Lettre ouverte au journal ‘Le Progrès’ / Diffamation Timothée

pour la lettre, cliquer ici :
20141027_AA_lr_Le_Progrès_diffamation_Tim_3

 

Ci-dessous, les réponses faites par nous à des réactions envoyées par courriel par la journaliste ayant écrit l’article, après qu’elle ait eu connaissance du texte (lien ci-dessus).
Ses propres phrases sont occultées, puisque les notes de pied de page de ses courriels précisent qu’il est interdit de les publier. Mais nous reproduisons tout de même certains mots qui correspondent à ce qui est écrit dans l’article, donc des informations publiques.

1/

Bonjour Mme/Mlle ****.

Je vous remercie pour vos explications, et pour la rapidité de votre réponse.
En fait (contrairement à ce que vous croyez « savoir »), mes informations ne viennent pas de Magali Pignard, mais de mon expérience directement sur le terrain.
J’ai passé plusieurs jours dans la famille, et 2 semaines à Lyon sur cette affaire. Et vous ?
Je n’ai jamais pu voir de preuves de cette fameuse « ITT » (et je note que dans votre courriel votre prétendue « interruption de travail » publiée ne prend plus de gants pour se muer en « ITT »), mais si ces preuves existent (et qu’on y a accès), croyez-bien que je serais le premier à publier une correction et des excuses d’une parfaite platitude.
Idem pour le mystérieux concept nommé « atteinte à sa sécurité et celle des autres » : nous attendons toujours des preuves. C’est une déclaration vague et non étayée de manière tangible.
Tous les collégiens qui m’ont parlé de Timothée étaient absolument formels là-dessus : Timothée ne leur fait pas peur et ils l’aiment bien.
Alors, même si les choses sont discutables, à vérifier, etc, justement ce n’est pas aussi simple et tranché que votre article ne le laisse supposer.
Jusqu’à preuve du contraire, votre article, c’est de la diffamation. Et je ne parle même pas de toute l’atmosphère insinuatrice qui suinte de vos lignes (comme par exemple les points de suspension qui en dégouttent et qui souhaitent en dire beaucoup plus long au lecteur (comme s’il était déplorable de vouloir contester une décision de la MDPH), malheureusement rassuré par la neutralité habituelle de « votre titre »).
Et peut-être que nous devrions être navrés que notre défense -éventuellement maladroite- soit « désagréable » pour vous. Nous espérons au moins ne pas porter atteinte à votre sécurité par nos écrits.

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Intervention d’Eric LUCAS à l’OMS (Genève), le 10 octobre 2014

For the speech in English, please scroll down to the text in blue

A l’occasion du « World Mental Health Day » en présence de Mr SAXENA, Mr YASAMI, et d’autres responsables du programme de santé mentale.

Mon intervention est un peu « chaotique » (faute de préparation et de sommeil – j’en ai écrit une bonne partie pendant que d’autres gens parlaient, ce qui n’est pas facile pour moi (TDA)) mais je pense avoir dit des choses importantes, et transmis ce que beaucoup d’autistes adultes veulent faire savoir.
Ce que j’ai dit a été bien apprécié (largement plus applaudi que les autres (8 secondes, d’après l’enregistrement)).
Comme à l’ONU, pas mal de personnes sont ensuite venues me dire à quel point elles avaient aimé ce que j’ai dit.
(Qui d’après moi était loin d’être parfait, mais bon… c’est mieux que rien).
Il y avait beaucoup de spontanéité et d’émotion dans ce que j’ai dit, et de toute évidence j’ai touché les gens (comme à l’ONU en juillet).
En gros j’ai mis les pieds dans le plat, direct ;-).
Mais ça a été bien perçu ; je pense que c’est vraiment utile de « secouer » un peu, et de nous exprimer par nous-mêmes.
D’ailleurs l’OMS soutient cela : la participation des usagers.

Durant mon séjour, j’ai eu de très bons contacts avec deux organismes importants qui défendent les handicapés (mais ceci ne concerne pas que la France).

Je remercie toutes les personnes de notre mouvement en France, que j’ai consultées la veille (n’ayant appris ma participation que 22h avant la conférence, et très occupé dans d’autres choses à l’ONU).
Toutes m’ont dit à peu près la même chose (« Dis-leur que l’autisme n’est pas une maladie ») et je crois avoir vraiment bien insisté là-dessus, en détachant mes mots, en expliquant.
Je n’ai pas pu transmettre tous les messages, et c’est déjà beau que j’aie pu parler aussi longtemps (8 mn).

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Ci-dessous, la traduction en français de ce que j’ai dit  :  (l’original est en bleu, plus bas)

(début du ‘copier-coller’, pour publication éventuelle sur vos pages)
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Traduction en français de l’intervention d’Eric LUCAS à l’OMS (Genève), le 10 octobre 2014 (voir contexte et détails ici : http://allianceautiste.org/wp/2014/10/intervention-eric-lucas-oms-geneve-10-octobre-2014/ )

(Je m’appelle Eric LUCAS, je suis un autiste Asperger, c’est un peu difficile pour moi de parler dans cette situation) (…)

Merci beaucoup pour m’avoir donné l’occasion de parler de mon expérience, et aussi de dire certaines choses au nom des autres autistes comme moi en France, qui m’ont écrit hier pour me demander de vous donner un message très fort (même si ce n’est peut-être pas exactement dans le thème d’aujourd’hui – mais nous les autistes avons rarement l’occasion de nous faire entendre).

Nous voulons vraiment que vous sachiez ceci: nous voulons absolument que les gens comprennent que l’autisme * n’est * PAS * une * maladie *.

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