Communiqué de l’Alliance Autiste au sujet du colloque « Affinity Therapy » à Rennes

L’Alliance Autiste souhaite réagir à propos de ce
« colloque international », au moyen de ce
COMMUNIQUE PUBLIC
en deux parties complémentaires
,

permettant de conserver l’authenticité  de nos pensées,
et d’éviter les mélanges réducteurs.
Naturellement, nous approuvons et apprécions mutuellement nos deux textes, aux styles différents, et aussi utiles l’un que l’autre.

A/ Exposé de Magali PIGNARD et Laetitia SAUVAGE
B/ Exposé d’Eric LUCAS
Nous vous invitons également à prendre connaissance de notre message en anglais, lui aussi complémentaire : Autistics interests and Affinity Therapy VS. French psychoanalysts interests


A/ Exposé de Magali PIGNARD et Laetitia SAUVAGE
(english translation available here)

Aux pouvoirs publics (Etat, sécurité sociale, Agences régionales de santé, conseil régional..) qui contribuent au financement des institutions spécialisées, et hôpitaux psychiatriques de jour, des universités et de la formation continue des professionnels de santé.

Nous constatons la tenue d’un colloque sur l’autisme, intitulé Affinity Therapy, les 5-6 mars à Rennes.

Il est mis en avant par le terme  « Autisme, une révolution en marche aux USA ! »

Le contenu sera la présentation d’une thérapie supposément révolutionnaire, inventée  et promue par un journaliste américain, père d’un enfant autiste. Cette méthode s’appuie sur les intérêts spécifiques des enfants.

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Autistics interests and Affinity Therapy VS. French psychoanalysts interests

No time to write a correct « statement » (sorry) : I paste below a message I’ve just sent to Mr. Ron Suskind and his crew.
This is about the problematic exploitation of ourselves and our ideas by the psychoanalytic lobby, namely through this « Colloque International« .

Dear Mr.  Ron Suskind, dear Jessica,

First of all, thanks so much to Sophie Robert, our « whistle-blower » helping a lot the cause of autistics, which is very particular in France.
Autistics are very grateful to her, for what she made with her movie « Le Mur ».

We strongly agree with what she explains to you.

We are an autistics’ self-advocacy organization, struggling to survive amongst the numerous « institutional » traps and difficulties we are facing in our country.

Myself, I am a high functioning autistic, « survivor of psychiatry », having lost 15 months of my precious life forced into a surrealistic psychiatric detention, 20 years ago.

I want to tell you that we have absolutely nothing against the affinity therapy, and that all this seems of good sense.
As long as the goal is the well-being of the autistic person herself, and not the strengthening of a well-paid lobby using us like « fuel », any approach seems interesting.

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Timothée, autiste, victime de l’acharnement institutionnel

Etat des lieux (au 21/02/2015)

Timothée à bientôt 16 ans. Il vit avec sa mère, son beau-père et sa sœur.

Depuis qu’il est né, sa mère a tout fait pour qu’il progresse dans l’autonomie au quotidien, dans la communication (elle lui a appris à parler), la socialisation. Elle s’est formée aux pratiques recommandées par la Haute autorité de santé. Son objectif est que Timothée puisse vivre en société et soit le plus autonome possible (avec un projet professionnel). Pour cela elle s’est battue pour qu’il soit scolarisé en milieu ordinaire, ce qui a favorisé sa socialisation et ses apprentissages scolaires.

Timothée revient de loin : il a un autisme plutôt sévère à la base, doublé de la maladie de Lyme, mais aujourd’hui c’est un adolescent très autonome, sportif, souriant et détendu. Il joue du piano, fait du vélo avec son beau-père, aide à faire à manger, fait un peu de bricolage…

Le père, lui, s’occupe de Timothée un WE sur deux,  le mercredi soir et la moitié des vacances scolaires, sauf les grandes vacances.

Éducateur spécialisé à l’Aide Sociale à l’Enfance, sa volonté concernant son fils a toujours été l’institution. À noter que si son fils était en institution, il n’aurait plus de pension alimentaire à payer à la mère, puisque Timothée serait pris en charge par l’Etat. De plus, il le prendrait moins souvent, car l’institution le prendrait une partie des vacances scolaires.

La juge des enfants intervient suite au signalement du principal du collège aux services sociaux, après la soi-disant agression de Timothée envers son AVS le dernier jour d’école l’année dernière.

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