absence totale de justifications, d’aide ou de réponses décentes au sujet de cette privation arbitraire de liberté et de ce traitement dégradant
    • C3/ Impossibilité de me défendre, de me justifier et d’obtenir des réparations, des reconnaissances d’erreurs médicales, et des mesures pour épargner les autres autistes (ou les autres humains “dérangeants”) de ce risque d’atteintes publiques à la liberté et à la quiétude individuelles
    • C4/ Continuation du risque d’atteinte à ma liberté physique en France (hospitalisation ou soins “sous la contrainte”), générant une angoisse continue depuis 22 ans (aggravée par le stress post-traumatique), avec pour seule issue la fuite hors de ce pays ; refus de toute mesure de protection contre ce risque
    • C5/ Incompétence, incurie, inhumanité, injustice, illégalité, “Souverainisme Administrarbitraire Indigne”, cynisme et idiotie relatifs au cauchemar-torture-mentale administratif imposé, depuis le 24 juin 2002 (bientôt 15 ans), à mon ami-soutien-de-vie en tant qu’autiste et à moi même, constitué par les sévices administratifs du Ministère des Affaires Etrangères de 2002 à 2006, puis par ceux du Ministère de l’Intérieur depuis 2013, avec la bénédiction de l’ombudsman français – en dépit de l’injustice flagrante relevée par ce dernier ; absence de mesures, de la part des “responsables” régulièrement interpellés, qui auraient pu, au moins, mettre fin assez facilement) à cette souffrance psychologique insupportable et interminable (depuis quinze années)
    • C6/ Absence d’aide et -évidemment- de réponses dans ce que j’appelle “Non-Gérabilité de l’Absence de Réponses de l’Administration” (française), et ce depuis environ 20 ans, avec pour conséquences l’impossibilité de deviner comment s’y prendre pour trouver des solutions, en dépit de mes innombrables essais de toutes sortes et sur tous les tons, et de mes efforts très fatigants pour un autiste
    • C7/ Production (opportune ?) à mon econtre, uniquement par les “soins” de l’Etat français, de ce que j’appelle “atteintes neurologiques mentales” m’imposant une situation de TRES GRANDE IRRITATION et -souvent- de grand désespoir, avec pour corollaire d’immenses difficultés pour trouver le calme et la concentration nécessaires à mon “combat altruiste” pour l’autisme et les autistes, en France et dans le monde (de même que pour terminer d’écrire mon livre détaillant des explications fondamentales sur “l’autisme”, celles-ci n’ayant jamais suscité le moindre signe d’intérêt de la part des “responsables” dans mon propre pays, contrairement aux autres, nettement plus droits, sensés, respectueux et coopératifs)
  • D/ Tentative de “traduction” de ma “lettre (morte) de désespoir” du 06/12/2016 (en annexe)
  • E/ Notification de début de protestation politique contre l’Etat français depuis un Etat tiers
  • F/ Contestation de la légitimité gouvernementale au vu des incapacités notoires
  • G/ Lamentable arrogance aveugle typiquement française, et absurdité typiquement non-autistique du mépris des pouvoirs particuliers des autistes de tous “niveaux”, utiles voire nécessaires pour la survie de l’Humanité dans un avenir assez proche

 

 

Rio, le 17/04/2017

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Si je prends aujourd’hui mon courage à deux mains et ma plus belle plume numérique dans l’autre, ce n’est pas sans appréhension quant au risque que ma missive soit -comme trop souvent- inconsidérément interprétée comme une sorte de bête affront, notamment en raison de la nature pénible et fatalement embarrassante des propos et questionnements que j’ai l’honneur et le déplaisir de soumettre ici à votre haute attention.

