par Lauch » Ven Mai 16, 2014 9:27 am
Bonjour Stella, je ne sais pas si mon expérience pourra t'aider, j'ai un profil a priori très différent de celui de ta fille, mais à tout hasard...
Pour ma part j'ai toujours été scolarisé normalement, sauf l'année dernière. La maternelle a d'abord été un énorme problème, pas intellectuel mais surtout émotionnel et moteur, je n'étais pas autonome vis à vis de ma mère (affectivement mais aussi concrètement, je marchais avec difficultés, ça m'a d'ailleurs valu quelques cicatrices ^^ ). Le problème affectif s'est atténué à force d'aller à l'école, pour la motricité la pratique du karaté s'est montrée être un remède efficace. Du reste j'avais trop peur de l'autorité pour étaler ma frustration et donc user de violence, sans compter que j'avais beaucoup à perdre, étant doué à l'école et reconnu comme tel. Donc c'est malheureux à dire mais c'est un simple cacul coûts / avantages qui m'a permis de survivre en milieu scolaire... jusqu'à l'an dernier. Le fonctionnement du lycée m'est apparu absolument antipathique, rythmé par des normes absurdes et une pression insupportable. Après une année de décrochage, grâce à l'aide d'une structure spécialisée j'ai pu réintégrer cette année un lycée sans redoubler (j'avais passé malgré tout les épreuves anticipées). Je pense que ce qui a été salutaire a été d'une part de rendre l'impact de la notation négligeable et d'autre part de disposer d'un contact (pas d'un soignant, hein, d'un contact) qui cerne mes attentes clairement (donc oui, il existe apparemment des gens qui ont le décodeur et qui comprennent ce qu'on veut signifier, en tous cas ce que je veux signifier et aussi pourquoi, comme si le langage non verbal / la logique fonctionnaient en fait ! mais j'admets que c'est rare, j'ai sans doute eu de la chance) et qui puisse s'occuper de démarches administratives (avec le bahut notamment), enfin de toute la cuisine communicante pour laquelle je n'ai aucune légitimité (demandes spécifiques envers chefs d'établissement etc).
"Personne ne sait gré à l'homme spirituel de sa courtoisie, quand il se met au niveau d'une société où il n'est pas courtois de montrer de l'esprit." F. Nietzsche