 

  • Considérant qu’il ne s’agit -somme toute- que de la troisième ou quatrième lettre que je vous adresse (si l’on excepte les courriels) ;
  • Vu que de toute façon le SEPHLE n’a jamais répondu aux lettres et courriels de l’Alliance Autiste (nous ne savons même pas à quoi ressemble votre papier à en-tête) ;
  • Etant donné que même la lecture des points A à G de la partie “Objet” ci-dessus sera – comme toujours – “trop longue” et “impossible à lire”, malgré tous mes efforts de concision, et que par conséquent il n’y a sans doute plus personne du SEPHLE pour lire ces mots ;
  • Vu que, débordé et en proie aux absurdes tourments administratifs que l’on sait, je n’ai pas pu terminer la rédaction de cette lettre avant aujourd’hui le 12 août 2017, et que vous êtes déjà partie ailleurs en mai (changement de gouvernement), et que je ne sais même pas comment joindre votre remplaçante, ni à qui m’adresser etc. ;
  • Et vu, enfin, que j’agace et que je fatigue tout le monde ; que “je parle à des murs” etc. etc.,

 

je pense qu’il n’est pas nécessaire que je fasse perdre du temps aux uns et aux autres à développer les points du sommaire ci-dessus (A à G), mais naturellement je reste à la disposition des personnes qui souhaiteraient des éclaircissements, si cela finissait par se présenter un jour (le jour où le gouvernement français sortira de son mutisme pour discuter enfin sérieusement et honnêtement avec les autistes).

 

En vous remerciant si vous avez lu ou survolé jusque-là, et en vous assurant du maintien total de mon plus écoeuré désarroi, je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat (ou qui que ce soit qui aurait un intérêt réel ou supposé pour notre cause), l’expression amèrement fatiguée de mes salutations aussi respectueuses que la cohérence le permet.

 

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste
Défenseur international des autistes – Expert en autismologie
Rescapé de la psychiatrie publique française
Supplicié administratif français – Demandeur d’asile au Brésil

 

 

 

ANNEXE : rappel de la lettre “Désespoir et incrédulité” du 06/12/16
(simple et facile à lire, mais ignorée comme tout le reste)

 

 

Madame Ségolène Neuville

Secrétaire d’Etat pour les Personnes Handicapées

et la Lutte contre l’Exclusion

 

Objet : Désespoir et incrédulité

 

Le 06/12/2016

 

Madame la Secrétaire d’Etat

 

Je vous remercie pour votre attitude, vos efforts et votre grande compréhension des autistes.

 

Quand j’ai découvert, en 2013, que j’ai “le syndrome d’Asperger”, j’ai immédiatement voulu créer une association d’entraide et de défense.

Je supposais que je finirais par trouver de l’aide pour cela.

Au bout de 3 ans, je vois qu’il n’en est rien, au contraire.

 

Je n’ai pas trouvé comment faire, à qui m’adresser, pour trouver de l’aide. Malgré mes toutes mes tentatives.

Si d’autres autistes arrivent à se débrouiller tout seuls pour s’organiser et se défendre, tant mieux pour eux (mais dans ce cas ils ne sont pas handicapés…).

 

Je suppose que pour ceux des autistes dont le handicap ne permet pas de s’en sortir sans aide, il doit bien y avoir quelque part une sorte de “solidarité nationale”. Ou quelque chose. On est en France, quand même.

Si, pour y accéder, il faut déjà être suffisamment “dans les normes”, je ne vois pas comment faire.

 

Par ailleurs, il m’est impossible personnellement de continuer à aider les autres en France alors que ce pays m’inflige une torture mentale administrative due à la conscience de l’injustice (confirmée) relative au droit au séjour de mon ami soutien de vie étranger. C’est un cauchemar qui dure depuis 14 ans et qui semble sans fin.

Cette injustice est vraiment insupportable et me rend “fou” (comme une rage de dents).

 

J’ai déjà demandé de l’aide, de très nombreuses fois, partout, y-compris chez vous, et en vain.

Je suis désolé d’être TRES meurtri et irrité. On le serait à moins, et beaucoup se seraient déjà suicidés.
Sans parler de ma séquestration médicale jamais justifiée (et de la galère interminable pour tenter de comprendre comment faire pour y arriver, depuis 22 ans). Et de tout le reste (non-réponses etc.).

 

Je ne sais vraiment plus quoi faire. Le système inhumain de ce pays détruit ses atouts précieux et fragiles.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’Etat, mes respectueuses salutations.

 

Eric LUCAS
Autiste à haut potentiel altruiste